Jeudi 17 septembre 2009

  Bonsoir, mon beau petit bébé,

 

  Voici quelques jours que je ne suis venu te saluer, et je m’en excuse. Mais notre vie est ainsi faite, que parfois nous avons le temps de prendre le temps, et d’autres jours nous ne savons ou donner de la tête tellement il y a de choses à faire.

   Ce n’est pas que je croule sous les tâches en ce moment, mais malgré cela, je n’ai le temps de rien. Mais cela ne m’empêche pas de penser à toi, tu peux être tranquille à ce sujet.

  Même si je ne t’écris pas tous les jours, je te vois chaque fois que je regarde ta maman, et même je te vois de mieux en mieux, parce que son ventre s’arrondit un peu plus chaque fois que je pose mon regard dessus. Et la grande nouveauté, ces derniers jours, en plus de la pluie d’automne qui semble s’être installée pour de longues et interminables journées, c’est que tu bouges, mon beau bébé !

  Enfin il me semble…en tous cas, ce qui est certain, c’est que lorsqu’on pose la main sur le ventre de ta maman, on sent comme une légère ondulation sous les doigts, et même plus précisément sous la paume, des petites vagues toutes chaudes qui nous caressent doucement la peau. Et ma foi, on dirait bien que c’est toi qui bouge.

  Je viens de demander à ta maman, qui consulte en ce moment même ses mails sur son ordinateur, et elle me dit que ça fait maintenant 17 semaines. Je sais, je sais, si tu déduis les jours avec la dernière fois, on n’a pas le compte, puisqu’au dernier recensement, on en était à 14 semaines. Sauf que je me suis légèrement trompé d’une semaine. C’est ta maman qui a mis le doigt sur la fatale erreur. En fait, nous en étions, tu en étais déjà à un peu plus de 15 semaines. Ce qui fait que tu es déjà plus grande que tu en as l’air. En tous cas, bien plus grande que je ne le pensais.

  Mais aujourd’hui, c’est sûr, tu en es à 17 belles et longues semaines, et tu ne devrais plus tarder à bouger. Du moins, tu bouges depuis longtemps déjà, mais nous attendons avec impatience la minute incroyable où nous verrons le ventre de ta maman être secoué tout seul des petits coups que tu porteras dans la paroi interne de son corps.

  Pour l’instant, chaque soir depuis quelques jours, avant de nous endormir, nous guettons avec avidité les petites ondulations de l’abdomen maternel qui font comme un petit roulis sous nos doigts, et cette sensation est déjà tellement merveilleuse qu’elle nous donne naturellement envie d’en avoir plus, que tu nous en offres plus, que tu daignes enfin te révéler à nous, que tu nous dises à haut et intelligible minuscule coups de pieds et poings :

  « Hé ho ! Je suis là ! Je suis vivante et en pleine santé ! Je grandis et je prends des forces tous les jours ! Et regardez, maintenant je peux faire des bosses dans le ventre de maman !

  J’ai assez de force et d’énergie en moi pour vous montrer que je suis parmi vous, mes parents, que vous pouvez déjà compter sur ma présence. Je fais déjà partie de la famille ! »

  Et oui, comme tu le dis, ma jolie petite fille, tu fais déjà partie de la famille. Tu es là, de plus en plus réelle, même protégée, même invisible, nous te savons parmi nous, nous avons chaque jour une preuve supplémentaire de ton existence, de ta réalité en ce monde, et rien ne peut nous rendre plus heureux, ta maman et moi.

  D’ailleurs, ta maman a bien de la chance, car demain midi elle a rendez-vous pour sa visite mensuelle chez le gynécologue. Ce n’est pas une échographie, elle ne pourra pas te voir, sauf exception, mais elle pourra entendre battre ton petit cœur, et faire un bilan pour voir si tout va bien. Mais comme nous ne recevons pas de signaux inquiétants de ta part, je crois que nous pouvons en conclure, tout en restant prudents bien entendu, que tout va pour le mieux pour toi. Nous serons fixés sur l’état de ton évolution demain, mais je ne suis pas plus inquiet que cela. J’ai confiance, et j’attends les nouvelles que ta maman ne tardera pas à me transmettre, afin de me rassurer complètement.

  Voilà, je crois qu’il est temps pour moi de te laisser te reposer maintenant. La soirée avance, s’étire, et il va bientôt être temps pour nous d’aller nous coucher à notre tour.

  Samedi, je participe à une course de dix kilomètres, pour me préparer en douceur à ma course de dix-neuf kilomètres du 18 octobre prochain. J’ai donc besoin de repos pour ne pas être trop ridicule le jour dit !

  Allez, je ne te retiens pas plus longtemps. Ta maman est assise à mes côtés. Nous t’embrassons fort tous les deux et nous pensons fort à toi.

  A très vite.

  Bises.

  PS : ta maman me charge de te dire qu’elle se sent constamment en symbiose avec toi…

  A bientôt.

Par Kitouf - Publié dans : Journal d'une vie nouvelle
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Lundi 14 septembre 2009


  

Bonjour mon petit bébé,

 

 

  J’espère que tu te portes bien, et que tout va pour le mieux pour toi. Je sais, voilà quelques jours que je ne suis venu te rendre une petite visite, mais il s’est passé tant de choses ces heures dernières, tant de choses que je dois te raconter, que je ne sais par où commencer !

  Ce fut un court week-end, mais qui semble bien long tant il fut bien rempli. Alors, ma foi, je crois que le plus simple est de commencer par le début, qu’en penses-tu, ma jolie petite fille ?

  Tout d’abord, vendredi après-midi, nous sommes allés, ta maman et moi, affronter le terrible monstre des allocations familiales, c’est-à-dire que nous nous sommes décidés à nous rendre personnellement dans les bureaux de la CAF afin d’y récolter le plus de renseignements possibles et imaginables, pour que, une bonne fois pour toutes, nous puissions prendre notre décision ferme et définitive quant à ton futur mode de garde.

  Parce que, et je le déplore autant que toi, mon beau bébé, mais une fois arrivée parmi nous, nous pourrons, surtout ta maman, nous occuper pleinement de toi pendant quelques semaines seulement. Après cela, il nous faudra retourner au travail, et donc te confier, durant la journée, à une nourrice qui prendra soin de toi pendant notre absence professionnelle. Ce n’est pas que ça m’enchante vraiment, mais nous n’avons pas le choix. Du moins si, nous l’avons, bien évidemment, mais nous avons beaucoup de paramètres à prendre en compte, et surtout nous devons veiller à ce que nos décisions soient avant toute chose les meilleures pour toi.

  Bref, nous devons penser à ton bien-être d’abord. Et pour ce faire, nous avons été reçus, finalement très vite, bien plus vite que ce à quoi nous nous attendions, par un jeune homme extrêmement sympathique qui a pris le temps de bien tout nous expliquer, concernant nos droits et nos devoirs attendus de l’Etat pour que nous puissions t’élever au mieux. Et nous avons eu toutes les réponses que nous étions venus chercher, et surpris d’avoir été servis aussi prestement, je commence à douter du bien fondé de l’abominable réputation de ce service administratif, qui dit que pour avoir accès aux informations qui nous intéressent, il faut y passer la journée à attendre, attendre, et attendre encore, pour bien souvent être débouté en dernière ligne droite, car bien sûr, il nous manque toujours le papier indispensable dont personne de compétent n’a jugé bon de nous avertir de justifier…

  C’est une prose bien alambiquée que voici, mais elle résume bien ce que la majorité d’entre nous pensons des Allocations Familiales. Pour ma part, bien que pétri de mauvais « à priori », je dois reconnaître que pour une fois, il est très agréable de se tromper…

  Cette délicate question de ton avenir étant (presque) réglée, nous avons pu, ta maman et moi, nous attacher à la deuxième partie de notre week-end, qui s’avérait bien chargée, surtout en émotions. Je devais d’abord attendre ma petite sœur, ta tante Myriam, qui venait passer deux jours à la maison, pour nous voir, bien entendu, mais surtout avec le doux espoir de rencontrer son idole de toujours, j’ai nommé Harrison Ford, qui était l’invité d’honneur du dernier festival de cinéma de Deauville, ce dont je t’ai déjà parlé, mon beau bébé, souviens-toi. Ce devait être la semaine dernière, si ma mémoire est bonne. Et je t’ai même promis de te faire découvrir non seulement le cinéma, mais aussi et surtout les films d’Harrison Ford, du moins ceux que je jugerai bon de te laisser regarder, du moins lors de tes premières années de jeune cinéphile en herbe, ce qui est un pléonasme, je sais. Mais soit écrit entre nous, ma belle petite fille, il n’est jamais trop tôt pour se confronter aux joies et aux délices de la langue française, qui sera dans quelques mois ta langue maternelle, et donc je me permets, étant moi-même, ton papa, amoureux des mots, de te donner, comme ça, sans en avoir l’air, un petit cours de lettres, que tu jugeras bon ou non de retenir, mais je ne t’en voudrais pas si cela n’était pas le cas. Tu as bien le temps encore avant de te confronter à ce genre d’exigence qui n’amuse que moi en vérité…

  Ceci dit, j’espère que plus tard, quand la lecture et l’écriture n’auront plus de secrets pour toi, tu auras toi aussi la même passion des mots que moi, car en prévision de ton hypothétique intérêt pour les belles lettres, je n’ai de cesse d’acheter des livres qui s’empilent et s’empilent encore dans le salon, à tel point que ta maman se lamente :

  « Mais nous n’avons plus de place dans la maison ! »

  Ce qui est vrai, ou commence à l’être, mais que veux-tu, mon beau bébé, on ne se refait pas, et j’aime le contact des livres, je n’y peux rien. Je désespère du jour où le livre en tant que tel disparaîtra au profit du « e-book », ce satané livre électronique, qui offre certes beaucoup d’avantages, mais qui n’aura jamais le charme et la chaleur d’un bon vieux livre de papier, que l’on prend plaisir à lire le soir, bien calé dans son fauteuil. Et c’est encore mieux l’hiver, quand les soirées sont longues et qu’un bon feu crépite dans la cheminée.

  Mais n’aie aucune crainte, ma belle petite fille, moi vivant, il y aura toujours quelque part un vrai livre que tu pourras feuilleter et apprécier avec autant de bonheur que ton papa en son jeune temps.

  Mais peut-être que j’extrapole un peu, je ne sais pas. Je suis un incorrigible romantique, et donc de fait je ne peux m’empêcher de noircir l’avenir. C’est bête je sais, mais c’est ainsi. Mais je sais qu’avec ta venue, je ne pourrai plus voir le monde avec le même regard qu’aujourd’hui. Il ne pourra être que plus beau, puisque tu en feras partie. Il ne pourra être que merveilleux, puisque je l’affronterai chaque jour avec toi à mes côtés, toi pour me donner la force nécessaire de te protéger contre tout ce que ce monde aura de néfaste à te montrer.

  Mais avant d’affronter le monde réel, tu dois déjà te renforcer de l’intérieur. C’est pour cela que, pendant que je faisais le pied de grue à Deauville avec Clément et ta tante Myriam, ta maman et ton grand-père Lucien sont allés prendre les eaux et se sont payés une belle journée de thalasso au bord de la mer. En fait, ils ne se la sont pas payée, cette journée de thalasso, puisque c’était à tous deux, ta maman et ton grand-père, leur cadeau d’anniversaire respectif. Et ils en ont bien profité. Et toi aussi, j’imagine, mon doux bébé. Du moins, là où tu es, tu as dû ressentir quelques effets bénéfiques des différents bains, massages, et autres enveloppements d’algues marines.

  Cela a dû être très agréable pour toi. En tous cas, pour ta maman, ça l’était. Et pour ton grand-père, pour qui cette thalasso était une première, il a grandement apprécié de se faire dorloter toute la journée, le corps et l’esprit détendus entre les mains expertes de jolies masseuses…

  Ce qui fait que samedi soir, chacun est rentré à la maison fatigué mais heureux. Epuisé mais ravi serait les termes plus justes. Quelle journée ! Des émotions fortes pour tous, dans des domaines bien différents, certes, mais que demander de plus ? Pour ta part, cette fois-ci, tu as eu droit aux délices des bienfaits de l’eau de mer. La prochaine fois, tu seras juchée sur mes épaules, un stylo et un carnet dans les mains, et tu chasseras l’autographe de star avec ton papa, et ta maman, qui adore ça aussi. Tu verras, c’est un tout autre genre de sport, mais tout aussi éreintant que de se faire chouchouter par des professionnelles du bien-être…

  Ce dimanche a été plus calme, car nous avions tous besoin de nous remettre de notre folle journée de la veille. Nous avons fait quelques brocantes, ta maman, Clément, ta tante Myriam et moi, et comme d’habitude, ta maman t’a trouvé tout un tas de jolies petites choses pour agrémenter les premiers jours de ton existence, pendant que de mon côté j’achetais encore et toujours des livres, pour préparer, à ma manière, tous les jours qui suivront les premiers de ton existence.

  Voilà mon beau bébé pour notre week-end bien rempli. Ta tante Myriam a repris le train en sens inverse ce matin et est retournée dans sa maison, retrouver ses enfants, tes cousins Marie, Guillaume, Thomas et Antoine, ainsi que ton oncle Arnaud, son mari, et tes deux grands-parents que tu ne connais pas encore, mon papa et ma maman à moi, Jean-Luc et Maryvonne. Il y a encore tant de choses que je ne t’ai pas encore racontées, que je crois bien qu’une encyclopédie n’y suffirait pas pour tout te dire !

  Voilà, il est temps que je te laisse. Tu as besoin de te reposer maintenant. Il est même temps d’aller nous coucher. Demain sera un autre jour, et je promets de passer te voir pour te dire un petit bonjour et prendre de tes nouvelles.

  Je t’embrasse, ma douce petite fille, et je te dis à très vite.

  Ton papa.

 

 

Par Kitouf - Publié dans : Journal d'une vie nouvelle
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Lundi 14 septembre 2009

Suite et fin de notre voyage à Deauville, ce samedi 12 Septembre, en compagnie de Clément et de ma petite soeur Myriam.



Il est 9 heures du matin, et nous sommes prêts à rencontrer Indiana Jones, Harrison Ford en personne...



Et le voilà qui arrive!





Aurons-nous notre autographe?






Nous l'avons vu! Nous l'avons vu! L'instant est incroyable!



La preuve, mais qui est derrière Clément et Myriam? Harrison Ford!



Isild le Besco sous les objectifs...





Michael Jay White est heureux de rencontrer ses fans.



Andy Garcia aussi. Là, c'est la très grande classe...





Myriam a droit à son autographe. Clément aussi. Ils sont aux anges.







Luc Besson est, quant à lui, un homme pressé.



Mais je l'ai tout de même capturé!



Et voilà l'autographe d'Indiana Jones, le seul vrai et unique!
A bientôt pour un nouveau festival. A l'année prochaine!

Par Kitouf - Publié dans : Festival(s) de Deauville
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Mercredi 9 septembre 2009

  Bonjour ma belle petite fille,

 

  J’espère que tu vas bien et que je ne te dérange pas trop. Je viens de finir de déjeuner, et je pensais bien prendre un peu le soleil avant de reprendre mon travail, car il devait faire beau toute la semaine, et comme la météo se trompe de plus en plus régulièrement, il fait tout gris dehors. Je profite donc de ce lourd passage nuageux pour venir te rendre une petite visite et prendre de tes nouvelles.

  Te voilà âgée de quatorze semaines maintenant, et ta maman m’a dit hier soir que tu mesurais à présent près de 17 centimètres, ce qui signifie que tu a doublé de taille en à peine un mois ! Je me permets de te féliciter, mon beau bébé, et de tout mon cœur, qui plus est. Mais peut-être devrais-je dire à présent mon « grand » beau bébé ?

  Non, n’exagérons pas non plus. Cependant, et toujours selon ta maman, qui surveille d’un œil attentif tous les progrès de ton développement, tu prends dans son ventre la place d’une noix de coco, ce qui est déjà assez impressionnant, quand on y pense.

  Il se trouve, par le plus grand des hasards, que nous avons justement une noix de coco à la maison, et ce depuis le début de l’été.

  Je l’avais achetée en pensant régaler la famille de son lait et de sa chair, comme Tom Hanks dans « Seul au monde » (encore un film que je dois te faire découvrir, surtout si tu as besoin un jour de faire un bon feu et que tu as oublié tes allumettes). Et donc, cette fameuse noix de coco, une fois en main, se posait le problème de la fracasser selon la tradition, afin d’en récolter le fruit, mais comment s’y prendre ? Avec une scie, un marteau, une masse, une lime à ongles ? Rien ne me satisfaisait. Clément se serait bien porté volontaire, car il possède toujours beaucoup de théories à propos d’un tas de sujets divers et variés, mais finalement il m’a laissé le soin de m’occuper moi-même de cette noix de coco, ce qui fait qu’aujourd’hui, elle sert d’ornement principal à plein temps dans notre panier à fruit.

  Voilà pour l’histoire de la noix de coco. Donc, il parait qu’à ton âge, tu tiens, recroquevillée bien sûr, dans une noix de coco. J’ai donc pris celle que nous possédons (et que tu verras sûrement un jour de tes propres yeux) afin de la soupeser, et d’imaginer un petit être à l’intérieur…17 centimètres, c’est vrai que tu n’es pas bien grosse encore, ma jolie petite fille, mais tout de même. Et là, je te l’avoue, je n’ai pu m’empêcher de tenter l’expérience de glisser la noix de coco sous mon t-shirt pour « connaître », ou tenter de connaître, l’espace de quelques secondes, la sensation de porter en soi, dans son ventre, une petite chose aussi grande qu’une noix de coco…

  Et bien, mon doux bébé, c’est déjà un phénomène remarquable, tu peux me croire. Evidemment, je me suis reporté ensuite sur le ventre de ta maman et je l’ai bien observé. Dans les rondeurs de son abdomen, un peu sous le nombril, tu es là, haute de 17 centimètres, pesant quelques grammes à peine, et tu vis, tu te nourris, tu respires, tu grandis, et tu trouves toujours ta place.

  Et ta maman te garde bien au chaud, dans son corps, et celui-ci se transforme et se modèle à mesure que tes besoins vitaux prennent de l’importance. Et son corps s’adapte, et quand je la regarde, comme ça, à la dérobée, son profil qui mue un peu plus chaque jour, je me demande alors :

  « Mais comment fait-elle ? »

  C’est une question qui demeure sans réponse, mais qui n’en demande pas. C’est le genre de mystère qui ne doit pas être dévoilé, mais seulement savouré, et il doit se vivre pour ce qu’il est.

  Peut-on savourer un mystère ? Dans ce cas, oui.

  C’est un spectacle dont je ne me lasse pas, et j’en profite car malgré tous mes efforts et tous mes espoirs, c’est un spectacle qui aura une fin, et même une fin programmée…mais quelle apothéose nous réserve le bouquet final de cette unique et magique représentation ! Le mot « fin » de ce spectacle, ce sera ton arrivée parmi nous, ta vie qui commencera « pour de vrai » entre nous, ta maman, ton frère et moi, ton papa.

  Le mot « fin » de ce spectacle là sera aussi le premier mot de ta nouvelle vie, le premier cri de ta future existence, celui qui te révèlera enfin à nous, nous qui attendons ce moment avec une joie si grande, si belle…

  Voilà, ma jolie petite fille, le soir est tombé et la nuit enveloppe lentement la maison. Il est temps pour moi de te laisser, car tu dois être fatiguée de tous ces efforts que tu as fournis pour pousser aussi vite. Ta maman te ressent un peu plus chaque jour, et tu réclames encore de la place. Je vais maintenant partir pour de bon, du moins avec les mots, car ta maman est assise à mes côtés, et je vais pouvoir maintenant poser mes mains sur son ventre pour te tenir un peu plus chaud, et penser très fort à toi.

  Je t’embrasse fort, mon beau bébé, ta maman également, et je te dis à très bientôt.

  Bises.

  Ton papa.

Par Kitouf - Publié dans : Journal d'une vie nouvelle
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Lundi 7 septembre 2009

  Bonjour mon petit bébé,

 

  Et voilà, nous sommes lundi et une nouvelle semaine commence. Et comme d’habitude, le week-end est passé si vite que je me demande comment nous avons eu le temps, ta maman et moi, de faire tout ce que nous avons fait.

  Mais avant toute chose, il faut que je prenne de tes nouvelles, c’est la moindre des politesses, non ? Alors, comment te portes-tu aujourd’hui, mon beau petit bébé ? Bien j’espère. En tous cas, nous n’avons reçu aucun signe de ta part ces derniers jours, et comme le dit le dicton : « Pas de nouvelles, bonnes nouvelles ! »

  Ce qui semble vouloir dire que tout se déroule comme prévu, que les choses se passent telles qu’elles doivent se passer, que tu grandis, que tu prends chaque jour des forces, que tu deviens un peu plus chaque jour la jolie petite fille que nous espérons, que nous attendons tous avec impatience. J’ai confiance en toi, mon beau bébé, alors je ne m’inquiète pas plus que cela, car je sais que tout se passera le mieux possible pour toi.

  Il faut dire que ta maman et moi faisons tout pour ça. Et donc, comme je te le disais la dernière fois que nous nous sommes vus, nous avons profité du beau soleil de septembre pour nous promener au bord de la mer, à Deauville, et nous sommes allés saluer Meryl Streep, comme nous l’espérions, Meryl Streep qui a eu la gentillesse de nous signer un autographe et de se laisser prendre en photo. Nous avons également croisé Dany Boon, un peu par hasard, et surtout nous nous sommes gorgés de soleil, de bon air marin et d’une bonne galette de froment, galette à l’andouille de Vire pour ta maman et sauce bolognaise pour moi.

  J’espère que tu aimes ça, l’andouille de Vire, parce que je peux te promettre qu’elle embaumait toute la salle du restaurant, ce qui n’a pas empêché ta maman de finir toute son assiette. Si avec ça tu ne deviens pas une vraie petite Normande, c’est à n’y plus rien comprendre !

  Nous sommes également allé dépenser un peu d’argent au fameux casino de Deauville, dans celui-là même où Françoise Sagan et Eddy Mitchell ont dilapidé la plus grande partie de leur fortune, c’est dire si l’instant était émouvant, du moins pour moi. J’ai eu une petite pensée pour ta tante Myriam, qui adore Eddy Mitchell, et songer que j’ai monté les mêmes marches que lui, et bien d’autres, pour atteindre les fameuses tables de jeu, c’est assez sympa.

  Ceci dit, le casino est très grand standing, et pour un peu nous nous serions crus à Las Vegas ! Et donc, même si je ne suis pas d’un tempérament très joueur, en grande partie parce que je n’ai jamais de chance au jeu, j’ai tout de même confié quelques euros à ta maman pour qu’elle les fasse fructifier en vue de t’offrir un avenir meilleur, ma douce petite fille. C’est du moins la pensée qui m’a traversé l’esprit quand j’ai tendu à la caissière du casino un billet de vingt pour l’échanger contre autant de jetons, que j’allai de ce pas remettre à ta maman, afin qu’elle tentât sa chance au bandit manchot.

  Je me demandais si j’étais vraiment un bon père de jouer ainsi l’argent de ton trousseau, car nous devions le lendemain aller à Airan pour acheter ce qui nous manque encore pour préparer au mieux ton arrivée parmi nous. Et bien, crois-le ou non, mais nous avons gagné ! Des vingt euros misés dans les machines à sous, ta maman a récolté vingt-six euros, soit un gain de six euros, soit un beau pyjama supplémentaire pour toi !

  Trop heureux de notre veine, nous avons changé nos gains et avons filé du casino avant que le démon du jeu ne nous reprenne, et après un dernier petit tour dans les rues de Deauville, à admirer les Ferrari et les Rolls Royce des Parisiens, nous sommes rentrés, épuisés mais ravis, nous reposer pour la journée du lendemain…

  Le lendemain donc, de bon matin, nous sommes allés à la brocante d’Airan afin d’y dénicher les bonnes affaires nécessaires aux petits soins qu’exige l’arrivée d’un nouveau né dans une famille.

  Alors pourquoi dans une brocante, me demandes-tu ? Parce que, quelque soit le côté vers lequel je regarde, je ne vois aucun intérêt à mettre des sommes folles dans des accessoires nécessaires alors qu’on peut les trouver, pour des prix très raisonnables et dans un état quasiment neuf dans toutes les bonnes foires de la région. Et en plus, ça rend service à ceux qui les vendent, alors comme ça, tout le monde est content.

  Et puis, soit dit entre toi et moi, si j’ai de l’argent à dépenser pour toi, je préfère le faire de manière plus intelligente, en cela je veux dire dans des domaines qui t’apporteront plus, comme dans la construction de ta personne, de ta personnalité, de ton éducation, de ton être, plutôt que de montrer aux braves gens que je suis en mesure de te promener dans une poussette flambant neuve hors de prix, dans le seul et unique but de prouver que oui, nous avons les moyens.

  Non merci.

  Enfin, parenthèse fermée, nous en discuterons toi et moi de vive voix, mais je sais que tu vois ce que je veux dire…je préfère, et de loin, la volonté de l’être plutôt que les vicissitudes du paraître. C’est un choix que je suis tout disposé à assumer, ce que je fais d’ailleurs, et sans honte aucune.

  Mais, ma pauvre enfant, tu es encore bien petite pour t’attacher à ce genre de considérations, et pour le moment, la seule chose qui compte pour moi, pour nous, c’est que tu sois heureuse, et sache que tout l’amour que nous avons à te donner, lui, sera toujours hors de prix, quelle que soit la valeur que l’on pourra bien lui donner.

  Ceci dit, nous avons déniché une super poussette toute options quatre roues motrices, avec couverture intégrée, sac à langer et tutti quanti assorti, plus un siège auto et une baignoire portative pour que tu puisses patauger dedans et éclabousser la cuisine autant que tu voudras. Il nous reste plus qu’à te trouver un lit, mais pour ça je ne me fais pas de soucis puisque notre entourage nous en a proposé plusieurs déjà, et une commode pour ranger tous tes petits vêtements, et je crois qu’on sera bientôt prêts, pour l’essentiel du moins.

  Ha oui, il reste encore les biberons, et tout ce qui va avec (je ne peux dire quoi avec précision puisqu’étant novice dans le domaine de la paternité, je ne suis pas encore au fait de tout ce dont a besoin un nouveau né pour survivre ici bas, mais j’apprends vite) mais pour ça ne t’en fais pas, tout sera neuf-neuf et plus que neuf…(sourire de ton papa).

  Il ne faut rien exagérer non plus.

  Voilà pour les nouvelles du moment, mon beau bébé. Il est temps pour moi de te laisser te reposer, vous reposer, ta maman et toi, car nous avons pas mal bourlingué ces deux derniers jours, et il est temps maintenant pour vous deux de reprendre des forces pour la suite de votre aventure, de notre aventure, qui se révèle de plus en plus passionnante et palpitante.

  Je te souhaite une bonne nuit, ma jolie petite fille, car je finis d’écrire ces quelques lignes à 21 heures, alors que je les ai commencées ce midi. Je prends mon temps, c’est vrai, mais ça me permet de passer plus de temps avec toi, de venir te voir plusieurs fois dans une même journée, et je n’en suis que plus heureux encore.

  Ta maman et moi t’embrassons fort et pensons à toi.

  Clément a posé sa main sur le ventre de ta maman ce soir et a constaté que ça avait grossi. Tu pousses et tu grandis, mon bel enfant, et c’est merveilleux.

  Nous t’aimons tous très fort.

  A très vite.

  Ton papa.

Par Kitouf - Publié dans : Journal d'une vie nouvelle
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander
Dimanche 6 septembre 2009

Bonjour.
Nous avons profité de cette belle journée de septembre pour nous promener à Deauville, puisque c'est le 35ème Festival du cinéma américain. Et pourquoi pas rencontrer quelques vedettes du grand écran, et glaner au passage un ou deux autographes?...





J'attends l'équipe du film "Julie et Julia", de Nora Ephron, avec entre autre Meryl Streep et Stanley Tucci. Dans mes mains, le DVD de "Sur la route de Madison", que j'espère bien faire signer par la grande et talentueuse Meryl Streep...

 

Voici Stanley Tucci qui sort le premier de l'hôtel. Isabelle est à la photographie, pendant que je patiente sur le côté des barrières pour les autographes.







Nora Ephron, la réalisatrice du film, monte dans sa voiture sans autographe...dommage.



Puis voici Meryl Streep qui sort à son tour de l'hôtel...Va-t-elle me signer mon DVD?





Elle est tout près de moi. Ca bouscule un peu, mais l'actrice est patiente et reste calme.







Après les autographes, Meryl Streep monte dans sa voiture et se rend à sa conférence de presse.



Petite promenade sur les planches, avant de rencontrer Harrison en chair et en os, la semaine prochaine...





Quelques "Rolls Royce" pour le côté chic et glamour...



Et avant de repartir, mais qui est cet acteur américain qui monte les marches avec son fils, l'air incognito?



C'est Dany Boon, bien sûr!

***

Voilà, on attend maintenant la semaine prochaine, pour rencontrer Indiana Jones, le seul vrai et unique...
Alors, est-ce que j'ai eu mon autographe de Meryl Streep? La réponse ci-dessous...




Et bien oui, comme quoi, tout peut arriver!
A bientôt!

Par Kitouf - Publié dans : Festival(s) de Deauville
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Samedi 5 septembre 2009

  Bonjour mon petit bébé,

 

  Je profite que ta maman et toi soyez dans la salle de bain, en train de vous pomponner toutes les deux afin d’être les plus belles possibles, mais ça vous l’êtes déjà, donc je ne comprends pas très bien ce que peut apporter de plus à votre beauté naturelle ces interminables séances de soins et d’ablutions diverses…

  Je plaisante évidemment. Non pas au sujet de votre beauté naturelle, jamais je n’oserai, mais sur le reste, bien entendu ! Vous êtes tellement jolies toutes les deux, inséparables que vous êtes, qu’à ce jour vous ne pouvez vivre l’une sans l’autre, ne pouvez vaquer à vos saines occupations sans vous séparer ne serait-ce que d’une simple seconde. Et c’est tant mieux ! Tant mieux pour vous deux, et pour moi, surtout pour moi, car lorsque je vois l’une de vous deux, et bien l’autre n’est jamais loin, ce qui fait que les deux femmes que j’aime le plus au monde de l’univers, et bien, je les ai toujours ensemble sous les yeux, dans mes bras, contre mes lèvres…et il faut que j’en profite tant que les choses seront ainsi, car, et ainsi va la vie ma jolie petite fille, ce ne sera pas toujours le cas.

  Mais faisons fi de ces réflexions qui n’ont pas encore lieu d’être ! Pour le moment, nous sommes ensemble, tous les trois, et pour très très très longtemps encore, alors profitons-en et vivons, toi, ta maman et moi tout ce que nous avons à vivre et ce du mieux possible !

  Alors, pendant que Stevie Ray Vaughan fait pleurer ses notes de guitare dans les enceintes du salon, je vais te tenir compagnie, par ces quelques mots, en attendant que vous soyez prêtes toutes les deux. Mais prêtes à quoi, me demandes-tu ?

  Et bien, comme ta maman et moi sommes très curieux des choses de l’art, pour faire simple, et plus simplement encore, des arts populaires, nous allons ce jour nous promener du côté de Deauville, où le festival de cinéma américain vient d’ouvrir ses portes, et comme tous les ans, du moins depuis que je vis en Normandie, je vais rendre hommage à tous ces acteurs et actrices, réalisateurs et autres intervenants du Septième Art, en quémandant de ci de là quelques photographies et autographes qui nous permettent quelques instants d’approcher ces grandes vedettes que nous ne pouvons admirer, en temps ordinaire, que sur les écrans géants de nos salles de cinéma ou bien dans notre poste de télévision.

  Aujourd’hui, avec un peu de chance, nous allons pouvoir « rencontrer » Meryl Streep, immense actrice parmi les plus grandes, qui nous a fait tant pleurer, ta maman et moi, dans le merveilleux film de Clint Eastwood « Sur la route de Madison ». Rien que pour ce film, j’aimerais lui dire tout le respect que j’ai pour cette grande dame du cinéma américain. Meryl Streep sera accompagnée de Nora Ephron, la scénariste de « Quand Harry rencontre Sally », entre autre, et si je pouvais également saluer l’auteure de cet autre film culte, je pourrais alors qualifier ma journée de « très bonne »…

  Je plaisante, mon doux bébé, car le but avant tout de cette sortie est bien évidemment de profiter du beau temps qui est revenu dans notre région, et de profiter un peu du bord de mer pour nous oxygéner, ta maman et moi, et donc toi par extension, car ta maman, la pauvre, n’est pas beaucoup sortie de la maison ces derniers jours, car elle doit prendre soin de toi en se reposant le plus possible, et je crois que de se promener un peu à Deauville lui fera, vous fera, le plus grand bien…

  Ceci dit, un autographe de Meryl Streep en sus ne pourra que nous combler de joie, ta maman et moi. J’ai la jaquette du DVD toute prête sous la main, et maintenant, il ne nous reste qu’à remettre nos vies entre les mains du destin et espérer qu’il nous placera au bon endroit au bon moment.

  Remarque, chaque fois que nous allons rôder autour du festival, la chance est plus ou moins avec nous : Val Kilmer, Robert Downey Jr, George Clooney, John Malkovich, Ed Harris, Vigo Mortensen et bien d’autres encore, la liste n’est déjà pas si mal que ça, tu ne trouves pas, mon joli petit bébé ?

  Sais-tu que tu étais présente au concert de U2 au Stade de France cet été ? Et que tu seras avec nous pour applaudir Alain Souchon au mois de novembre prochain ? Tu vois, tu n’es peut-être pas tout à fait présente parmi nous, mais tu as déjà vécu et tu es prête à vivre encore pas mal de petits trucs sympas avec nous. Alors je te laisse imaginer ce que tu feras quand tu seras réellement là avec nous, ma belle petite fille.

  De toute façon, tu n’as pas d’inquiétude à avoir, nous gardons des souvenirs de tout ce que nous faisons, alors tu ne manqueras rien, crois-moi, et les choses que tu auras vécues dans le ventre de ta maman, nous saurons te les montrer plus concrètement quand le moment sera venu.

  Voilà pour ce jour mon beau bébé. J’entends que ta maman a bientôt fini, et nous allons bientôt pouvoir partir. Aujourd’hui c’est Meryl Streep, et samedi prochain, ce sera Harrison Ford, mais ça, c’est une autre histoire, et je te la raconterai en temps voulu, c’est-à-dire dans une semaine…

  En attendant, je t’embrasse bien fort, mon beau bébé, et je pense bien à toi. Ne t’inquiète pas, je viendrai te rendre visite bien avant samedi prochain. De toute manière, je ne pourrai pas patienter jusque là sans venir te voir ni te parler, alors…

  Nous te faisons de gros bisous, nous t’aimons fort, et nous t’emmenons de ce pas rencontrer ta première star américaine…

  Bises, mon doux bébé.

  A très vite…

Par Kitouf - Publié dans : Journal d'une vie nouvelle
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander
Mercredi 2 septembre 2009

  Bonjour jolie petite fille,

 

  Voilà deux jours que je n’ai pris le temps de prendre la plume pour te parler. Comme promis, je t’ai laissée un peu tranquille pour que tu puisses concentrer toute ton énergie à ton développement, qui progresse de jour en jour, je peux te l’affirmer.

  Nous ne pouvons encore te voir bouger, mais nous pouvons sentir, sous nos doigts, une poche dure qui grandit et grossit chaque fois que nous la caressons. Nous savons que c’est là que tu vis, que tu expérimentes tes premières impressions et tes premiers sentiments, et quand je regarde le ventre de ta maman et que j’essaie de t’imaginer à l’intérieur, je me dis que c’est tout de même extraordinaire d’observer un être humain prendre vie dans le corps d’un autre être humain.

  Pour moi, ce n’est que le fruit d’une réflexion, comme ça, intuitive, passagère, mais pour ta maman, c’est un travail constant que de te porter en elle, vingt quatre heures sur vingt quatre, à chaque instant de sa vie, de son quotidien, dans ses tâches les plus banales de la journée aux grands moments émotionnels qu’elle peut connaître de temps à autre, comme par exemple la rentrée en 6ème, hier, de ton grand frère Clément ou un but de Yoann Gourcuff pour les Girondins de Bordeaux…

  Il faut dire que de vivre cette expérience en vrai et en direct me fait comprendre beaucoup de choses, que peut-être j’avais un peu de mal à évaluer quand je n’étais pas directement concerné par la question. En bref, et je te la fais courte : avant d’être papa.

  Par exemple, je comprends mieux maintenant le lien qui peut unir une mère à son enfant, du fait de l’avoir porté pendant neuf mois en elle, chose que nous, les papas, malgré toute la volonté du monde et peut-être bien une évolution scientifique que je n’aimerais néanmoins pas expérimenter, ne connaîtrons jamais.

  Et c’est bien dommage, même si le lien qui nous unit, toi et moi, est déjà extrêmement fort, puisque je ne peux m’empêcher de venir te rendre visite alors que tu n’es pas encore parmi nous !

  En tous cas, j’ose espérer que tu prends autant de plaisir que moi à nos petites conversations impromptues. Oui ? Comme tu es gentille, ma douce petite fille…

  Mais revenons, si tu le veux bien, à des choses plus simples et plus quotidiennes.

  Donc, la rentrée des classes. Ton frère est entré hier en 6ème, comme je te l’ai signalé quelques lignes plus avant, et les choses se sont bien passées, il faut croire. En tous cas, il en est revenu avec les meilleures intentions du monde, et ce n’est déjà pas si mal. La première journée a fait bonne impression, et même s’il est vrai que le changement est plutôt radical entre l’école primaire et le collège, Clément à l’air de s’être bien conformé à ce nouveau mode de vie et d’apprentissage qui l’attend. Maintenant, il ne nous reste plus qu’à attendre ses premiers mois d’étude pour constater si les résultats seront à la hauteur de nos attentes.

  Mais il n’y a pas de raisons, n’est-ce pas ?

  Ceci dit, un autre sujet me tarabuste ces derniers jours : avec la fin de l’été qui approche et l’automne qui commence à pointer le bout de son nez, nous entrons dans une période délicate de l’année, celle que ta maman déteste le plus au monde, celle ou les araignées viennent se réfugier dans les maisons.

  Et je ne te parle pas des petites bébêtes innocentes qui tissent une toile miniature au coin des façades, non, mais bel et bien de ces énormes araignées noires, ces araignées des blés, que l’on retrouve au matin dans l’évier de la cuisine, dans la douche  ou dans le tambour de la machine à laver (rien que des endroits humides) ou bien qu’on croise le soir alors qu’elles traversent à toute vitesse le salon, et qu’on détecte du coin de l’œil, surtout ta maman, une ombre furtive qui file sur le carrelage tel un monstre sanguinaire prêt à se sustenter de chair humaine…

  Ta maman bondit d’un mètre chaque fois qu’elle en voit une, alors je me dis que tu dois le ressentir, là où tu es, surtout si son cœur se met à battre à toute allure. Et toi, est-ce que tu as peur des araignées ?

  J’espère que non, parce que je passe mes soirées à pourfendre l’animal au fond de son repère, et je suis épuisé ! Quand tu seras avec nous, c’est toi qui te chargeras de la sinistre besogne, attraper les octopattes avec un « sopalin » et les jeter dehors, jusqu’à ce qu’elles reviennent, et ceci inlassablement jusqu’aux premiers grands froids de l’hiver, où là, mystérieusement, elles disparaissent aussi promptement qu’elles étaient apparues.

  Voilà mon petit ange pour les nouvelles du jour. Je vais te laisser, maintenant, penser à tout ce que je viens de te dire.

  Mon ange, c’est nouveau, oui je sais, mais peut-être pas innocent. Un indice à propos de ton prénom ? Qui sait…

  Je te fais de gros bisous, mon beau bébé, et je pense fort à toi.

  Ta maman et moi t’embrassons gros comme ça.

  A très vite.

  Papa et maman et Clément.

Par Kitouf - Publié dans : Journal d'une vie nouvelle
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander
Lundi 31 août 2009

  Bonjour petit bébé,

 

  Et oui, c’est encore moi, ton papa !

  Tu vas certainement finir par me trouver un tantinet envahissant, à m’introduire comme ça, de manière inopportune et fortuite dans ta petite existence, mais que veux-tu, je ne peux m’en empêcher…Dès qu’un creux se glisse dans mon emploi du temps hyper chargé d’homme occidental qui se doit d’honorer tout un tas d’obligations auxquelles j’aimerais faire faux bond de temps à autre, et bien, ma jolie petite fille, je pense à toi, et le fait de penser à toi me donne systématiquement l’envie de te parler, et ici en l’occurrence, de t’écrire.

  De toute manière, nous voilà liés toi et moi pour la vie, pour de très nombreuses années j’espère, alors autant nous y faire tout de suite. Et il n’y a aucune raison pour que les choses se passent mal entre nous, tu ne crois pas ? Je sais qu’il est peut-être « inhabituel » d’entretenir une relation avec un être qui n’est pas encore, mais je ne sais pas faire les choses « à la normale », comme on dit, et comme il faut bien que je me distingue de la masse d’une façon ou d’une autre, je me suis dit :

  « Pourquoi ne pas commencer tout de suite, au lieu d’attendre le terme de son développement et son arrivée parmi nous ? »

  Tu n’as pas besoin d’être « là » pour faire partie de notre vie. Tu y étais déjà bien avant le jour de ta conception, alors...

  D’autant que ça nous laissera, à toi et à nous, un souvenir, une trace des moments que nous aurons vécus ensemble, toi dans le ventre de ta maman, et nous dans notre vie quotidienne passée à préparer ta venue avec joie, doutes, bonheur et angoisses multiples, comme il se doit…

  Et nous garderons également un souvenir ému des grandes étapes importantes de ta croissance intra-maternelle, comme ce jour où ta maman, un matin vers 06h45, a sauté sur le lit pour me réveiller, me balançant sous le nez un test de grossesse en me disant, d’une voix tout excitée :

  « Regarde ! Y a deux traits ! Y a deux traits ! Ils sont venus tout de suite, et ils sont super nets, y a rien à dire ! T’as vu ? T’as vu ? T’as vu ? »

  Bien sûr, j’étais encore dans le brouillard, alors oui j’ai vu, mais trouble, flou, dédoublé, mais il y avait bien deux traits bleus parallèles qui flottaient sous mes yeux encore ensablés de sommeil. Puis ta maman s’est relevée d’un bond, est sortie de la chambre dans un état de nerfs indescriptible, me laissant seul dans mon lit, avec quelque part au fond de mon cerveau le cheminement qui se profilait, lentement mais sûrement, jusqu’à ma conscience, qui tout à coup se réveilla et me fit bondir le cœur hors de ma poitrine :

  « Ca y est, je vais être papa ! »

  Quelques jours plus tard, une prise de sang certifiée nous confirmait la nouvelle : tu étais bel et bien là. Tu vois, ma belle petite fille, c’est ce genre de petits détails que j’essaie de consigner dans ces pauvres lignes, pour ne pas les oublier dans dix, vingt ou trente ans, quand peut-être tu seras curieuse de savoir comment nous avons vécus, nous tes parents, nous ta famille, les premiers mois de ta conception.

  Tu sais, malgré toutes les bonnes volontés, le temps efface bien des choses de la mémoire des hommes, alors comme ça, nous nous souviendrons à jamais qu’un matin de Juin 2009, ta maman est venue me réveiller en sursaut pour m’annoncer que tu n’allais pas tarder à arriver dans notre vie…

  Voilà ce que je tenais à te dire aujourd’hui. Je vais maintenant te laisser te reposer, et de mon côté je vais reprendre mes activités machinales, qui ne sont pas bien passionnantes, mais qui me permettent de continuer à penser à toi, et surtout à préparer le petit nid douillet dans lequel, nous l’espérons, tu t’épanouiras le plus joliment possible.

  Ta maman se joint à moi pour t’embrasser fort et nous continuons de faire de notre mieux pour toi.

  A très bientôt.

  Nous, tes parents qui t’aimons.

 

  PS : il n’y a encore rien d’officiel, loin de là, mais le choix de ton futur prénom semble se profiler avec plus de précisions…

  Bises, mon bel enfant.

Par Kitouf - Publié dans : Journal d'une vie nouvelle
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Dimanche 30 août 2009

  Bonjour petit bébé,

 

  J’espère que tu vas bien, que tu as profité de ces derniers beaux jours pour grandir comme il faut, et te développer pour devenir la belle petite fille que nous attendons avec de plus en plus de trépignement dans les pieds, nous, ta petite famille.

  Je ne vais pas rester longtemps ce soir, je suis juste passé te souhaiter une bonne nuit dans ta poche maternelle. Ne t’inquiète pas, mon petit bébé, tu n’es pas un kangourou, non, ce n’est pas parce que je parle de « poche maternelle » que tu dois te croire un marsupial australien !

  Et quand bien même, tu serais un bébé kangourou que nous n’en t’aimerions pas moins, mon doux bébé. Mais jusqu’aux dernières nouvelles, tu es bien un petit être humain, qui profite pour l’instant de tous les bienfaits que te donne ta maman.

  Notre week-end à été tranquille, nous nous sommes promenés dans le village, avons croisés quelques personnes avec qui nous avons discuté. Bien entendu, nous avons beaucoup parlé de toi, comme tu peux t’en douter, de toi et de tout ce qui nous attends, concernant ta prochaine venue, comme l’achat de ton lit, ou de tes premiers vêtements, par exemple…

  Ta maman vient de s’asseoir à mes côtés, alors toi aussi tu es à côté de moi pendant que je t’écris. Je crois bien que c’est la première fois que ça arrive ! Je caresse le ventre de ta maman en même temps que je te parle, et j’ai vraiment le sentiment que tu es parmi nous, de plus en plus présente physiquement, puisque nous pouvons constater ton existence chaque fois que nous posons les yeux sur le nombril de ta maman, qui porte bien sa grossesse, puisque, mais ceci n’engage que moi, je la trouve chaque jour de plus en plus belle, avec ses nouvelles formes qui lui vont si bien…

  Ce matin, j’ai profité de la fraîcheur matinale pour aller courir 1h30 dans la forêt de Thury avec Raphaël et Tom. J’ai les genoux en compote, puisque eux sont des habitués de la course dans les bois, et pas moi.

  Mais je vais prendre deux dimanches de repos, puisque dimanche prochain il y a une grosse brocante dans la région que je ne veux pas manquer, et le dimanche suivant, et bien ta tante Myriam, ma petite sœur, vient passer le week-end en Normandie, car nous sommes bientôt début septembre, et donc il y a le festival du cinéma américain de Deauville qui commence, et cette année, l’invité d’honneur n’est autre que Harrison Ford en personne, Indiana Jones et Han Solo en chair et en os !

  Evidemment, tu ne sais pas encore qui est Harrison Ford, mais ne t’en fais pas, je me chargerai de ton éducation cinématographique avec autant de sérieux que je m’occuperai de ton éducation musicale et littéraire. Nous n’aurons pas beaucoup de temps pour nous ennuyer, crois-moi !

  Sinon, et pour finir, ta maman et moi sommes allés cueillir des mûres cet après-midi. Les premières mûres de la saison, mais suffisamment pour faire déjà quelques bons pots de confiture. Et non, mon bel enfant, toi, quand tu seras parmi nous, tu ne seras pas nourri que de produits de supermarché, mais tu profiteras au mieux des bienfaits de notre propre jardin et de tout ce que la nature veut bien nous donner autour de nous.

  Voilà, je crois que c’est tout pour cette fois. Je vais te laisser te reposer, et nous nous allons bientôt passer à table, et nous sustenter de quelques poivrons verts que je viens de cueillir moi-même dans notre potager, comme quoi je ne te raconte pas d’histoires, tu vois bien !

  Je t’embrasse bien fort, mon beau bébé, et nous pensons fort à toi…

  A très vite.

  Ton papa qui t’aime fort.

Par Kitouf - Publié dans : Journal d'une vie nouvelle
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander

Me and I

Pour lire La Révolte, cliquez sur l'image ci-dessous.

 

 

 

 

 

 

 

 


 

 

Mes coups de coeur

 

  

Le film hommage de Michaël Jackson, émouvant et vrai. Au-delà du mythe, on y découvre tout simplement un homme passionné par son métier, par son art. Son dernier concert comme si on y était.



Comment passer à côté de ce coffret? 5 albums de Michael Jackson pour une somme (très) modique. Et tant de bons titres qui n'ont toujours pas pris une ride... 



Un Monde Sans Fin, le dernier Ken Follet, une suite plus ou moins éloignée (dans le temps) du célebrissime "Piliers de la terre", mais dont le personnage principal est toujours la cathédrale de Kingsbridge. Personnages à foisons, intrigues, combats, revirements inattendus, tous les ingrédients pour passer un bon et long (1200 pages) moment de lecture.



 

 

 

 

 

 

Kitouf All Over The World

 

 


 

 

Recommander

Concours

Texte Libre

The Inter.net by
Kitouf.net

Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés