Christophe Mely - Ecriture Service

Conception, rédaction, relecture, correction,
 réécriture de tous vos documents.



 Photo0040 

Dimanche 26 septembre 2010 7 26 /09 /Sep /2010 14:46

 

 

  C’est dimanche et il pleut. Il pleut et il fait froid. L’automne est là et il est venu à l’heure. Il ne nous a même pas laissé quelques jours de douceur, histoire d’accepter au mieux la transition entre les beaux jours et le temps de l’hiver, qui approche à grands pas, ma pauvre petite Gabrielle.

  Et oui, voilà, l’été est bel et bien terminé, et le temps est si mauvais que nous restons à la maison, sans pouvoir sortir nous promener, mon joli petit bébé. En ce moment, tu es allongée dans ton parc, celui que nos amis de Courir à Thury nous ont offert, et que ta maman a installé dans le salon ces jours derniers. Tu es allongée dedans, sur les coussins, en train de tripoter tes jouets, en écoutant la musique que papa vient de mettre (The Tea Party) et qui n’est pas très enfantine, je te le concède.

  Mais que veux-tu, ma jolie petite Gabrielle, nous n’écoutons pas de musique pour petit bébé à la maison, alors tu dois bien écouter un peu de rock, ce qui est très bon pour ta culture musicale. Mais je te promets que nous écouterons les chanteurs et chanteuses que tu aimeras lorsque tu seras en âge d’apprécier par toi-même ton propre style de musique.

  De toute façon, nous n’entendons pas grand-chose, puisque tu ne cesses de pousser des cris stridents, si aigus, si longs et si forts que si nous étions des aristocrates, tu aurais fait voler en éclat toute notre vaisselle en cristal, sacrée petite Gabrielle. Tu es dans ta phase « je pousse des cris aigus aigus aigus », voilà c’est tout. Il paraît que c’est tout à fait normal et naturel, petite Gabrielle. Mais comme tu es une petite fille très gentille avec tes parents, tu ne fais pas encore de vocalises stridentes la nuit, donc tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes.

  Si tu te réveilles, c’est plutôt vers 6 heures du matin, parce que tu as fait ta nuit et que tu aimerais bien faire une petite grasse matinée, mais pour cela il te faut ta sucette, alors tu appelles papa et/ou maman, et le premier qui aura le courage de se lever aura l’insigne honneur de trouver ta sucette qui se trouve quelque part au fond de ton lit et de te la remettre en bouche. Bien sûr, avant toute chose, il faut pouvoir mettre la main dessus, ce qui n’est pas facile, car comme c’est une nouvelle sucette, elle n’est plus phosphorescente, comme la précédente, et il est donc moins aisé de la dénicher sous tes couvertures dans le noir complet. Il n’y a plus de petit vers luisant qui scintille au fond du lit pour dire :

  « Eh ! Je suis ici ! Viens me prendre et remets-moi dans la bouche de bébé Gabrielle ! »

  Et bien non, petit bébé. Maintenant, il nous faut toute la dextérité des parents expérimentés que nous sommes pour retrouver ta sucette, te la donner, pour pouvoir nous recoucher et profiter encore un peu de notre propre lit.

  J’ai un peu de mal à écrire, parce que tu es sortie du parc pour venir t’asseoir à côté de moi. Alors comme tu ne cesses de glisser, et que tu ne tiens pas encore très bien assise, je suis tout le temps interrompu dans mon exercice d’écriture, vois-tu, petite Gabrielle.

  Toi aussi tu joues avec ton livre, un beau livre en tissu qui fait plein de bruits, et qui offre plein de possibilités de découvertes. Il y a dedans des papillons, des fleurs, des abeilles, et des poissons, et tu adores le tripoter en tous sens, et le faire crisser sous tes doigts, et m’empêcher d’écrire en me donnant des coups de pieds sur la main, et me faire de grands sourires dès que je me tourne vers toi, petite chipette de nous.

  Et encore une fois tu es toute rabougrie au fon du canapé. Et je me dois de te redresser toutes les trente secondes, et tu me remercies en hurlant de plus belle dans mes tympans, qui n’en demandaient pas tant, je te le dis !

  Voilà, maintenant tu es calme, bien calée dans les coussins, et tu joues avec l’étiquette de ton livre. Comme tu le sais déjà, tu adores les étiquettes, bébé Gabrielle, et ça au moins, ça n’a pas encore changé !

Par Kitouf - Publié dans : Les carnets de Gabrielle
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Dimanche 12 septembre 2010 7 12 /09 /Sep /2010 19:12

 

 

  Encore un beau dimanche ensoleillé, petit bébé de nous, et nous n’en profitons guère, car tu as passé une grande partie de la journée à dormir, pauvre petite Gabrielle. Je ne sais pas si c’est le changement de saison qui se profile, ou bien si c’est une phase normale dans le cursus de ta croissance, mais tu dors beaucoup ces jours derniers, petite marmotte de nous.

  Ce qui n’empêche que lorsque tu es éveillée, tu es présente et bien présente, sacré petit bébé ! Tu es toujours aussi souriante, et partout où nous allons, tout le monde voudrait bien te garder avec soi, tellement tu es sage et avenante. Tu fais des risettes à tout le monde, sans aucune discrimination, sauf bien sûr quand tonton te surprend dans ton bain et que tu voulais être tranquille pour patauger dans l’eau avec tes petits canards en plastique !

  Sinon, pas de problèmes, petite Gabrielle. Tu aimes les gens et les gens t’adorent ! Pourvu que ça dure !

 

  Comme tu grandis et ne cesse de le faire, petite Gabrielle, nous essayons d’adapter ton alimentation à ton âge et à ta taille. Et d’après le manuel du parfait petit bébé, tu ne devrais boire plus que trois biberons maintenant, et avoir un vrai repas à la place du quatrième biberon quotidien. Et c’est ce que nous essayons de faire, ta maman et moi. Mais ce n’est pas si facile de dire adieu à nos bonnes habitudes, n’est-ce-pas, petite grassouillette de nous ?

  Il faut bien avouer que tu as un bon coup de fourchette en ce moment, alors quant à te passer d’un biberon bienvenu, ce n’est pas chose gagnée d’avance !

  Nous avons d’abord tenté de supprimer celui de midi, et de le remplacer par un vrai repas, avec des légumes, de la viande, et des fruits, le tout mixé en purée ou en compote, bien évidemment, car je ne te vois pas encore mastiquer un bon steak, petite omnivore de nous, surtout avec toutes les dents que tu n’as pas encore… bref, si tu manges à peu près bien tes repas, selon le menu (car tu préfères de loin la purée de carottes-jambon que celle de légumes verts-poulet), et même si tu te régales d’une bonne compote de fruits, tu réclames un biberon de lait pour faire descendre le tout, car tu as encore bien du mal à boire de l’eau, petit dromadaire de nous.

  Alors que l’eau est la base de toute vie en ce monde, ma chère enfant, il va bien falloir que tu t’y fasses, mon beau bébé, parce que tu ne vas pas boire des biberons de lait jusqu’à la retraite, tu peux me croire, jolie Gabrielle !

  Enfin, après le semi échec du repas de midi, nous avons tenté de supprimer le biberon de quatre heures, et de le remplacer par un yaourt, en plus de ton petit pot de compote, avec toujours un peu d’eau pour faire glisser, mais si cela a fonctionné hier, parce que nous étions en vadrouille et que tu as pris ton goûter dans la voiture, tu as bien rechigné à avaler quelques gorgées d’eau bien plate et bien fraîche, mais tu n’as pas eu le choix, alors…

  Mais aujourd’hui, je n’ai réussi qu’à te faire manger un pot de compote pomme-fraise-banane, que tu as adoré, et tu as bu deux ou trois gorgées d’eau avant de réclamer à corps et à cris un biberon de lait !

  Dont acte…

  Tu as eu un petit biberon, histoire de caler les espaces vides dans ton petit estomac, et ensuite tu es partie faire une sieste de la mort, petit bébé, et il me semble que tu viens de te réveiller et que ta maman est en train de te donner ton bain. Je ne vais donc pas te déranger, petite Gabrielle, car je sais que tu attends ce moment de la journée avec une grande impatience…

  Ha ! Jouer avec ses petits canards… Ha ! Barboter dans l’eau et inonder la cuisine… Ha ! Avaler plein d’eau savonneuse et roter des bulles pendant un quart d’heure après…

 

  En parlant de manger, petite Gabrielle, l’autre jour je me régalais d’une pêche, pour le dessert, et comme tu étais sur mes genoux, tu as bien évidemment tenté d’attraper ma pêche pour la mettre dans la bouche, comme tu fais avec tout ce qui est à ta portée, petite curieuse de nous, alors je t’ai facilité la tâche, et j’ai approché mon fruit de ta bouche, que tu as ouvert en grand, et tu as passé ta langue sur la chair jaune et juteuse de mon fruit, et tu avais l’air d’adorer ça, puisque tu en as redemandé plusieurs fois, au point de détacher des infimes morceaux de chair et de les avaler.

  Vraiment, tu as eu l’air d’apprécier un vrai bon fruit, petite Gabrielle. Et ça m’a fait bien plaisir, petite fierté de nous.

 

  Ça y est, comme je le disais la dernière fois, tu es en âge de t’intéresser à tout ce qui se trouve autour de toi, et notamment à tout ce qui est sur la table de la cuisine, lorsque nous sommes à table. C’est pourquoi tu as renversé ton pot de compote il y a deux jours, et il y en avait partout sur la nappe, sur toi, sur le chemisier de maman, par terre, partout, petite tornade de nous.

  Et hier, comme tu étais intriguée par un pot de cornichons, tu as voulu le prendre entre tes deux petites mains, mais comme le couvercle dudit pot n’était pas très bien vissé, le pot est tombé dans mon assiette et tout le vinaigre s’est répandu devant nous, et plus encore dans mon café, qui était posé à bonne distance de tes bras, mais pas assez loin pour éviter une projection de jus de cornichons jusque dans ma tasse. Tant pis pour papa, petite maladroite de nous. J’ai fait impasse sur mon café, et toi tu es retournée dans ta chaise bébé, parce que là au-moins, on sait que tu ne peux pas faire de bêtises, petite Gabrielle de nous !

 

  Comme tu vois ton papa souvent attelé devant son ordinateur, en train de frapper ses touches comme un forcené, tu t’es dit en ton for intérieur :

  « Je devrais peut-être essayer, moi aussi, pour faire comme mon papa ! »

  Et c’est ce que tu fais, petit écrivain de nous. Je crois que ta maman a conservé ton premier texte tapé sur Microsoft Word, petit prodige qui observe tout et veut tout voir et tout savoir et tout reproduire…

 

PICT3226

Par Kitouf - Publié dans : Les carnets de Gabrielle
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Dimanche 5 septembre 2010 7 05 /09 /Sep /2010 17:27

 

 

  Le temps est venu pour bébé Gabrielle de s’intéresser à tout ce qui l’entoure, et tenter de tout attraper, pour voir de plus près à quoi l’objet à portée de main peut ressembler lorsqu’il est à portée d’yeux et de bouche.

  Le temps est venu pour papa et maman de faire attention à ne pas laisser traîner dans le giron de bébé Gabrielle tout objet risquant de provoquer un quelconque dégât, soit pour ledit objet en question, soit pour son entourage direct.

  Attention donc aux couteaux, fourchettes, cuillers, assiettes, et tout autre ustensile susceptible de se trouver sur la table lorsque la famille déjeune ou dîne.

  Attention aux biberons et aux petits pots qui se renversent sur la nappe (pas plus tard que cet après-midi, par exemple, le petit pot de compote de pêche a fini répandu sur la nappe propre du dimanche… étrange quand on sait que tu n’apprécies pas la pêche plus que ça, petite Gabrielle…).

  Attention à la télécommande, aux téléphones portables, au vase plein de jolies fleurs fraîches,… bref, il nous faut être maintenant vigilants, car bébé Gabrielle ne se contente plus d’observer les choses de loin. Aujourd’hui, elle veut tout savoir sur le monde qui l’entoure, et le connaître à travers les cinq sens dont la nature l’a pourvue. Notamment le toucher et le goût, car tout objet, imposant ou non, qui est manipulé par notre chère petite fille, termine irrémédiablement sa course entre les gencives (encore) édentées de notre petite apprentie de la vie.

  Heureusement que papa et maman veillent à la bonne marche de la maison, sinon que n’aurions nous vu disparaître sous la langue de notre petite Gabrielle !

 

  S’il y a une chose que tu aimes plus que toute autre, petite Gabrielle, c’est l’étiquette. Non pas dans le sens où on l’entendait il y a quelques siècles, lorsque les hommes s’évertuaient à respecter les règles et les bonnes manières telles qu’elles avaient été définies en leur temps, afin d’être reconnus par tous comme des gentilshommes, mais plus prosaïquement l’étiquette toute simple et toute bête, qu’on retrouve sur (presque) chaque objet que nous achetons et consommons.

  Celles que tu préfères ? Celles qui ornent tes vêtements, et celles qui précisent la provenance et la qualité de tes nounours, et de tes doudous. Je dirai même que c’est la première chose que tu regardes lorsque tu reçois un nouvel objet entre tes mains. L’étiquette.

  Et je dois bien dire qu’elle te passionne plus que l’objet lui-même, comme plus tard tu seras bien plus intéressée par la boite en carton contenant ton cadeau de Noël que le cadeau en question.

  L’étiquette. Plus elle est longue, plus tu l’aimes. Même les étiquettes indiquant le fatidique Made in China finissent dans ta bouche, et n’en ressortent qu’une fois correctement imbibée de ta salive, petite consommatrice de nous. Je ne sais pas si tu travailleras dans la mode plus tard, ou bien au service des douanes, mais si j’ai un bon conseil à donner à tous ceux qui auraient envie de te faire un petit cadeau, ma belle petite Gabrielle, c’est de bien faire attention à l’étiquette avant toute chose.

  Promis, petite Gabrielle, si un jour je tombe sur un stock d’étiquettes, je penserai à toi…

 

  Tes cheveux ne cessent de pousser, mais ils s’obstinent encore à rester droits sur ta tête, petite Iroquoise de nous. Tu es rigolote avec ta coupe de cheveux si particulière. Mais un jour ils seront si longs qu’ils finiront bien par retomber sur ton petit crâne, chère Gabrielle. Enfin je l’espère, sinon quand il fera beau dehors, et que nous irons nous promener, je devrais te coiffer d’un chapeau haut de forme pour te protéger du soleil !

  En tous cas, tes cheveux sont bien jolis, petit bébé de nous. Ils sont châtain clair pour l’instant, mais ils devraient foncer un peu avec le temps, en théorie du moins, car ni ton papa ni ta maman n’ont cette couleur de cheveux.

  A moins que tu ne décides d’avoir ta propre couleur à toi et rien qu’à toi, petit caractère de nous. Pourquoi pas, après tout ?

 

  Tu as assez de force en toi maintenant pour te retourner complètement, lorsque tu es couchée dans ton lit, petite Gabrielle. Avant, quand tu étais petite, tu tournais la tête vers la gauche, pour t’endormir. Aujourd’hui, c’est tout ton corps qui se meut, petit coup de reins de nous. Ce qui fait qu’il n’est pas rare, le soir, lorsque nous allons nous coucher, de te retrouver quasiment allongée sur le ventre, avec la tête engoncée dans ton tour de lit, et le petit nounours cousu dessus est assis sur ton crâne, tandis que ta petite poitrine se gonfle et se dégonfle au rythme de ta respiration.

  Heureusement d’ailleurs, car c’est la première chose que je regarde, quand je te trouve toute retournée dans ton lit, petite dormeuse de nous. Quand je constate que ça bouge, je suis rassuré et je te laisse continuer les jolis rêves que tu dois faire, dans ton étrange position, étrange pour nous mais confortable pour toi, petite Gabrielle, il faut bien le croire.

  Du moment que tu es bien, je n’ai rien à redire, petit morceau de nous…

 

Photo0592

Par Kitouf - Publié dans : Les carnets de Gabrielle
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Jeudi 2 septembre 2010 4 02 /09 /Sep /2010 11:15

 

 

  Excuse-moi mon petit bébé si j’ai coupé court à notre dernier entretien épistolaire, mais j’ai dû faire front sans prendre le temps de me retourner.

  Je t’explique de quoi il retourne :

  Ce que je ne t’avais pas encore dit jusqu’à aujourd’hui, c’est que ton arrivée dans notre petite famille a chamboulé bien plus de choses que tu ne penses, ma petite Gabrielle. Alors, en plus d’avoir une petite fille aussi adorable que toi à notre table désormais, il nous a bien fallu, ta maman et moi, parer à des éventualités qui se sont imposées à nous, sans qu’on puisse rien y faire, petite chipie de nous. Car en outre de devoir te nourrir, il nous faut bien te loger également, car si tu dors dans la chambre de papa et maman pour le moment, les choses ne peuvent continuer ainsi ad vitam aeternam, petit bébé de nous.

  Et comme nous n’avons que deux chambres dans notre maison actuelle, nous avons décidé, ta maman et moi, il y a un peu moins d’un an de cela, d’acheter un terrain et d’y faire construire une maison, une maison à nous et rien qu’à nous, pour que tout le monde, papa, maman, Clément et toi, petite Gabrielle, ait sa propre chambre et puisse vivre et grandir en toute sérénité, tranquillité, avec tout l’espace dont chacun a besoin pour s’épanouir à son gré.

  Toutes ces belles et grandes phrases pour te dire que nous construisons une maison, petite Gabrielle, et ce à deux pas de là où nous habitons, et que les travaux, les vrais, ont commencé hier après-midi, avec deux jours d’avance sur le planning convenu, et c’est pourquoi j’ai dû lâcher mon clavier, pour préparer le terrain avant que les gros engins de chantier arrivent pour creuser l’énorme trou qui accueillera bientôt ta nouvelle demeure, et aussi ta nouvelle et première chambre à toi et rien qu’à toi, petite fillette de nous.

  Alors hier, toute la journée, avec Clément et maman, nous avons retiré du terrain tout ce qui pouvait gêner les ouvriers, comme le vieux grillage qui était encore accroché à d’antiques poteaux de béton qui étaient plantés dans le sol depuis au moins cinquante ans, petit bébé de nous !

  Plus les arbres qui nous empêchaient d’implanter notre maison comme nous le voulions, les vieilles souches et les arbustes à couper, nous n’avons pas chômé, hier toute la journée, sans compter la mauvaise herbe, les orties, les ronces, et les chardons hauts d’un mètre qu’il a fallu couper et regrouper avant que les engins ne viennent arracher tout ce qu’on ne pouvait pas faire avec nos petites mains et nos pauvres outils de petits bricoleurs.

  Papi Lucien est venu nous aider en apportant sa tronçonneuse, ce qui nous a fait gagner beaucoup de temps et d’énergie quand il a fallu couper des troncs gros comme ma cuisse.

  Mamie a fourni les outils pour couper les branches de moyenne taille, ce qui fait qu’hier, toute la famille a participé à cette première journée de travaux, et que tout le monde était là pour assister au premier coup de pelle, celui qui a arraché la haie de thuyas qui nous embêtait tant, petite Gabrielle.

  Bref, ce fut une bonne journée, une de celle qui reste gravée dans les mémoires, petit bouchon de nous.

  Mais enfin, après une longue journée riche en travail et en émotion, tout était près en fin de soirée, et notre maître d’œuvre a pu implanter les contours de notre future maison, et ce matin, à l’heure où je t’écris, un terrassier est assis dans son tractopelle et est en train de creuser un gros, un très gros trou dans notre terrain.

  Et voilà, petite Gabrielle, encore une nouvelle aventure qui commence grâce à toi. Tu es si petite, et pourtant, ta seule présence suffit à nous faire soulever des montagnes, à ta maman et à moi. Tu es une incroyable source d’inspiration et de volonté, petite merveille de nous, et rien que pour ça, et pour un milliard d’autres choses aussi, je te remercie d’être là et de vivre parmi nous, petit amour de nous.

 

  Et toi, pendant ce temps, que fais-tu, petite Gabrielle ?

  Et bien, c’est très simple, tu vis ta petite vie de bébé et tu continues d’évoluer, tranquillement, tout comme il faut. L’autre nuit, comme cela t’arrive de temps à autre, tu te réveilles et tu causes, toute seule, en chuchotant, pour ne pas réveiller papa et maman, et tu améliores ton langage. Et qu’as-tu dit, l’autre nuit, petit amour de nous ?

  « Papa ! »

  Et oui, petite Gabrielle, je ne sais pas si tu t’en es rendu compte, ni si tu l’as fait exprès, bien sûr, mais tes Da ! Da ! habituels sont devenus un Papa ! tout ce qu’il y a de plus clair, petit bébé de nous. Ça m’a fait bien plaisir, tu t’en doutes bien, même si je sais que tu n’as pas encore l’âge de savoir tout à fait ce que tu dis. Mais tout de même…

  En tous cas, je saurais que tu maîtrises la langue quand tu sauras dire « Maman », parce ça, c’est autrement plus difficile à prononcer, petite Gabrielle.

  Enfin, tu dis « papa », et c’est déjà super chouette, grande fille de nous…

  S’il te plait, ne grandis pas trop vite, laisse-nous profiter un maximum de toi, petite fille qui apprend et retient si vite les choses.

 

  Comme maintenant tu te tiens plus ou moins assise, avec l’aide bien sûr des mains de papa ou de maman pour t’empêcher de basculer sur le côté, tu aimes bien t’asseoir dans ta baignoire et clapoter l’eau du bain pour faire des vagues, et accessoirement éclabousser tout ce qui est à portée de jet, ce qui nous met de l’eau à peu près partout dans la cuisine et sur nos vêtements, petite Gabrielle.

  C’est pourquoi je t’ai acheté des petits canards de plastique jaune, toute une famille, la maman canard et ses deux petits canetons, comme ça, maintenant, tu joues avec tes petits canards, dans ton bain, comme le veut la tradition, car tous les petits bébés jouent dans leur bain avec des petits canards en plastique, et parfois mêmes des grandes personnes, mais ça c’est une autre histoire, petite Gabrielle…

  Tu as l’air de les adorer, tes petits canards, et ils sont rigolos, car quand tu les plonges sous l’eau, ils remontent aussitôt, et ça a l’air de bien t’amuser, petit baigneur de nous.

  Bon, nous avons toujours de l’eau qui éclabousse autour de nous, mais un peu moins tout de même, ce qui est une bonne chose pour tout le monde, en fin de compte. Mais du moment que tu joues bien et que tu y trouves un grand plaisir, c’est l’essentiel, et puis, il n’y avait aucune raison pour que ma petite Gabrielle n’ait pas aussi droit à ses petits canards jaunes en plastique !

 

 

Photo0560

Par Kitouf - Publié dans : Les carnets de Gabrielle
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Lundi 30 août 2010 1 30 /08 /Août /2010 21:28

 

 

  « Da !

-Da !

-Da ! Da !

-Da ! Da ! »

 

  Et voilà, ma petite Gabrielle! Tu parles avec nous maintenant! Tu maîtrises le Da ! comme un véritable petite professionnelle du langage, et tu réponds quand on te parle. Un Da !, et tu réponds par un Da ! Deux Da !, et tu enchaînes deux Da ! à la suite. Incroyable !

  Et comme tu as l’air de t’amuser à répéter ce qu’on te dit, à tel point que ta maman en avait les larmes aux yeux l’autre soir, après ton biberon du soir. Tu t’es mise à parler et tu as commencé à répéter les Da ! que ton grand frère et ta maman te disaient, et pas une seule fois tu t’es trompée sur le nombre, petite fierté de nous.

  Comme me l’a dit plus tard ta maman :

« Je sais que c’est la progression normale pour un bébé de cet âge, mais tout de même, j’en ai pleuré, tellement l’émotion a été grande. »

  Et oui, petit bébé, voilà tout l’effet que tu nous fais, tellement tu es formidable et merveilleuse.

  Et ce n’est pas tout, car comme tu le sais, nous sommes allés passer une semaine chez ta tante Myriam, histoire de changer d’air pendant les vacances et de revoir la famille, parce que nous n’aurons peut-être pas l’occasion de les revoir avant longtemps, car nous avons tant de projets que je ne sais pas quand nous aurons le temps de repartir en vadrouille, petit bébé de nous.

  Mais je mélange tout et je vais reprendre les choses dans l’ordre, si tu le veux bien.

  Tout d’abord les vacances, qui ont été une véritable source de premières fois pour toi, petite expérience de nous. En premier lieu, le voyage. C’est la première fois que tu faisais un aussi long trajet en voiture, petite Gabrielle, et tu me croiras si je te dis que tu as été sage et gentille à l’aller comme au retour, petit amour de nous. Tu n’as rien dit du tout. Tu as dormi tout le long de la route, ne te réveillant que pour réclamer tes repas, comme tout bon bébé qui se respecte, ce qui est tout à fait normal, soit dit entre nous.

  Alors nous nous sommes arrêtés sur les aires d’autoroute, et tu as mangé tes petits pots et bu tes biberons, sous les arbres, sur un banc, avec les guêpes qui nous tournaient autour et voulaient goûter tes petits pots de compote de fruits. C’était très agréable, parce que tu ne t’énerves pas et tu prends les choses comme elles viennent, petite Gabrielle. Le changement ne te bouleverse pas plus que ça, et c’est chouette, car nous savons que nous pouvons aller n’importe où avec toi, et que tu sais t’adapter à toutes les situations. Merveilleux, n’est-ce-pas ?

  Et quand nous sommes arrivés chez papi et mamie, tu as pleuré comme une madeleine, parce que le voyage t’avait fatiguée, et que tu voulais te reposer, mais comme papi et mamie ne te voient pas souvent, ils voulaient profiter de toi, mais ce ne fut pas facile, parce que dès que tu quittais nos bras pour te faire porter par papi ou mamie, tu reprenais la sérénade où tu l’avais laissée, et donc nous n’avons pas insisté et nous sommes repartis pour aller chez tata Myriam, qui nous attendait avec toute la famille.

  Et là, je me suis dit que tu n’avais encore jamais rencontré ton oncle Arnaud, et que ton oncle Arnaud c’est une véritable armoire à glace avec une grosse voix et que tu allais te remettre à pleurer dès que tu aurais posé tes yeux sur lui, mais non, pas du tout, bien au contraire !

  Dès que tonton Arnaud s’est adressée à toi, tu as ri et tu t’es gondolée comme ce n’est pas possible, ce qui m’a bien surpris, je dois bien te l’avouer, petite surprenante de nous.

  Moi qui pensait que chaque nouvelle tête avait le don de te tirer les larmes, je me suis rendu compte que tu avais tes têtes, et que si le contact passait tout de suite, c’était dans la poche. Ça a fait la même chose avec la coiffeuse de papi. Quand elle t’a vue, tu es partie tout de suite dans des fous rires incontrôlables. Comme quoi, on ne peut jamais savoir.

  Tu as vu tes cousins et cousines pendant ces vacances, mais aussi, tu as vu des chats, des chiens, des poules, des oies, et tu étais étonnée et un peu effrayée par toutes ces bêtes qui gravitaient autour de toi, petit bébé, surtout les chats, qui approchaient en silence de ton cosy, pour venir te sentir, et comme tu ne les entendaient pas venir, tu étais surprise quand ils apparaissaient tout à coup devant toi, et combien de fois tu as commencé à pleurer, parce que tu te sentais impuissante face à ces drôles d’animaux, qui ne te voulaient pas le moindre mal. Mais comme tu n’as pas l’habitude, je comprends que tu étais un peu déstabilisée.

  Ceci dit, tu t’y es faite, et les choses sont allées de mieux en mieux avec le temps. Tout comme avec papi et mamie. Quand nous sommes allés les revoir le lendemain, tout allait bien mieux. Tu as même fini ton après-midi dans les bras de papi, à rire avec lui, pendant qu’il te faisait faire le tour du propriétaire, et qu’il te faisait sauter sur ses genoux. Alors tu vois, petite Gabrielle, il suffisait d’attendre un peu…

  Et puis nous sommes allés au parc, avec toute la famille et tous les cousins, et nous avons passé l’après-midi à vous regarder jouer dans les toboggans, sur les balançoires, et autres structures sponsorisées par tous les pharmaciens de la région, causes de nombreux bobos, croutes aux coudes et chaudes larmes sur les joues.

  N’empêche que bébé Gabrielle a fait sa première glissade sur un toboggan, avec tata Myriam, et que tu as fait de l’hippocampe à bascule avec maman, et tu avais l’air d’adorer ça, si j’en juge par le sourire qui s’est affiché sur ta petite frimousse, tandis que tu te balançais d’avant en arrière, te cramponnant de toute tes forces aux poignées pour ne pas tomber…

 

Photo0485

Par Kitouf - Publié dans : Les carnets de Gabrielle
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires

Entre vous et moi

Pour lire La Révolte,
cliquez sur l'image ci-dessous.



    
 

_________________________

Visitez le blog de

Courir à Thury


_________________


br-fer-bra.jpg

meliparc.jpg_________________

email1.gif 
Contactez-moi

_________________



Mes objets à vendre

 sur E-Bay



ebay
_________________________
 
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés