Dimanche 6 septembre 2009

Bonjour.
Nous avons profité de cette belle journée de septembre pour nous promener à Deauville, puisque c'est le 35ème Festival du cinéma américain. Et pourquoi pas rencontrer quelques vedettes du grand écran, et glaner au passage un ou deux autographes?...





J'attends l'équipe du film "Julie et Julia", de Nora Ephron, avec entre autre Meryl Streep et Stanley Tucci. Dans mes mains, le DVD de "Sur la route de Madison", que j'espère bien faire signer par la grande et talentueuse Meryl Streep...

 

Voici Stanley Tucci qui sort le premier de l'hôtel. Isabelle est à la photographie, pendant que je patiente sur le côté des barrières pour les autographes.







Nora Ephron, la réalisatrice du film, monte dans sa voiture sans autographe...dommage.



Puis voici Meryl Streep qui sort à son tour de l'hôtel...Va-t-elle me signer mon DVD?





Elle est tout près de moi. Ca bouscule un peu, mais l'actrice est patiente et reste calme.







Après les autographes, Meryl Streep monte dans sa voiture et se rend à sa conférence de presse.



Petite promenade sur les planches, avant de rencontrer Harrison en chair et en os, la semaine prochaine...





Quelques "Rolls Royce" pour le côté chic et glamour...



Et avant de repartir, mais qui est cet acteur américain qui monte les marches avec son fils, l'air incognito?



C'est Dany Boon, bien sûr!

***

Voilà, on attend maintenant la semaine prochaine, pour rencontrer Indiana Jones, le seul vrai et unique...
Alors, est-ce que j'ai eu mon autographe de Meryl Streep? La réponse ci-dessous...




Et bien oui, comme quoi, tout peut arriver!
A bientôt!

Par Kitouf - Publié dans : Festival(s) de Deauville
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Samedi 5 septembre 2009

  Bonjour mon petit bébé,

 

  Je profite que ta maman et toi soyez dans la salle de bain, en train de vous pomponner toutes les deux afin d’être les plus belles possibles, mais ça vous l’êtes déjà, donc je ne comprends pas très bien ce que peut apporter de plus à votre beauté naturelle ces interminables séances de soins et d’ablutions diverses…

  Je plaisante évidemment. Non pas au sujet de votre beauté naturelle, jamais je n’oserai, mais sur le reste, bien entendu ! Vous êtes tellement jolies toutes les deux, inséparables que vous êtes, qu’à ce jour vous ne pouvez vivre l’une sans l’autre, ne pouvez vaquer à vos saines occupations sans vous séparer ne serait-ce que d’une simple seconde. Et c’est tant mieux ! Tant mieux pour vous deux, et pour moi, surtout pour moi, car lorsque je vois l’une de vous deux, et bien l’autre n’est jamais loin, ce qui fait que les deux femmes que j’aime le plus au monde de l’univers, et bien, je les ai toujours ensemble sous les yeux, dans mes bras, contre mes lèvres…et il faut que j’en profite tant que les choses seront ainsi, car, et ainsi va la vie ma jolie petite fille, ce ne sera pas toujours le cas.

  Mais faisons fi de ces réflexions qui n’ont pas encore lieu d’être ! Pour le moment, nous sommes ensemble, tous les trois, et pour très très très longtemps encore, alors profitons-en et vivons, toi, ta maman et moi tout ce que nous avons à vivre et ce du mieux possible !

  Alors, pendant que Stevie Ray Vaughan fait pleurer ses notes de guitare dans les enceintes du salon, je vais te tenir compagnie, par ces quelques mots, en attendant que vous soyez prêtes toutes les deux. Mais prêtes à quoi, me demandes-tu ?

  Et bien, comme ta maman et moi sommes très curieux des choses de l’art, pour faire simple, et plus simplement encore, des arts populaires, nous allons ce jour nous promener du côté de Deauville, où le festival de cinéma américain vient d’ouvrir ses portes, et comme tous les ans, du moins depuis que je vis en Normandie, je vais rendre hommage à tous ces acteurs et actrices, réalisateurs et autres intervenants du Septième Art, en quémandant de ci de là quelques photographies et autographes qui nous permettent quelques instants d’approcher ces grandes vedettes que nous ne pouvons admirer, en temps ordinaire, que sur les écrans géants de nos salles de cinéma ou bien dans notre poste de télévision.

  Aujourd’hui, avec un peu de chance, nous allons pouvoir « rencontrer » Meryl Streep, immense actrice parmi les plus grandes, qui nous a fait tant pleurer, ta maman et moi, dans le merveilleux film de Clint Eastwood « Sur la route de Madison ». Rien que pour ce film, j’aimerais lui dire tout le respect que j’ai pour cette grande dame du cinéma américain. Meryl Streep sera accompagnée de Nora Ephron, la scénariste de « Quand Harry rencontre Sally », entre autre, et si je pouvais également saluer l’auteure de cet autre film culte, je pourrais alors qualifier ma journée de « très bonne »…

  Je plaisante, mon doux bébé, car le but avant tout de cette sortie est bien évidemment de profiter du beau temps qui est revenu dans notre région, et de profiter un peu du bord de mer pour nous oxygéner, ta maman et moi, et donc toi par extension, car ta maman, la pauvre, n’est pas beaucoup sortie de la maison ces derniers jours, car elle doit prendre soin de toi en se reposant le plus possible, et je crois que de se promener un peu à Deauville lui fera, vous fera, le plus grand bien…

  Ceci dit, un autographe de Meryl Streep en sus ne pourra que nous combler de joie, ta maman et moi. J’ai la jaquette du DVD toute prête sous la main, et maintenant, il ne nous reste qu’à remettre nos vies entre les mains du destin et espérer qu’il nous placera au bon endroit au bon moment.

  Remarque, chaque fois que nous allons rôder autour du festival, la chance est plus ou moins avec nous : Val Kilmer, Robert Downey Jr, George Clooney, John Malkovich, Ed Harris, Vigo Mortensen et bien d’autres encore, la liste n’est déjà pas si mal que ça, tu ne trouves pas, mon joli petit bébé ?

  Sais-tu que tu étais présente au concert de U2 au Stade de France cet été ? Et que tu seras avec nous pour applaudir Alain Souchon au mois de novembre prochain ? Tu vois, tu n’es peut-être pas tout à fait présente parmi nous, mais tu as déjà vécu et tu es prête à vivre encore pas mal de petits trucs sympas avec nous. Alors je te laisse imaginer ce que tu feras quand tu seras réellement là avec nous, ma belle petite fille.

  De toute façon, tu n’as pas d’inquiétude à avoir, nous gardons des souvenirs de tout ce que nous faisons, alors tu ne manqueras rien, crois-moi, et les choses que tu auras vécues dans le ventre de ta maman, nous saurons te les montrer plus concrètement quand le moment sera venu.

  Voilà pour ce jour mon beau bébé. J’entends que ta maman a bientôt fini, et nous allons bientôt pouvoir partir. Aujourd’hui c’est Meryl Streep, et samedi prochain, ce sera Harrison Ford, mais ça, c’est une autre histoire, et je te la raconterai en temps voulu, c’est-à-dire dans une semaine…

  En attendant, je t’embrasse bien fort, mon beau bébé, et je pense bien à toi. Ne t’inquiète pas, je viendrai te rendre visite bien avant samedi prochain. De toute manière, je ne pourrai pas patienter jusque là sans venir te voir ni te parler, alors…

  Nous te faisons de gros bisous, nous t’aimons fort, et nous t’emmenons de ce pas rencontrer ta première star américaine…

  Bises, mon doux bébé.

  A très vite…

Par Kitouf - Publié dans : Journal d'une vie nouvelle
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Mercredi 2 septembre 2009

  Bonjour jolie petite fille,

 

  Voilà deux jours que je n’ai pris le temps de prendre la plume pour te parler. Comme promis, je t’ai laissée un peu tranquille pour que tu puisses concentrer toute ton énergie à ton développement, qui progresse de jour en jour, je peux te l’affirmer.

  Nous ne pouvons encore te voir bouger, mais nous pouvons sentir, sous nos doigts, une poche dure qui grandit et grossit chaque fois que nous la caressons. Nous savons que c’est là que tu vis, que tu expérimentes tes premières impressions et tes premiers sentiments, et quand je regarde le ventre de ta maman et que j’essaie de t’imaginer à l’intérieur, je me dis que c’est tout de même extraordinaire d’observer un être humain prendre vie dans le corps d’un autre être humain.

  Pour moi, ce n’est que le fruit d’une réflexion, comme ça, intuitive, passagère, mais pour ta maman, c’est un travail constant que de te porter en elle, vingt quatre heures sur vingt quatre, à chaque instant de sa vie, de son quotidien, dans ses tâches les plus banales de la journée aux grands moments émotionnels qu’elle peut connaître de temps à autre, comme par exemple la rentrée en 6ème, hier, de ton grand frère Clément ou un but de Yoann Gourcuff pour les Girondins de Bordeaux…

  Il faut dire que de vivre cette expérience en vrai et en direct me fait comprendre beaucoup de choses, que peut-être j’avais un peu de mal à évaluer quand je n’étais pas directement concerné par la question. En bref, et je te la fais courte : avant d’être papa.

  Par exemple, je comprends mieux maintenant le lien qui peut unir une mère à son enfant, du fait de l’avoir porté pendant neuf mois en elle, chose que nous, les papas, malgré toute la volonté du monde et peut-être bien une évolution scientifique que je n’aimerais néanmoins pas expérimenter, ne connaîtrons jamais.

  Et c’est bien dommage, même si le lien qui nous unit, toi et moi, est déjà extrêmement fort, puisque je ne peux m’empêcher de venir te rendre visite alors que tu n’es pas encore parmi nous !

  En tous cas, j’ose espérer que tu prends autant de plaisir que moi à nos petites conversations impromptues. Oui ? Comme tu es gentille, ma douce petite fille…

  Mais revenons, si tu le veux bien, à des choses plus simples et plus quotidiennes.

  Donc, la rentrée des classes. Ton frère est entré hier en 6ème, comme je te l’ai signalé quelques lignes plus avant, et les choses se sont bien passées, il faut croire. En tous cas, il en est revenu avec les meilleures intentions du monde, et ce n’est déjà pas si mal. La première journée a fait bonne impression, et même s’il est vrai que le changement est plutôt radical entre l’école primaire et le collège, Clément à l’air de s’être bien conformé à ce nouveau mode de vie et d’apprentissage qui l’attend. Maintenant, il ne nous reste plus qu’à attendre ses premiers mois d’étude pour constater si les résultats seront à la hauteur de nos attentes.

  Mais il n’y a pas de raisons, n’est-ce pas ?

  Ceci dit, un autre sujet me tarabuste ces derniers jours : avec la fin de l’été qui approche et l’automne qui commence à pointer le bout de son nez, nous entrons dans une période délicate de l’année, celle que ta maman déteste le plus au monde, celle ou les araignées viennent se réfugier dans les maisons.

  Et je ne te parle pas des petites bébêtes innocentes qui tissent une toile miniature au coin des façades, non, mais bel et bien de ces énormes araignées noires, ces araignées des blés, que l’on retrouve au matin dans l’évier de la cuisine, dans la douche  ou dans le tambour de la machine à laver (rien que des endroits humides) ou bien qu’on croise le soir alors qu’elles traversent à toute vitesse le salon, et qu’on détecte du coin de l’œil, surtout ta maman, une ombre furtive qui file sur le carrelage tel un monstre sanguinaire prêt à se sustenter de chair humaine…

  Ta maman bondit d’un mètre chaque fois qu’elle en voit une, alors je me dis que tu dois le ressentir, là où tu es, surtout si son cœur se met à battre à toute allure. Et toi, est-ce que tu as peur des araignées ?

  J’espère que non, parce que je passe mes soirées à pourfendre l’animal au fond de son repère, et je suis épuisé ! Quand tu seras avec nous, c’est toi qui te chargeras de la sinistre besogne, attraper les octopattes avec un « sopalin » et les jeter dehors, jusqu’à ce qu’elles reviennent, et ceci inlassablement jusqu’aux premiers grands froids de l’hiver, où là, mystérieusement, elles disparaissent aussi promptement qu’elles étaient apparues.

  Voilà mon petit ange pour les nouvelles du jour. Je vais te laisser, maintenant, penser à tout ce que je viens de te dire.

  Mon ange, c’est nouveau, oui je sais, mais peut-être pas innocent. Un indice à propos de ton prénom ? Qui sait…

  Je te fais de gros bisous, mon beau bébé, et je pense fort à toi.

  Ta maman et moi t’embrassons gros comme ça.

  A très vite.

  Papa et maman et Clément.

Par Kitouf - Publié dans : Journal d'une vie nouvelle
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Lundi 31 août 2009

  Bonjour petit bébé,

 

  Et oui, c’est encore moi, ton papa !

  Tu vas certainement finir par me trouver un tantinet envahissant, à m’introduire comme ça, de manière inopportune et fortuite dans ta petite existence, mais que veux-tu, je ne peux m’en empêcher…Dès qu’un creux se glisse dans mon emploi du temps hyper chargé d’homme occidental qui se doit d’honorer tout un tas d’obligations auxquelles j’aimerais faire faux bond de temps à autre, et bien, ma jolie petite fille, je pense à toi, et le fait de penser à toi me donne systématiquement l’envie de te parler, et ici en l’occurrence, de t’écrire.

  De toute manière, nous voilà liés toi et moi pour la vie, pour de très nombreuses années j’espère, alors autant nous y faire tout de suite. Et il n’y a aucune raison pour que les choses se passent mal entre nous, tu ne crois pas ? Je sais qu’il est peut-être « inhabituel » d’entretenir une relation avec un être qui n’est pas encore, mais je ne sais pas faire les choses « à la normale », comme on dit, et comme il faut bien que je me distingue de la masse d’une façon ou d’une autre, je me suis dit :

  « Pourquoi ne pas commencer tout de suite, au lieu d’attendre le terme de son développement et son arrivée parmi nous ? »

  Tu n’as pas besoin d’être « là » pour faire partie de notre vie. Tu y étais déjà bien avant le jour de ta conception, alors...

  D’autant que ça nous laissera, à toi et à nous, un souvenir, une trace des moments que nous aurons vécus ensemble, toi dans le ventre de ta maman, et nous dans notre vie quotidienne passée à préparer ta venue avec joie, doutes, bonheur et angoisses multiples, comme il se doit…

  Et nous garderons également un souvenir ému des grandes étapes importantes de ta croissance intra-maternelle, comme ce jour où ta maman, un matin vers 06h45, a sauté sur le lit pour me réveiller, me balançant sous le nez un test de grossesse en me disant, d’une voix tout excitée :

  « Regarde ! Y a deux traits ! Y a deux traits ! Ils sont venus tout de suite, et ils sont super nets, y a rien à dire ! T’as vu ? T’as vu ? T’as vu ? »

  Bien sûr, j’étais encore dans le brouillard, alors oui j’ai vu, mais trouble, flou, dédoublé, mais il y avait bien deux traits bleus parallèles qui flottaient sous mes yeux encore ensablés de sommeil. Puis ta maman s’est relevée d’un bond, est sortie de la chambre dans un état de nerfs indescriptible, me laissant seul dans mon lit, avec quelque part au fond de mon cerveau le cheminement qui se profilait, lentement mais sûrement, jusqu’à ma conscience, qui tout à coup se réveilla et me fit bondir le cœur hors de ma poitrine :

  « Ca y est, je vais être papa ! »

  Quelques jours plus tard, une prise de sang certifiée nous confirmait la nouvelle : tu étais bel et bien là. Tu vois, ma belle petite fille, c’est ce genre de petits détails que j’essaie de consigner dans ces pauvres lignes, pour ne pas les oublier dans dix, vingt ou trente ans, quand peut-être tu seras curieuse de savoir comment nous avons vécus, nous tes parents, nous ta famille, les premiers mois de ta conception.

  Tu sais, malgré toutes les bonnes volontés, le temps efface bien des choses de la mémoire des hommes, alors comme ça, nous nous souviendrons à jamais qu’un matin de Juin 2009, ta maman est venue me réveiller en sursaut pour m’annoncer que tu n’allais pas tarder à arriver dans notre vie…

  Voilà ce que je tenais à te dire aujourd’hui. Je vais maintenant te laisser te reposer, et de mon côté je vais reprendre mes activités machinales, qui ne sont pas bien passionnantes, mais qui me permettent de continuer à penser à toi, et surtout à préparer le petit nid douillet dans lequel, nous l’espérons, tu t’épanouiras le plus joliment possible.

  Ta maman se joint à moi pour t’embrasser fort et nous continuons de faire de notre mieux pour toi.

  A très bientôt.

  Nous, tes parents qui t’aimons.

 

  PS : il n’y a encore rien d’officiel, loin de là, mais le choix de ton futur prénom semble se profiler avec plus de précisions…

  Bises, mon bel enfant.

Par Kitouf - Publié dans : Journal d'une vie nouvelle
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Dimanche 30 août 2009

  Bonjour petit bébé,

 

  J’espère que tu vas bien, que tu as profité de ces derniers beaux jours pour grandir comme il faut, et te développer pour devenir la belle petite fille que nous attendons avec de plus en plus de trépignement dans les pieds, nous, ta petite famille.

  Je ne vais pas rester longtemps ce soir, je suis juste passé te souhaiter une bonne nuit dans ta poche maternelle. Ne t’inquiète pas, mon petit bébé, tu n’es pas un kangourou, non, ce n’est pas parce que je parle de « poche maternelle » que tu dois te croire un marsupial australien !

  Et quand bien même, tu serais un bébé kangourou que nous n’en t’aimerions pas moins, mon doux bébé. Mais jusqu’aux dernières nouvelles, tu es bien un petit être humain, qui profite pour l’instant de tous les bienfaits que te donne ta maman.

  Notre week-end à été tranquille, nous nous sommes promenés dans le village, avons croisés quelques personnes avec qui nous avons discuté. Bien entendu, nous avons beaucoup parlé de toi, comme tu peux t’en douter, de toi et de tout ce qui nous attends, concernant ta prochaine venue, comme l’achat de ton lit, ou de tes premiers vêtements, par exemple…

  Ta maman vient de s’asseoir à mes côtés, alors toi aussi tu es à côté de moi pendant que je t’écris. Je crois bien que c’est la première fois que ça arrive ! Je caresse le ventre de ta maman en même temps que je te parle, et j’ai vraiment le sentiment que tu es parmi nous, de plus en plus présente physiquement, puisque nous pouvons constater ton existence chaque fois que nous posons les yeux sur le nombril de ta maman, qui porte bien sa grossesse, puisque, mais ceci n’engage que moi, je la trouve chaque jour de plus en plus belle, avec ses nouvelles formes qui lui vont si bien…

  Ce matin, j’ai profité de la fraîcheur matinale pour aller courir 1h30 dans la forêt de Thury avec Raphaël et Tom. J’ai les genoux en compote, puisque eux sont des habitués de la course dans les bois, et pas moi.

  Mais je vais prendre deux dimanches de repos, puisque dimanche prochain il y a une grosse brocante dans la région que je ne veux pas manquer, et le dimanche suivant, et bien ta tante Myriam, ma petite sœur, vient passer le week-end en Normandie, car nous sommes bientôt début septembre, et donc il y a le festival du cinéma américain de Deauville qui commence, et cette année, l’invité d’honneur n’est autre que Harrison Ford en personne, Indiana Jones et Han Solo en chair et en os !

  Evidemment, tu ne sais pas encore qui est Harrison Ford, mais ne t’en fais pas, je me chargerai de ton éducation cinématographique avec autant de sérieux que je m’occuperai de ton éducation musicale et littéraire. Nous n’aurons pas beaucoup de temps pour nous ennuyer, crois-moi !

  Sinon, et pour finir, ta maman et moi sommes allés cueillir des mûres cet après-midi. Les premières mûres de la saison, mais suffisamment pour faire déjà quelques bons pots de confiture. Et non, mon bel enfant, toi, quand tu seras parmi nous, tu ne seras pas nourri que de produits de supermarché, mais tu profiteras au mieux des bienfaits de notre propre jardin et de tout ce que la nature veut bien nous donner autour de nous.

  Voilà, je crois que c’est tout pour cette fois. Je vais te laisser te reposer, et nous nous allons bientôt passer à table, et nous sustenter de quelques poivrons verts que je viens de cueillir moi-même dans notre potager, comme quoi je ne te raconte pas d’histoires, tu vois bien !

  Je t’embrasse bien fort, mon beau bébé, et nous pensons fort à toi…

  A très vite.

  Ton papa qui t’aime fort.

Par Kitouf - Publié dans : Journal d'une vie nouvelle
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Jeudi 27 août 2009

  Bonjour à toi petit bébé,

 

  Comment te portes-tu aujourd’hui ? Bien, j’espère. En tous cas, ta maman fait tout ce qui est en son pouvoir pour que tu te sentes le mieux possible. Et je l’en remercie en ton nom, puisque tu ne peux encore le faire toi-même.

  Mais chaque chose en son temps, tu l’auras bien assez plus tard pour lui dire tout ce que tu auras pour elle dans ton petit cœur.

  Il est bien dommage, en revanche, que tu ne puisses te souvenir de ta vie à l’intérieur du ventre de ta maman. Du moins je le suppose, étant entendu qu’à ma connaissance, personne n’a pu encore le faire, une fois dehors. J’aimerais tant qu’une fois avec nous, tu puisses nous raconter dans le détail comment se déroulent tes journées.

  Que fais-tu de ton temps, dans le ventre maternel, pendant que ton petit être se développe ? A quoi songes-tu ? A quoi penses-tu ? A quoi rêves-tu ? As-tu déjà conscience de ce que tu es ? De qui tu es ?

  Ressens-tu déjà des émotions ? Des sentiments ? As-tu des envies ? Connais-tu la faim, la soif, la peur, la joie, la tristesse, le rire, ou que sais-je encore ?

  Peut-être bien que oui, après tout pourquoi pas ? Oh, bien sûr, je pourrais effectuer quelques recherches, dans les livres ou sur Internet, mais peu importent les réponses que j’y trouverais, elles détruiraient à coup sûr le rêve qui est en moi, et qui me relie à toi aussi sûrement que notre lien de chair et de sang.

  Hier soir, ta maman m’a dit, alors que tu entames ton quatrième mois, que tu commences à te nourrir de liquide amniotique, et que tu es capable de fermer tes mains, de bouger tes doigts ! C’est extraordinaire, quand j’y pense, la rapidité avec laquelle tu te développes, non ?

  Et bientôt, nous allons pouvoir te sentir bouger, guetter avec gourmandise les petites bosses qui apparaitront furtivement sur le nombril de ta maman ! Nous t’avons déjà vu bouger, joli petit bébé, mais pas encore senti. Tu es encore trop petit pour ça, mais je sens que ça va venir vite, très vite…en tous cas, je suis impatient…

  Voilà, c’est un petit mot que je t’écris aujourd’hui, comme tu peux le constater. Rassure-toi, j’ai encore plein de belles histoires en réserve pour toi, mais nous avons tout le temps devant nous pour nous y intéresser. Je voulais juste te passer un petit bonjour, par ces quelques lignes, et te dire que nous pensons tous à toi, et que plein de gens dans mon entourage me demandent régulièrement de vos nouvelles, à ta maman et à toi.

  Ha oui, avant de te quitter et avant d’oublier, souhaitons un joyeux anniversaire à ton cousin Thomas, et à mon meilleur ami Stéphane, que tu ne connais pas encore, ma jolie petite fille, mais que tu ne tarderas pas à connaître.

  Ne le dis surtout pas à ta maman, mais Stéphane et moi nous connaissons depuis près de trente ans, et nous avons fait les 400 coups ensemble. Alors si je dois te raconter tout ça un jour, les cheveux de ta maman vont se dresser sur sa tête, tu peux me croire !

  Alors si jamais je te parle de Stéphane et de notre longue amitié, promets-moi que ce sera notre petit secret, et que rien de ce que je pourrais te révéler ne sortira de notre petite intimité, mon doux bébé…en tous cas, bon anniversaire, Stéphane et Thomas !

  Allez, mon joli petit bébé, je te laisse te reposer et grandir en paix, pense à bien bouger tes membres dès que tu le peux, car l’exercice est bon pour la santé…

  PS : si je continue de t’appeler « mon joli petit bébé », c’est que nous ne t’avons pas encore trouvé un prénom, le prénom que tu porteras et qui te définiras tout entière, ma jolie petite fille. Nous avons quelques pistes, c’est vrai, mais rien de vraiment arrêté encore.

  Alors, si tu as une idée, ou une envie particulière, n’hésite pas à nous le faire savoir, et nous étudierons ta proposition avec sérieux et minutie. La question est d’importance, il ne faut pas prendre ce genre de chose à la légère…

  Je t’embrasse fort en attendant, mon beau bébé, et je pense à toi comme ta maman pense à toi.

  A bientôt.

  Bises.

Par Kitouf - Publié dans : Journal d'une vie nouvelle
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Mercredi 26 août 2009

  Mon cher bébé,

 

  J’espère que tu vas bien et que tu as profité de ton temps de repos pour bien te fortifier, et surtout pour songer un peu à l’histoire que j’ai commencé à te raconter hier, celle de ma rencontre avec ta maman.

  Alors, si tu le souhaites, je vais te dire la suite aujourd’hui. La suite, mais pas la fin, car j’ose croire que celle-ci n’en aura pas. En tous cas, je l’espère de tout mon cœur, surtout si tu dois en être une part importante, un chapitre essentiel, ma belle petite chérie…

  Enfin, ne mettons pas la charrue avant les bœufs, comme on dit, et contentons-nous de poursuivre depuis l’endroit où nous nous sommes arrêtés hier…

  Donc, suite à notre premier déjeuner, je me sentais mal dans mes chaussettes, car comme tu l’auras compris, je ne correspondais en rien à l’idéal masculin de ta maman, du moins tel qu’elle me l’avait clairement stipulé alors. Néanmoins, malgré mes disgrâces multiples, ou peut-être grâce à elles, nous avons continué à déjeuner ensemble durant nos journées de travail, de temps en temps, puis un peu plus souvent, puis enfin tous les jours, comme ça, de la façon la plus naturelle du monde.

  Nous avons ainsi pris le temps de nous connaître, de nous apprécier mutuellement, et de passer ensemble quelques bons moments, car en sus des pauses déjeuner, il nous arrivait de nous promener un peu, de faire les boutiques ensemble, de donner notre avis sur les choix de l’autre, etc.…bref, nous devenions un peu plus proche chaque jour, jusqu’à ce fameux jour où…

  Ce fameux jour, un vendredi après-midi il me semble, le week-end approchait, que j’allais souhaiter à ta maman avant de rentrer chez moi, et là, dans la conversation, je ne sais pourquoi, nous glissons une anecdote sur Michel Polnareff, qui devait venir chanter quelques semaines plus tard dans notre ville, lors de la tournée de son triomphal retour. Polnareff n’avait pas donné le moindre concert en France depuis 35 ans, et je voulais absolument le voir.

  Seulement dans mon esprit, tous les billets étaient vendus. De son côté, ta maman rêvait d’aller l’écouter aussi, mais ne trouvait personne pour l’y accompagner. Un coup d’œil sur Internet nous apprit qu’il restait, ô miracle !, encore des places, et nous décidâmes, ta maman et moi, d’aller au concert ensemble.

  Et c’est ainsi, grâce à Michel Polnareff, que je salue vivement à travers ces quelques lignes, que ta maman et moi sommes devenus des amis en plus d’être des collègues de travail. La perspective de cette sortie nous a amenés à nous voir en dehors des heures de bureau, de plus en plus souvent, et de manière plus intime, c’est-à-dire qu’on se rendait visite l’un chez l’autre, que l’on se présentait aux amis et à la famille, toujours en amis bien sûr, mais tout de même les choses se mettaient en place, lentement mais sûrement.

  Du moins c’est ce que je croyais.

  Car nous étions et devions rester avant tout de « bons amis », et rien de plus. C’est ce que ta maman m’a dit un soir au téléphone, lors d’une conversation qui dura plusieurs heures. Alors que moi je savais que ta maman était la femme de ma vie. Comment je le savais ? Une voix intérieure qui me l’a dit, tout simplement. La voix de qui, je ne saurais te l’affirmer avec certitude, mon beau petit bébé, mais peut-être bien était-ce la tienne, qui sait ?

  Alors nous avons continué à nous voir en « bons amis », multipliant les sorties, les soirées et les rendez-vous, et ce durant plusieurs mois, de longs mois, de très longs mois, d’interminables mois pendant lesquels je me rongeais les sangs, ne mangeant presque plus, dormant quelques minutes par nuit à peine, imaginant les pires scénarii…et si ta maman rencontrait quelqu’un d’autre, pendant que nous nous contentions d’être de « bon amis » ? Un abruti de première classe qui prendrait ma place et qui ne le mériterait pas comme moi je l’aurais mérité ?

  Je peux t’affirmer, mon doux bébé, que j’ai vécu de bien drôles de moments, grâce à la ténacité de ta maman, qui ne voulait pas entendre parler de moi autrement qu’en « ami ».

  J’ai arrêté de fumer, je me suis remis au sport pour perdre le superflu et le reste aussi, je me suis remis d’équerre du mieux que je pouvais pour la faire changer d’avis, mais rien n’y faisait, car ta maman, qui avait décidé de vivre seule et de profiter à fond de sa vie (ce que je pouvais comprendre mais dans un monde parallèle si elle voulait), m’a dit un jour que si elle devait se remettre avec quelqu’un, ce serait avec quelqu’un comme moi, mais pas moi…Comment voulais-tu que je prenne la chose, autrement qu’en devenant fou ?!! Quelqu’un comme moi, mais pas moi…j’ai cru mourir.

  Mais heureusement, les choses se sont bien terminées, puisqu’aujourd’hui, nous sommes là tous les deux pour en parler, preuve que tout s’est arrangé pour le mieux. Et ce mieux, si tu le veux bien, je te le raconterai la prochaine fois que nous nous verrons, car c’est une longue histoire que je m’apprête à te raconter, et je n’en suis qu’aux prémices, et je ne peux tout te dire en un jour.

  Pour te garder un peu plus longtemps, je peux étirer mon histoire indéfiniment, ce sera nos « Mille et une nuits » à nous, si tu veux, mon joli petit bébé. Es-tu empressé de connaître la suite ? Dans ce cas, laisse-moi te dire que la patience est la plus grande des vertus, et l’attente le plus beau des plaisirs…

  En attendant demain, je te souhaite plein de belles choses, mon beau petit bébé. Ta maman, qui a fini par dire « oui », et moi t’embrassons bien fort et pensons fort à toi.

  A très vite.

  Ton papa.

Par Kitouf - Publié dans : Journal d'une vie nouvelle
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Mardi 25 août 2009

  Bonjour petit bébé,

 

  Comment te sens-tu aujourd’hui ? Bien j’espère…tout comme moi ma foi, les choses se déroulent tranquillement, alors ne nous en faisons pas plus que de raison et profitons de l’instant pour discuter un brin entre nous, veux-tu ?

  Merci.

  Avant toute chose, tu dois savoir qu’aujourd’hui c’est l’anniversaire de ma petite sœur Myriam, qui fête allègrement ses 32 printemps, petite gamine soit-elle.

  A ma chère sœur, qui est aussi ta tante, nous lui souhaitons tous un joyeux anniversaire et plein de bonnes choses en famille, avec son mari Arnaud (ton oncle) et leurs quatre enfants Marie, Guillaume, Thomas et Antoine (tes cousins), qui comme nous ton papa, ton frère et ta maman, sont impatients de faire ta connaissance.

  Seulement, impatience ou pas, tu ne seras pas parmi nous avant la date prévue, à plus ou moins quelques heures de battement, soit pendant la deuxième quinzaine de février 2010, comme je te l’ai déjà dit il y a quelques jours de cela. Alors rongeons notre frein en chœur et passons le temps comme nous pouvons en attendant ce jour merveilleux.

  Je te parlerai de tes cousins et cousines une autre fois si tu le veux bien, car pour l’heure, comme je te l’ai promis, je vais te raconter, succinctement, comment ta maman et moi nous sommes rencontrés…

  Comme tu le sais déjà, ta maman et moi travaillons pour la même entreprise, mais ce ne fut pas toujours le cas. Quand nous nous sommes vus pour la première fois, ta maman venait travailler pour une entreprise qui occupait une partie de nos locaux, ce qui fait qu’on travaillait chacun pour une société différente, mais au même endroit.

  Donc, nous nous croisions tous les jours, au moins une fois le matin pour nous dire bonjour, mais sans plus, même si de mon côté, et de l’aveu même de ta maman, elle avait déjà remarqué que je n’étais pas totalement indifférent à son charme.

  D’autant que, il faut que tu le saches, quand ta maman est arrivée parmi nous, elle avait les cheveux coupés très court et d’une couleur rouge pas possible, et ça, ça me faisait craquer comme c’est pas permis, alors, il ne m’a pas fallu longtemps pour ranger la belle photographie de ta maman dans un coin de ma tête, en attendant que les choses se déroulent comme elles se sont déroulées. Bref, en attendant des jours meilleurs…

  Seulement, ce n’était pas joué d’avance, loin de là, très loin de là, même. En effet, ta maman vivait avec quelqu’un en ce temps-là, et moi, et bien moi, j’étais marié de mon côté, et donc, rien ne pouvait arriver entre nous, ce qui se passa pendant quelques mois.

  Et puis, par le plus grand des hasards, que personnellement je préfèrerais appeler le Destin, il se trouve que ta maman s’est séparée de son compagnon d’alors au moment même où mon épouse demandait le divorce, que j’acceptais sans discuter et sans heurts, ma foi, car il faut savoir reconnaître quand les choses se finissent, et ne pas chercher à les envenimer pour, je ne sais pas moi, se donner l’illusion qu’il se passe des trucs de grande importance dans notre vie. Je dis ça parce qu’entre nous, hormis quelques meubles, une chienne Labrador adorable et une chatte à moitié cinglée, il n’y avait pas grand-chose à se batailler. En tous cas pas d’enfants, donc les choses ont été plus faciles ainsi, c’est vrai.

  Bref, tout ça pour dire que ta maman et moi nous sommes retrouvés célibataires presque en même temps, et ce sans le savoir ! Jusqu’au jour où nous avons décidé d’aller déjeuner ensemble, entre collègues, comme ça par inadvertance et sans arrière pensée. D’ailleurs, lors de ce premier déjeuner, ta maman m’a clairement signifié deux choses sur lesquelles elle ne reviendrait pas, quoiqu’il advienne :

-Jamais elle ne fréquenterait un collègue de travail.

-Jamais elle ne fréquenterait un homme deux fois plus lourd et plus large qu’elle.

  Il faut bien avouer, mon beau petit bébé, que si aujourd’hui j’arrive plus ou moins à me stabiliser à un poids que je qualifierai d’acceptable (85kg pour 1 mètre 80), ce ne fut pas toujours le cas, et au moment des faits susnommés, j’avoisinais plutôt le quintal en bonne et due forme et j’étais loin de posséder la svelte silhouette d’une star de cinéma…

  De plus, ajoutons à cela, et là je me mets à nu devant toi, de l’alcool et du tabac, (tout ce qui plait à ta maman) et j’étais déjà certain que les choses entre elle et moi allaient s’arrêter aussi promptement qu’elles avaient commencé. J’étais bien mal barré, comme on dit…

  Mais voici l’heure de reprendre le travail, mon bel enfant. Je dois maintenant te quitter, hélas…J’aimerais tant rester avec toi pour bavarder encore un peu, et te raconter la fin de cette jolie histoire, dont tu es à ce jour, mon joli petit bébé, ma jolie petite fille, le plus bel et le plus émouvant épilogue…

  Mais je te dirai la suite demain, si tu veux bien. En attendant, je te demande de bien te reposer, de continuer à bien grandir dans le ventre de ta maman, et d’essayer, dans la mesure du possible, de ne pas trop la fatiguer, tu seras bien gentille.

  Alors je te dis à demain, mon doux bébé. Prends bien soin de toi et de ta maman qui t’aime autant que moi, et pense aussi fort à nous que nous pensons à toi.

  Je t’embrasse.

  Ton papa.

Par Kitouf - Publié dans : Journal d'une vie nouvelle
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Lundi 24 août 2009

  Bonjour petit bébé,

 

  Voilà quelques jours que je n’ai pris le temps de t’écrire, et ce pour plusieurs raisons, dont certaines te concernent directement.

  Tout d’abord, j’espère que tu vas bien, que tu ne manques de rien et que tu es toujours bien au chaud là où tu te trouves. J’espère également que tu penses à nous aussi souvent et aussi fort que nous pensons à toi…

  Alors, la première raison pour laquelle je ne suis pas venu te rendre visite plus tôt est que, comme tu dois sans doute le savoir, je prépare avec mes amis de « Courir à Thury » le marathon de Vannes que nous allons faire d’ici deux mois, le 18 octobre plus précisément. Mais je te rassure tout de suite, pour ma part je ne courrai pas les fatidiques 42.195 kilomètres, mais seulement la moitié de cette distance, car je participe à la course en duo, avec Marc, un camarade de l’association. Je vais attendre encore une bonne année avant de m’attaquer à un vrai marathon, attendre que tu sois là pour venir m’encourager, car j’en aurai bien besoin je crois…

  Mais courir une vingtaine de kilomètres demande tout de même un certain entraînement, et comme avec mon coach nous courons essentiellement en forêt et par tous les chemins de traverse que nous croisons, je n’ai pas manqué, lors de notre dernière sortie, de buter sur une racine proéminente et sournoise et de m’étaler de tout mon long dans les cailloux et dans la poussière.

  Bilan de l’expédition : des éraflures multiples aux deux bras et la main gauche immobilisée, ce qui m’empêche de taper convenablement sur mon clavier. J’ai donc dû attendre d’aller un peu mieux (et là c’est le cas mais je ne crie pas trop victoire…) pour pouvoir t’écrire à nouveau…

  Que veux-tu, mon joli petit bébé, même la course à pied est un sport dangereux, surtout quand on ne regarde pas où l’on pose le pied, ce qui fut mon cas. Je tâcherai de faire plus attention la prochaine fois, d’autant que mon handicap passager nous cause aussi quelques soucis à la maison, puisque ta maman, qui te donne tout ce qu’elle peut pour que tu puisses te développer au mieux là où tu es, s’en trouve bien fatiguée ces jours derniers.

  Alors pour qu’elle se repose le plus possible pour votre bien-être à tous les deux, nous nous devons, ton frère et moi, de palier à tous ces petits désagréments pour assurer le quotidien de la maison, d’autant que ta maman doit éviter de faire de gros efforts, comme de porter des choses lourdes ou s’atteler à des tâches qui demandent beaucoup d’énergie physique.

  Mais comment faire pour aider ta maman de mon mieux si je ne suis plus capable moi-même de porter des choses lourdes, de passer l’aspirateur, de pendre le linge ou d’arroser les haricots dans le jardin ?

  Ha ! Je te jure, il n’y a pas plus gamin que ton sacré papa, qui ne trouve rien de mieux que de rentrer tout écorché à la maison, que ta pauvre maman a dû soigner de son mieux avec un produit qui pique, comme si j’étais un petit garçon de dix ans, ce que je suis encore parfois, et c’est tant mieux quand même quand on y pense cinq minutes ! Tu ne crois pas ?

  Du moins on se débrouille avec les moyens du bord, et c’est toujours dans le même but : préparer au mieux ton arrivée dans notre foyer, dans ton foyer…

  Une autre raison pour laquelle je n’ai pu t’écrire plus tôt, c’est que nous sommes allés faire une visite de contrôle chez le docteur pour nous assurer que tout allait bien pour toi. Comme ta maman ressentait des douleurs à ton endroit depuis quelques jours et pour ne pas nous inquiéter, voire nous angoisser d’avantage, nous n’avons pas voulu prendre le moindre risque et nous avons voulu vérifier par nous-mêmes que tout était en ordre, sans attendre la prochaine échographie. Et tel est heureusement le cas.

  Après une période délicate où tu nous as causé de belles frayeurs, il semblerait que tout soit revenu à la normale dans le cycle de ton évolution, que tout ce qui te protège et te nourrit soit revenu à sa place, et qu’il ne te reste plus qu’à grandir en toute quiétude dans le doux cocon maternel que nous avons aménagé tout exprès pour toi…

  Les trois premiers mois de la conception sont les plus délicats, et il peut arriver que de « petits incidents » émaillent le parcours tranquille de la croissance d’un bébé. Des choses peut-être banales et anodines pour des spécialistes qui en voient d’autres tous les jours, mais source de terreur (et je pèse mes mots) pour les futurs parents, surtout en ce qui me concerne puisque je te l’avoue, mon beau petit bébé, tu es mon premier enfant. Alors tu comprendras aisément que la moindre interrogation, le moindre doute, le plus infime détail te concernant nous transportent dans les plus vifs et effroyables tourments qui soient. Le manque d’expérience, sans doute…en tous cas pour moi.

  Une seule chose m’importe : que tu nous viennes aussi belle et aussi pleine de santé que possible, et nous ferons tout ce qui est en notre pouvoir pour cela, ne t’inquiète surtout pas, ma jolie petite fille.

  Point positif de notre visite de contrôle chez le docteur : nous avons pu te voir une nouvelle fois. Du moins, le haut de ton petit crâne et ton petit cœur qui battait à tout rompre…En tous cas, tu avais l’air bien plus serein que nous, tes parents. Peut-être nous inquiétons-nous bien plus qu’on ne le devrait, mais est-on jamais trop inquiets dans ce genre de situation ? Je ne saurais dire. Attendre l’arrivée de son propre enfant change la perception de tellement de choses…

  Enfin, l’essentiel dans cette histoire, c’est que tout aille pour le mieux en ce qui nous concerne tous, et faisons fi des aléas qui nous empoisonnent la vie !

  Je ne dis pas ça pour toi, ne t’en fais pas, mon cher petit bébé, mais pour les à côtés de notre quotidien qu’il faut bien gérer et surmonter pour préparer de meilleurs lendemains.

  Voilà, mon poignet gauche se rétablit peu à peu, je suis plus apte à écrire et à finir cette page maintenant. Tu sais à peu près tout ce qu’il faut savoir sur les derniers évènements de notre petite vie toute simple, du moins ceux qui méritent d’être relatés. Un week-end mouvementé tout de même : deux grosses frayeurs qui se terminent bien, que demander de plus ?

  Il est temps pour moi de partir, mon doux petit bébé, et pour toi de bien profiter de ce temps libre pour prendre des forces et te développer encore un peu plus, jusqu’à notre prochaine entrevue, qui viendra très vite je l’espère.

  Prends bien soin de toi, ma jolie petite fille, ta maman et moi veillons sur toi. Tu n’as rien à craindre.

  A bientôt.

  Bises.

Par Kitouf - Publié dans : Journal d'une vie nouvelle
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Jeudi 20 août 2009

  Bonjour petit bébé,

  Deux jours déjà que je ne t’écris. Je reprends donc ma plume électronique avec un plaisir deux fois plus grand que l’attente l’a été elle aussi.

 Je suis désolé si je n’ai pas été disponible pour toi hier, mais j’ai dû m’absenter toute la journée pour des raisons professionnelles, et comme je n’avais pas de clavier sous la main…mais cela ne m’a pas empêché de penser très fort à toi, bien au contraire, mais je crois que ça, tu le sais déjà.

  Tout de même, cela fait un bien fou de le dire et le redire encore, ne serait-ce que pour le plaisir de penser ces mots avant de les coucher sur ma virtuelle feuille blanche, qui entre nous soit dit se remplit à une vitesse « folle » lorsque je m’adresse à toi. Excepté les sempiternelles fautes de frappes qui m’obligent à d’incessants retours en arrière et corrections de rigueur, je dirais que ta petite personne est pour moi une très belle source d’inspiration.

  Tout du moins si l’on n’y regarde pas de trop près quant à la qualité littéraire de ma prose. Je préfère te parler comme les mots me viennent plutôt que de chercher à travailler chaque mot, chaque phrase, chaque paragraphe…Toi et moi nous connaissons à peine, et je crois que le mieux pour que cela dure entre nous, c’est que nous soyons le plus naturels possible l’un envers l’autre, qu’en dis-tu ?

  Alors, tu ne sais pas encore quel est mon métier ? C’est vrai que je ne t’en ai pas encore parlé. Mais nous avons tant de choses à apprendre l’un de l’autre que lorsque j’y songe, je ne sais pas par quoi commencer ! Alors je me dis que le mieux, c’est de prendre les choses comme elles viennent, dans le désordre le plus total, et de les traiter à leur juste mesure au fil de leurs allers et venues au sein de nos entretiens si particuliers. Tu es d’accord avec moi ? Bien.

  Donc, mon métier. Et bien, je suis dessinateur dans le domaine de la construction métallique, et je touche aussi bien le bâtiment que les ouvrages d’art et les ouvrages maritimes et fluviaux.

  Et justement, hier je suis allé au Mont Saint-Michel, car on y a engagé d’énormes travaux qui se nomment officiellement le « Rétablissement du caractère maritime du Mont Saint-Michel », ce qui signifie en gros que le Mont, qui était une île en son temps, à tendance depuis de longues années à se solidariser avec le continent, à cause de l’apport continu de sable et d’alluvions amené par les puissantes marées du site.

  Et bien, nous, nous avons conçu, construit et monté un barrage sensé inverser ce phénomène naturel afin de redonner au Mont Saint-Michel sont statut d’île. Et comme le Mont Saint-Michel est un haut lieu historique et touristique non seulement français mais aussi mondial, ce fut un honneur pour moi de participer à l’élaboration d’un tel ouvrage…D’autant que personnellement j’étais chargé de la partie non pas technique de l’affaire, mais plutôt esthétique et architecturale de l’ensemble.

  Donc tu comprendras si j’étais curieux et impatient de voir le résultat concret de mes nombreuses heures d’études passées ici, dans ce bureau. Et je dois dire que je n’ai pas été déçu du voyage, car d’une manière générale, tout le monde a bien travaillé. On a suivi mes instructions, et les choses se sont déroulées du mieux possible.

  Mais je parle, je parle, je parle. Quand tu seras en âge d’apprécier ce genre de choses, nous ne manquerons pas de t’emmener au Mont afin que tu voies de tes propres yeux le travail de ton papa. Pour l’instant, je te laisse imaginer…

  Sinon, hier soir, ta maman a eu sa première envie officielle ! Sa première envie de femme enceinte ! Et certainement grâce à toi, mon joli petit bébé. Heureusement, nous avons pu contenter cette furieuse envie très vite, sans avoir à sortir du lit, nous rhabiller (surtout moi) et courir la ville pour trouver coûte que coûte l’objet de tous les désirs maternels : nous avions ce qu’il fallait à la maison…

  Tu me demandes ce que c’est ? Mais je crois bien que si il est une personne à qui cette information n’a pas échappé, c’est bien toi, n’est-ce pas, ma chère petite fille ? Car c’est bien toi qui, d’une manière ou d’une autre, a réclamé tant et tant que nous n’avions pas eu le choix que d’obéir à tes ordres ! Mais nous ne t’en voulons pas, car comme je te l’ai dit plus haut, notre cellier était bien pourvu, et je te remercie vivement d’avoir seulement exigé deux BN à la fraise, car il en restait un paquet dans la cuisine…

  Tant que tu auras besoin de quoi que ce soit, n’hésite surtout pas, mon joli petit bébé, nous nous efforcerons, dans la mesure du possible, et selon l’heure à laquelle la demande sera formulée (ça c’est un message pour ta maman), de satisfaire tes petites envies ponctuelles…

  Oui ? Tu me demandes le métier de ta maman ? Et bien, sache que ta jolie maman travaille dans la même entreprise que moi, au service « achat ». Et oui, comme tu l’as déjà deviné, c’est sur notre lieu de travail que nous nous sommes rencontrés, ta maman et moi…

  Mais ça, c’est une autre histoire, et je te la raconterai un jour prochain. Pour l’heure, il vous faut bien vous reposer, ta maman et toi, car vous en avez grandement besoin.

  Je te souhaite plein de belles choses, mon petit bébé, nous pensons fort à toi et nous t’embrassons très fort.

  Prends bien soin de toi, sois forte.

  Bises.

Par Kitouf - Publié dans : Journal d'une vie nouvelle
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Le film hommage de Michaël Jackson, émouvant et vrai. Au-delà du mythe, on y découvre tout simplement un homme passionné par son métier, par son art. Son dernier concert comme si on y était.



Comment passer à côté de ce coffret? 5 albums de Michael Jackson pour une somme (très) modique. Et tant de bons titres qui n'ont toujours pas pris une ride... 



Un Monde Sans Fin, le dernier Ken Follet, une suite plus ou moins éloignée (dans le temps) du célebrissime "Piliers de la terre", mais dont le personnage principal est toujours la cathédrale de Kingsbridge. Personnages à foisons, intrigues, combats, revirements inattendus, tous les ingrédients pour passer un bon et long (1200 pages) moment de lecture.



 

 

 

 

 

 

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