Lundi 28 septembre 2009

Course de 9,6 kms en duo, avec mon amie Marie, dans les rues de Caen, quartier Folie Couvrechef, avec départ du Mémorial.





1 heure 01 minute et 10 secondes, et un beau maillot en prime!

Par Kitouf - Publié dans : Course à pied
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Dimanche 27 septembre 2009

  Bonsoir ma petite fille,

 

  Voilà, nous sommes dimanche soir, et avant que nous passions à table, afin de clore en douceur ce week-end très ensoleillé et très occupé, il me reste un peu de temps, que je me fais une joie de partager avec toi.

  Alors, comment te portes-tu, mon beau bébé ?

  Bien, j’espère. En tous cas, nous ne recevons aucun signal inquiétant de ta part depuis bien longtemps, et ta maman est beaucoup moins fatiguée aujourd’hui que le mois dernier, ce qui me laisse penser que tout va pour le mieux pour vous deux maintenant. Vous avez bien récupéré toutes les deux, et je m’en félicite, car cela nous permet, à tous, de vivre cette grossesse dans les meilleures conditions possibles, et surtout de l’apprécier à chaque instant de façon admirable et merveilleuse.

  « Cela me laisse penser », mais en fait je le dis parce que je le sais. Et pourquoi donc, me demandes-tu, avec ton petit air tout étonné affiché sur ta petite frimousse ?

  Et bien, tout simplement parce que vendredi après-midi, nous sommes allés, ta maman et moi, revoir notre échographiste afin de procéder à un « scanner génétique », c’est-à-dire pour les profanes comme toi et moi une échographie complète de ta petite personne afin de déterminer et de détecter les risques potentiels de trisomie te concernant.

  Ta maman a déjà fait une prise de sang pour détecter une éventuelle trisomie, et elle s’est révélée négative, avec un risque calculé à 1 sur 620. Il n’y avait pas de quoi s’inquiéter, mais afin d’éviter une amniosynthèse, qui elle est susceptible de provoquer une fausse couche, ce dont nous nous passerons volontiers, on nous a recommandé de faire ce scanner génétique afin de confirmer le résultat de la prise de sang.

  Ce qui fait que nous avons pu te voir sous toutes les coutures, et t’entendre aussi. Alors, laisse-moi de donner le résultat de ton « genetic scan », puisque c’est comme ça qu’on dit :

 -Plexus choroïde : parfait

 -Diamètre bipariétal : parfait

 -Os propre du nez : parfait

 -5ème doigt main droite : parfait

 -5ème doigt main gauche : parfait

 -Ecartement des orteils : parfait

 -Longueur de l’humérus : parfait

 -Position et taille des oreilles : parfait

 -Longueur du fémur : parfait

 -Pas d’alignement des valves du cœur

 -Les reins : parfait

 -Les intestins : parfait

 -Battements de cœur : parfait

 -Termes médicaux incompréhensibles par ton papa : parfait

 

  Comme tu peux le constater toi-même, on ne pouvait pas mieux faire ! Tout est parfait, en tous cas tous les éléments permettant de détecter une éventuelle inquiétude, et le résultat de cet examen complémentaire est que le risque de naissance avec trisomie te concernant est passé de 1 sur 620 à 1 sur 1300.

  Nous voilà plus rassurés, et nous, et le docteur. Plus personne ne s’inquiète à ce sujet à présent, et c’est une grosse épine qu’on nous a enlevée du pied. En parlant de pied, on a pu voir les tiens, et ils sont tout minuscules, par jolie petite fille ! Ainsi que tes mains, ton cœur, ton dos, ta petite tête, et ton visage, oui ton visage. On a vu tes yeux, deux petits yeux noirs, ton petit nez…nous avons vu ton visage de face et de profil, même que le docteur, qui est une doctoresse, était très fier d’avoir pu capter un aussi beau profil de toi.

  Bref, nous nous sommes gavés de ton image pendant de longues minutes, et nous avons écouté ton cœur battre durant quelques secondes, et tout cela était merveilleux !

  Nous gardons en souvenir de cette rencontre avec toi quelques photos et des images plein la tête, tu peux me croire. Notre docteur nous a dit que pour ton « âge », du moins à ton stade de croissance au jour J, c’est-à-dire 17 semaines + 1 jour, tu étais grande et fine. J’espère en tous cas que tu sauras rester dans la moyenne le jour de ton arrivée parmi nous, parce que nous avons déjà acheté tout un tas de petits vêtements « Naissance » et qu’il ne faudrait pas qu’ils soient déjà trop petits !

  Je plaisante, bien sûr. Si les vêtements « Naissance » sont trop petits pour toi, nous avons déjà tout un stock de vêtements « Un mois » et « Trois  mois » en sus, ne t’inquiète surtout pas à ce sujet, ma belle et grande petite fille.

  En tous cas, et ce qu’il faut retenir de cette consultation chez le docteur, c’est que nous avons eu l’occasion de te revoir « pour de vrai » avant la date prévue, c’est-à-dire vers la mi-octobre. Ce fut une visite impromptue et intermédiaire, mais elle nous a fait très plaisir, comme tu dois bien t’en douter. En plus, tu n’as plus rien à voir avec ce que tu étais il y a quelques semaines encore. Tu changes tellement vite, mon beau bébé, que je n’arrive pas à croire ce que je vois.

  Mais c’est vrai que quand on y pense, du stade de l’embryon à celui de petit être fini, il n’y a que 36 semaines, et c’est bien peu de chose à l’échelle du temps pour créer une véritable petite vie. Surtout une vie qui sera d’ici quelques années douée de raison, de sentiments et d’émotions, et qui sera capable des plus belles choses que ce monde a à nous donner et à recevoir de nous.

  Les choses évoluent tellement vite que nous n’avons pas le temps de les apprécier à leur juste valeur. C’est pourquoi je prends le temps de coucher quelques mots, de-ci de-là, afin de ne pas trop oublier les émotions qui auront traversé mon cœur durant cette période où tu te construis, où tu n’es pas encore parmi nous mais déjà tellement présente pourtant. Quel changement depuis la fin de ce mois de mai ! De l’idée que j’allais bientôt être papa à ce jour, où je cours à droite et à gauche pour trouver de quoi t’accueillir dignement, aux projets qui nous passent par la tête, à ta maman et à moi, et surtout à ta maman, que de bouleversements je connais depuis quelques mois !

  Tout s’accélère autour de moi, et au lieu de m’étourdir, de me faire peur ou de m’aliéner, tout ça m’enchante vraiment, me rassure, me renforce aussi, et surtout me concentre sur l’essentiel des choses. L’essentiel des choses…

  Qui construit une famille bâtit le plus extraordinaire des empires. Jamais je n’aurais cru pouvoir dire ça un jour, mais aujourd’hui je le pense, et c’est un peu grâce à toi, ma jolie petite fille. Les choses changent, et heureusement, les hommes aussi. J’espère encore changer longtemps et dans plein de directions différentes, du moment que ce ne seront pas de mauvaises directions, ni pour moi, ni pour mon entourage, et encore moins pour toi, mon doux bébé…

  Voilà, je crois qu’il est temps pour moi de te laisser te reposer. La nuit est tombée maintenant sur notre petite maison, qui s’encombre pour toi un peu plus chaque jour. Il va falloir qu’on arrête de faire les magasins, sinon il va nous falloir une nouvelle maison plus grande avant même que tu sois avec nous !

  Allez, je te laisse maintenant tranquille, ma jolie petite fille. Tu dois bien dormir pour continuer à bien te développer. Ta maman et moi de faisons de grosses bises. Nous pensons fort à toi et nous t’aimons encore plus fort.

  A très bientôt ma belle enfant.

  Ton papa qui est fier de toi.

Par Kitouf - Publié dans : Journal d'une vie nouvelle
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Mercredi 23 septembre 2009

  Bonjour ma petite fille,

 

  Et oui, voilà, on y est. A présent, je peux t’appeler ma petite fille, puisque la nature de ton sexe a été confirmée pour de bon par le docteur, lors de la dernière échographie que ta maman a passée la semaine dernière. Ce qui fait que je peux maintenant, et sans me tromper beaucoup, sauf énorme erreur de la part du docteur et incroyable retournement de situation, t’appeler « ma petite fille ».

  Mais si tu préfères, je peux continuer à t’appeler mon petit bébé, car malgré tout tu es un petit bébé, et même peut-être pas encore, car tu n’es pas encore né(e), et donc techniquement et médicalement parlant, tu es encore un fœtus. Mais entre nous, ma jolie fillette au tout petit nez minuscule, je crois que ça ne serait pas terrible si je commençais ma modeste prose épistolaire par :

  « Bonjour mon petit fœtus… »

  Personnellement, je trouve ça un peu étrange, encore que, avec peut-être un soupçon d’indulgence et sous l’angle imprévu d’un certain regard de poète, on pourrait trouver un juste charme à cette introduction quelque peu originale. Mais disons que pour moi, l’image même du mot « fœtus » m’ôte un peu l’idée que je m’adresse à un petit être déjà doué d’une certaine capacité de compréhension, et capable déjà de ressentir une certaine palette de sentiments et d’émotions. Ce qui est bête, je sais, puisque tu es un fœtus et que tu commences effectivement à éprouver quelques sensations, et pourquoi pas tes premiers sentiments, et tes premières émotions ?

  Mais c’est pourquoi, lorsque je m’adresse à toi, mon beau petit bébé, je préfère te parler comme si tu étais déjà un être complet, entier, dans la pleine acceptation du terme, plutôt qu’à une entité en cours de formation, de développement, même si j’ai bien conscience que c’est ce que tu es. Ne t’inquiète pas, je n’en suis pas encore à ce stade de déliquescence mentale.

  C’est juste que c’est plus pratique pour tout le monde, pour moi d’abord, car il est beaucoup plus simple de s’adresser à quelqu’un qu’on peut imaginer complètement à défaut de le voir concrètement, et pour toi aussi, car si aujourd’hui tu ne saisis pas tout à fait le sens de tout ce que je peux te raconter, cela te sera bien plus aisé lorsque tu sauras lire et que peut-être, tu seras curieuse de savoir comment nous avons vécu, ta maman et moi, dans l’attente de toi, durant les neuf mois de grossesse (encore cinq) qui nous auront séparés, mais qui nous auront permis, à toi comme à nous, de nous construire un peu plus chaque jour, autrement, différemment, afin de nous préparer à nous recevoir mutuellement.

  C’est un peu compliqué tout ça, ma pauvre enfant, et je crois que je vais revenir à des choses plus simples et plus joyeuses maintenant...

  Hier soir, comme chaque soir d’ailleurs, j’ai procédé à l’inspection du ventre maternel, afin de vérifier si tout est bien en ordre, s’il est toujours aussi rond et bien équilibré, s’il est toujours aussi dur à l’endroit où tu loges, ma jolie petite fille, et surtout nous vérifions de combien de millimètres il s’est élargi depuis la dernière visite de contrôle, c’est-à-dire depuis la veille !

  Là, je peux te dire, mon beau bébé, que ce n’est déjà pas mal du tout. De profil, l’abdomen de ta maman est assez impressionnant, et même de face on ne peut plus nier l’évidence. Il n’y a que de dos, normal, que ta maman peut encore se permettre de faire la farce, mais c’est une drôle de farce, puisque c’est bien plus marrant quand on la regarde de profil…

  Comme tu en es à 16 semaines de développement, et qu’en règle générale et naturelle, tu dois rester dans le ventre maternel 36 semaines, et que par déduction il en reste encore 20, on se disait hier soir, ta maman et moi, que son ventre pouvait bien doubler de volume d’ici le jour de ta naissance, et ça nous a fait bien rire.

  Parce que si tu pouvais voir ta maman aujourd’hui, elle nous annoncerait que vous êtes deux là-dedans que ça ne m’étonnerait pas plus que cela. C’est d’ailleurs une idée qui nous a traversé l’esprit il y a quelques semaines, lorsque nous avons constaté que le ventre de ta maman commençait à s’arrondir un peu prématurément, par rapport à la norme, si j’ose dire.

  Mais non, tu es bel et bien seule dans ton petit univers placentaire, mais tu n’es pas seule au monde, car nous sommes là, nous ta petite famille, et nous veillons sur toi, même si pour l’instant tu vis plus dans notre cœur et dans notre tête que dans notre foyer. Mais tu es bien réelle tout de même, puisqu’on peut t’admirer sur des photographies !

  Tu es déjà et tu n’es pas encore. Tu es une réalité qu’on ne peut toucher du doigt, mais qu’on peut effleurer de la paume de la main. Etre et ne pas être, c’est une drôle de question ! C’est là tout le mystère et toute la magie d’une vie en cours de création.

  Hier soir toujours, ta maman me disait combien c’était merveilleux de créer une vie. De créer une vie nouvelle tout en continuant de vivre sa propre existence. Se lever, aller au travail, faire les courses, lire, se promener, faire les magasins, prendre un café…et quoique ta maman fasse, quelque soit l’endroit où elle se trouve, elle t’emporte avec elle et elle continue de te donner tout ce dont tu as besoin pour que tu continues à te développer et à grandir dans les meilleures conditions.

  « C’est extraordinaire, quand on y pense, de faire un enfant ! »

  Voilà en substance les mots qui, hier soir, m’ont accompagné vers un sommeil juste et réparateur. Et c’est aussi sur ces derniers mots que je vais maintenant retourner à mon autre vie, celle où je ne te parle pas, celle où je ne te raconte pas les petits et grands faits qui ponctuent nos journées qui se suivent, et se ressemblent un peu. A la différence que chaque jour révolu nous rapproche un peu plus de l’instant où nous serons enfin tous réunis, ce qui fait que chaque journée biffée sur le calendrier de notre petite vie est une bénédiction, car elle concrétise petit à petit ton existence, et la nôtre par la même occasion.

  Voilà, je retourne donc à ma vie où je me contente de penser à toi, où l’on se contente de parler de toi, de rêver de toi, et de t’attendre. Dont acte. Nous t’attendons.

  Mais pas trop longtemps j’espère, car je reviendrai vite te revoir ! Tu me manques déjà.

  Ta maman t’embrasse fort, et moi aussi.

  A bientôt.

  Ton papa qui ne peut s’arrêter de coucher des mots sur sa page pour rester encore un peu avec toi…

Par Kitouf - Publié dans : Journal d'une vie nouvelle
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Lundi 21 septembre 2009

  Bonsoir mon beau bébé,

 

  Voilà trois longues journées que je n’ai pris le temps de prendre la plume pour te parler, mais tu as tout de même été l’épicentre de toutes nos pensées et de tous nos actes du dernier week-end, lequel, comme tous les week-end, fut hélas bien trop court à mon goût.

  Néanmoins, il ne nous a pas empêchés, ta maman et moi, d’en profiter à fond avant de retourner au travail, ce matin même, et de reprendre notre labeur quotidien et malheureusement nécessaire.

  « Malheureusement » je dis bien, car comme un bel idiot que je suis, je m’étais promis de jouer vendredi dernier à Euro millions, car il y avait  une cagnotte exceptionnelle de 100 millions ! Non, tu ne rêves pas, ma jolie petite fille, je dis bien 100 millions !

  Et j’ai oublié de jouer. Mais alors ce qui s’appelle oublier…ça m’est totalement sorti de la tête, et quand j’ai vu que le gain est tombé en France, je me dis que je n’ai jamais été aussi prêt d’avoir été riche. Mais le fait est que je ne serai jamais riche, et ce n’est pas si grave, parce que ne pas être riche n’empêche pas d’être heureux. En tous cas, il y en a qui le disent…

  Veux-tu savoir pourquoi j’ai oublié de me rendre dans mon bar-tabac favori afin d’y valider un ticket de loterie à deux euros qui ne me rapporte jamais rien qu’un peu d’espoir et beaucoup de rêve en cas où ? Et bien, comme je te le disais la dernière fois, ta maman s’est rendue chez son médecin pour sa visite de contrôle te concernant, visite qui devait être rapide et sans échographie.

  Mais que nenni ! Car échographie il y eut, et comme nous pensions le contraire, ta maman et moi, et que de temps en temps je me dois de justifier les sous que mon patron daigne me verser chaque mois, je n’ai pas accompagné ta maman chez le docteur, et j’ai raté l’échographie, et je n’ai pas eu l’occasion de te revoir une nouvelle fois. Dommage…

  Heureusement, le médecin a donné quelques clichés de toi à ta maman, et j’ai pu te voir tout de même, sur quatre images fixes, mais c’est toujours mieux que rien, non ? Surtout que sur l’une d’entre elle, on peut te voir de profil, et tu lèves ton bras droit vers ton petit visage, et on dirait bien que tu suces ton petit pouce, mais peut-être n’est-ce qu’un effet d’optique, du moins de perspective.

  Et sur ce cliché, j’ai pu voir ton visage de profil, et on reconnaît très bien ton nez, qui a l’air tout petit au milieu de ta figure. On dirait bien, mais sans doute que je me précipite un peu, que tu as attrapé le minuscule petit nez de ta maman, ce qui serait un véritable bonheur pour moi, mon adorable petite fille, car je souhaiterais, et de loin, que tu hérites l’appendice nasal de ta jolie maman plutôt que le gros nez de ton papa, c’est tout ce que je demande au Bon Dieu s’il existe, ou à Mère Nature si c’est à elle qu’est échu le choix des attributs parentaux qui seront légués à leurs enfants…

  Je plaisante un peu, évidemment, mais pas tant que ça quand même. Ton oncle Arnaud a longuement prié pour que sa petite fille ne naisse pas avec ses oreilles à lui, et il a été exaucé. Je fais donc de même avec mon nez. D’autant que celui de ta maman est non seulement adorable, mais en plus il est d’une rare sensibilité, et aucun parfum, aucune odeur, aussi ténue soit-elle, ne peut lui échapper. J’espère donc que, concernant ce point-ci, tu auras le nez de ta maman, et que la nature, pour une fois, saura me donner raison…

  Bref, je t’ai vue vendredi dernier, et j’en ai oublié de jouer mon loto. Mais comme c’est toi ma plus belle richesse, je crois que je n’ai pas perdu au change. J’en suis même sûr et certain…

  Ceci dit, et pour redevenir sérieux, ce qui nous préoccupe avant tout, ta maman et moi, c’est que tu arrives parmi nous en bonne santé, avec tout ce qu’il faut là où il faut, avec une tête, deux yeux, un nez (maternel), une bouche, deux oreilles, deux bras, deux jambes, dix doigts et dix orteils, le tout bien à sa place, mignon et adorable à croquer, et que l’intérieur de ton petit être soit aussi joli et rassurant que l’extérieur, et nous serons vraiment très heureux.

  En effet, il peut arriver tellement de choses, et rien que d’y penser me donne des cauchemars terribles et me promets d’effroyables nuits blanches à me demander si tout va bien, ou au contraire si il va y avoir un problème, des complications, ou encore autre chose, et si, et si, et si… ? C’est pour ça que je préfère ne pas y penser, et continuer à avoir confiance en l’avenir et en la bonté de Dame Nature.

  Au fond de moi, je sais que tout se passera bien, et que nous n’aurons aucune raison de nous inquiéter pour toi, mon beau bébé, mais quoiqu’il arrive, il y aura toujours une infime parcelle de moi, de nous, quelque part dans un coin de notre tête, qui se posera cette impitoyable question :

  « Et si… ? »

  Mais pour le moment, laissons ces pensées noires de côté, car elles n’ont pas lieu d’être, et ne le seront jamais. Pour le moment, comme je te le disais, mon doux bébé, tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes. Tu grandis comme tu dois le faire, et tu te développes exactement comme on l’attendait, à un petit détail près, ma belle petite fille, c’est que ta maman n’est pas à 17 semaines de grossesse, comme on le pensait, mais bien à 16, comme nous l’avions dit il y a quelques jours. Mais que veux-tu qu’on y fasse, on est tellement impatient de te rencontrer enfin qu’on a sauté une semaine dans l’espoir de te voir un peu plus tôt que prévu !

  Mais nous savons aussi être, de temps à autre, raisonnables, nous tes parents, et nous avons remis notre calendrier à jour, et nous profitons de toi en temps donné et en temps voulu.

  En attendant, nous continuons de parfaire ton trousseau, et bientôt nous aurons à notre disposition tout le nécessaire pour t’accueillir comme tu le mérites au sein de notre petite famille. C’est pour ça que je te dis que tu as encore un peu de temps avant de venir nous rejoindre. Prends surtout tout le temps dont tu auras besoin pour devenir le merveilleux petit bébé que nous attendons tous pour la fin de l’hiver.

  Demain sera le premier jour de l’automne. Deux longues saisons nous séparent encore, ma jolie petite fille, mais le temps file si vite ici bas que je sais que nous serons bientôt tous réunis, ta maman, ton grand frère, toi, et moi ton papa, et nous formerons alors une vraie petite famille complète, et heureuse, ça je le sais.

  Voilà, il est temps pour moi de te quitter, car après tant de lecture, il va falloir bien te reposer. Ha oui, j’oubliais ! Le docteur nous l’a bien confirmé : tu es belle et bien une petite fille !

  Ne le dis à personne, mais j’en suis personnellement très content…

  Je t’embrasse fort, mon beau bébé, et je te dis à  très vite.

  Ton papa.

Par Kitouf - Publié dans : Journal d'une vie nouvelle
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Dimanche 20 septembre 2009

Course de 10 kms autour du port de Caen.



Ma (mes) petite(s) Comtesse(s) sont venues me soutenir...







57 minutes et 26 secondes.

Par Kitouf - Publié dans : Course à pied
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Jeudi 17 septembre 2009

  Bonsoir, mon beau petit bébé,

 

  Voici quelques jours que je ne suis venu te saluer, et je m’en excuse. Mais notre vie est ainsi faite, que parfois nous avons le temps de prendre le temps, et d’autres jours nous ne savons ou donner de la tête tellement il y a de choses à faire.

   Ce n’est pas que je croule sous les tâches en ce moment, mais malgré cela, je n’ai le temps de rien. Mais cela ne m’empêche pas de penser à toi, tu peux être tranquille à ce sujet.

  Même si je ne t’écris pas tous les jours, je te vois chaque fois que je regarde ta maman, et même je te vois de mieux en mieux, parce que son ventre s’arrondit un peu plus chaque fois que je pose mon regard dessus. Et la grande nouveauté, ces derniers jours, en plus de la pluie d’automne qui semble s’être installée pour de longues et interminables journées, c’est que tu bouges, mon beau bébé !

  Enfin il me semble…en tous cas, ce qui est certain, c’est que lorsqu’on pose la main sur le ventre de ta maman, on sent comme une légère ondulation sous les doigts, et même plus précisément sous la paume, des petites vagues toutes chaudes qui nous caressent doucement la peau. Et ma foi, on dirait bien que c’est toi qui bouge.

  Je viens de demander à ta maman, qui consulte en ce moment même ses mails sur son ordinateur, et elle me dit que ça fait maintenant 17 semaines. Je sais, je sais, si tu déduis les jours avec la dernière fois, on n’a pas le compte, puisqu’au dernier recensement, on en était à 14 semaines. Sauf que je me suis légèrement trompé d’une semaine. C’est ta maman qui a mis le doigt sur la fatale erreur. En fait, nous en étions, tu en étais déjà à un peu plus de 15 semaines. Ce qui fait que tu es déjà plus grande que tu en as l’air. En tous cas, bien plus grande que je ne le pensais.

  Mais aujourd’hui, c’est sûr, tu en es à 17 belles et longues semaines, et tu ne devrais plus tarder à bouger. Du moins, tu bouges depuis longtemps déjà, mais nous attendons avec impatience la minute incroyable où nous verrons le ventre de ta maman être secoué tout seul des petits coups que tu porteras dans la paroi interne de son corps.

  Pour l’instant, chaque soir depuis quelques jours, avant de nous endormir, nous guettons avec avidité les petites ondulations de l’abdomen maternel qui font comme un petit roulis sous nos doigts, et cette sensation est déjà tellement merveilleuse qu’elle nous donne naturellement envie d’en avoir plus, que tu nous en offres plus, que tu daignes enfin te révéler à nous, que tu nous dises à haut et intelligible minuscule coups de pieds et poings :

  « Hé ho ! Je suis là ! Je suis vivante et en pleine santé ! Je grandis et je prends des forces tous les jours ! Et regardez, maintenant je peux faire des bosses dans le ventre de maman !

  J’ai assez de force et d’énergie en moi pour vous montrer que je suis parmi vous, mes parents, que vous pouvez déjà compter sur ma présence. Je fais déjà partie de la famille ! »

  Et oui, comme tu le dis, ma jolie petite fille, tu fais déjà partie de la famille. Tu es là, de plus en plus réelle, même protégée, même invisible, nous te savons parmi nous, nous avons chaque jour une preuve supplémentaire de ton existence, de ta réalité en ce monde, et rien ne peut nous rendre plus heureux, ta maman et moi.

  D’ailleurs, ta maman a bien de la chance, car demain midi elle a rendez-vous pour sa visite mensuelle chez le gynécologue. Ce n’est pas une échographie, elle ne pourra pas te voir, sauf exception, mais elle pourra entendre battre ton petit cœur, et faire un bilan pour voir si tout va bien. Mais comme nous ne recevons pas de signaux inquiétants de ta part, je crois que nous pouvons en conclure, tout en restant prudents bien entendu, que tout va pour le mieux pour toi. Nous serons fixés sur l’état de ton évolution demain, mais je ne suis pas plus inquiet que cela. J’ai confiance, et j’attends les nouvelles que ta maman ne tardera pas à me transmettre, afin de me rassurer complètement.

  Voilà, je crois qu’il est temps pour moi de te laisser te reposer maintenant. La soirée avance, s’étire, et il va bientôt être temps pour nous d’aller nous coucher à notre tour.

  Samedi, je participe à une course de dix kilomètres, pour me préparer en douceur à ma course de dix-neuf kilomètres du 18 octobre prochain. J’ai donc besoin de repos pour ne pas être trop ridicule le jour dit !

  Allez, je ne te retiens pas plus longtemps. Ta maman est assise à mes côtés. Nous t’embrassons fort tous les deux et nous pensons fort à toi.

  A très vite.

  Bises.

  PS : ta maman me charge de te dire qu’elle se sent constamment en symbiose avec toi…

  A bientôt.

Par Kitouf - Publié dans : Journal d'une vie nouvelle
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Lundi 14 septembre 2009


  

Bonjour mon petit bébé,

 

 

  J’espère que tu te portes bien, et que tout va pour le mieux pour toi. Je sais, voilà quelques jours que je ne suis venu te rendre une petite visite, mais il s’est passé tant de choses ces heures dernières, tant de choses que je dois te raconter, que je ne sais par où commencer !

  Ce fut un court week-end, mais qui semble bien long tant il fut bien rempli. Alors, ma foi, je crois que le plus simple est de commencer par le début, qu’en penses-tu, ma jolie petite fille ?

  Tout d’abord, vendredi après-midi, nous sommes allés, ta maman et moi, affronter le terrible monstre des allocations familiales, c’est-à-dire que nous nous sommes décidés à nous rendre personnellement dans les bureaux de la CAF afin d’y récolter le plus de renseignements possibles et imaginables, pour que, une bonne fois pour toutes, nous puissions prendre notre décision ferme et définitive quant à ton futur mode de garde.

  Parce que, et je le déplore autant que toi, mon beau bébé, mais une fois arrivée parmi nous, nous pourrons, surtout ta maman, nous occuper pleinement de toi pendant quelques semaines seulement. Après cela, il nous faudra retourner au travail, et donc te confier, durant la journée, à une nourrice qui prendra soin de toi pendant notre absence professionnelle. Ce n’est pas que ça m’enchante vraiment, mais nous n’avons pas le choix. Du moins si, nous l’avons, bien évidemment, mais nous avons beaucoup de paramètres à prendre en compte, et surtout nous devons veiller à ce que nos décisions soient avant toute chose les meilleures pour toi.

  Bref, nous devons penser à ton bien-être d’abord. Et pour ce faire, nous avons été reçus, finalement très vite, bien plus vite que ce à quoi nous nous attendions, par un jeune homme extrêmement sympathique qui a pris le temps de bien tout nous expliquer, concernant nos droits et nos devoirs attendus de l’Etat pour que nous puissions t’élever au mieux. Et nous avons eu toutes les réponses que nous étions venus chercher, et surpris d’avoir été servis aussi prestement, je commence à douter du bien fondé de l’abominable réputation de ce service administratif, qui dit que pour avoir accès aux informations qui nous intéressent, il faut y passer la journée à attendre, attendre, et attendre encore, pour bien souvent être débouté en dernière ligne droite, car bien sûr, il nous manque toujours le papier indispensable dont personne de compétent n’a jugé bon de nous avertir de justifier…

  C’est une prose bien alambiquée que voici, mais elle résume bien ce que la majorité d’entre nous pensons des Allocations Familiales. Pour ma part, bien que pétri de mauvais « à priori », je dois reconnaître que pour une fois, il est très agréable de se tromper…

  Cette délicate question de ton avenir étant (presque) réglée, nous avons pu, ta maman et moi, nous attacher à la deuxième partie de notre week-end, qui s’avérait bien chargée, surtout en émotions. Je devais d’abord attendre ma petite sœur, ta tante Myriam, qui venait passer deux jours à la maison, pour nous voir, bien entendu, mais surtout avec le doux espoir de rencontrer son idole de toujours, j’ai nommé Harrison Ford, qui était l’invité d’honneur du dernier festival de cinéma de Deauville, ce dont je t’ai déjà parlé, mon beau bébé, souviens-toi. Ce devait être la semaine dernière, si ma mémoire est bonne. Et je t’ai même promis de te faire découvrir non seulement le cinéma, mais aussi et surtout les films d’Harrison Ford, du moins ceux que je jugerai bon de te laisser regarder, du moins lors de tes premières années de jeune cinéphile en herbe, ce qui est un pléonasme, je sais. Mais soit écrit entre nous, ma belle petite fille, il n’est jamais trop tôt pour se confronter aux joies et aux délices de la langue française, qui sera dans quelques mois ta langue maternelle, et donc je me permets, étant moi-même, ton papa, amoureux des mots, de te donner, comme ça, sans en avoir l’air, un petit cours de lettres, que tu jugeras bon ou non de retenir, mais je ne t’en voudrais pas si cela n’était pas le cas. Tu as bien le temps encore avant de te confronter à ce genre d’exigence qui n’amuse que moi en vérité…

  Ceci dit, j’espère que plus tard, quand la lecture et l’écriture n’auront plus de secrets pour toi, tu auras toi aussi la même passion des mots que moi, car en prévision de ton hypothétique intérêt pour les belles lettres, je n’ai de cesse d’acheter des livres qui s’empilent et s’empilent encore dans le salon, à tel point que ta maman se lamente :

  « Mais nous n’avons plus de place dans la maison ! »

  Ce qui est vrai, ou commence à l’être, mais que veux-tu, mon beau bébé, on ne se refait pas, et j’aime le contact des livres, je n’y peux rien. Je désespère du jour où le livre en tant que tel disparaîtra au profit du « e-book », ce satané livre électronique, qui offre certes beaucoup d’avantages, mais qui n’aura jamais le charme et la chaleur d’un bon vieux livre de papier, que l’on prend plaisir à lire le soir, bien calé dans son fauteuil. Et c’est encore mieux l’hiver, quand les soirées sont longues et qu’un bon feu crépite dans la cheminée.

  Mais n’aie aucune crainte, ma belle petite fille, moi vivant, il y aura toujours quelque part un vrai livre que tu pourras feuilleter et apprécier avec autant de bonheur que ton papa en son jeune temps.

  Mais peut-être que j’extrapole un peu, je ne sais pas. Je suis un incorrigible romantique, et donc de fait je ne peux m’empêcher de noircir l’avenir. C’est bête je sais, mais c’est ainsi. Mais je sais qu’avec ta venue, je ne pourrai plus voir le monde avec le même regard qu’aujourd’hui. Il ne pourra être que plus beau, puisque tu en feras partie. Il ne pourra être que merveilleux, puisque je l’affronterai chaque jour avec toi à mes côtés, toi pour me donner la force nécessaire de te protéger contre tout ce que ce monde aura de néfaste à te montrer.

  Mais avant d’affronter le monde réel, tu dois déjà te renforcer de l’intérieur. C’est pour cela que, pendant que je faisais le pied de grue à Deauville avec Clément et ta tante Myriam, ta maman et ton grand-père Lucien sont allés prendre les eaux et se sont payés une belle journée de thalasso au bord de la mer. En fait, ils ne se la sont pas payée, cette journée de thalasso, puisque c’était à tous deux, ta maman et ton grand-père, leur cadeau d’anniversaire respectif. Et ils en ont bien profité. Et toi aussi, j’imagine, mon doux bébé. Du moins, là où tu es, tu as dû ressentir quelques effets bénéfiques des différents bains, massages, et autres enveloppements d’algues marines.

  Cela a dû être très agréable pour toi. En tous cas, pour ta maman, ça l’était. Et pour ton grand-père, pour qui cette thalasso était une première, il a grandement apprécié de se faire dorloter toute la journée, le corps et l’esprit détendus entre les mains expertes de jolies masseuses…

  Ce qui fait que samedi soir, chacun est rentré à la maison fatigué mais heureux. Epuisé mais ravi serait les termes plus justes. Quelle journée ! Des émotions fortes pour tous, dans des domaines bien différents, certes, mais que demander de plus ? Pour ta part, cette fois-ci, tu as eu droit aux délices des bienfaits de l’eau de mer. La prochaine fois, tu seras juchée sur mes épaules, un stylo et un carnet dans les mains, et tu chasseras l’autographe de star avec ton papa, et ta maman, qui adore ça aussi. Tu verras, c’est un tout autre genre de sport, mais tout aussi éreintant que de se faire chouchouter par des professionnelles du bien-être…

  Ce dimanche a été plus calme, car nous avions tous besoin de nous remettre de notre folle journée de la veille. Nous avons fait quelques brocantes, ta maman, Clément, ta tante Myriam et moi, et comme d’habitude, ta maman t’a trouvé tout un tas de jolies petites choses pour agrémenter les premiers jours de ton existence, pendant que de mon côté j’achetais encore et toujours des livres, pour préparer, à ma manière, tous les jours qui suivront les premiers de ton existence.

  Voilà mon beau bébé pour notre week-end bien rempli. Ta tante Myriam a repris le train en sens inverse ce matin et est retournée dans sa maison, retrouver ses enfants, tes cousins Marie, Guillaume, Thomas et Antoine, ainsi que ton oncle Arnaud, son mari, et tes deux grands-parents que tu ne connais pas encore, mon papa et ma maman à moi, Jean-Luc et Maryvonne. Il y a encore tant de choses que je ne t’ai pas encore racontées, que je crois bien qu’une encyclopédie n’y suffirait pas pour tout te dire !

  Voilà, il est temps que je te laisse. Tu as besoin de te reposer maintenant. Il est même temps d’aller nous coucher. Demain sera un autre jour, et je promets de passer te voir pour te dire un petit bonjour et prendre de tes nouvelles.

  Je t’embrasse, ma douce petite fille, et je te dis à très vite.

  Ton papa.

 

 

Par Kitouf - Publié dans : Journal d'une vie nouvelle
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Lundi 14 septembre 2009

Suite et fin de notre voyage à Deauville, ce samedi 12 Septembre, en compagnie de Clément et de ma petite soeur Myriam.



Il est 9 heures du matin, et nous sommes prêts à rencontrer Indiana Jones, Harrison Ford en personne...



Et le voilà qui arrive!





Aurons-nous notre autographe?






Nous l'avons vu! Nous l'avons vu! L'instant est incroyable!



La preuve, mais qui est derrière Clément et Myriam? Harrison Ford!



Isild le Besco sous les objectifs...





Michael Jay White est heureux de rencontrer ses fans.



Andy Garcia aussi. Là, c'est la très grande classe...





Myriam a droit à son autographe. Clément aussi. Ils sont aux anges.







Luc Besson est, quant à lui, un homme pressé.



Mais je l'ai tout de même capturé!



Et voilà l'autographe d'Indiana Jones, le seul vrai et unique!
A bientôt pour un nouveau festival. A l'année prochaine!

Par Kitouf - Publié dans : Festival(s) de Deauville
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Mercredi 9 septembre 2009

  Bonjour ma belle petite fille,

 

  J’espère que tu vas bien et que je ne te dérange pas trop. Je viens de finir de déjeuner, et je pensais bien prendre un peu le soleil avant de reprendre mon travail, car il devait faire beau toute la semaine, et comme la météo se trompe de plus en plus régulièrement, il fait tout gris dehors. Je profite donc de ce lourd passage nuageux pour venir te rendre une petite visite et prendre de tes nouvelles.

  Te voilà âgée de quatorze semaines maintenant, et ta maman m’a dit hier soir que tu mesurais à présent près de 17 centimètres, ce qui signifie que tu a doublé de taille en à peine un mois ! Je me permets de te féliciter, mon beau bébé, et de tout mon cœur, qui plus est. Mais peut-être devrais-je dire à présent mon « grand » beau bébé ?

  Non, n’exagérons pas non plus. Cependant, et toujours selon ta maman, qui surveille d’un œil attentif tous les progrès de ton développement, tu prends dans son ventre la place d’une noix de coco, ce qui est déjà assez impressionnant, quand on y pense.

  Il se trouve, par le plus grand des hasards, que nous avons justement une noix de coco à la maison, et ce depuis le début de l’été.

  Je l’avais achetée en pensant régaler la famille de son lait et de sa chair, comme Tom Hanks dans « Seul au monde » (encore un film que je dois te faire découvrir, surtout si tu as besoin un jour de faire un bon feu et que tu as oublié tes allumettes). Et donc, cette fameuse noix de coco, une fois en main, se posait le problème de la fracasser selon la tradition, afin d’en récolter le fruit, mais comment s’y prendre ? Avec une scie, un marteau, une masse, une lime à ongles ? Rien ne me satisfaisait. Clément se serait bien porté volontaire, car il possède toujours beaucoup de théories à propos d’un tas de sujets divers et variés, mais finalement il m’a laissé le soin de m’occuper moi-même de cette noix de coco, ce qui fait qu’aujourd’hui, elle sert d’ornement principal à plein temps dans notre panier à fruit.

  Voilà pour l’histoire de la noix de coco. Donc, il parait qu’à ton âge, tu tiens, recroquevillée bien sûr, dans une noix de coco. J’ai donc pris celle que nous possédons (et que tu verras sûrement un jour de tes propres yeux) afin de la soupeser, et d’imaginer un petit être à l’intérieur…17 centimètres, c’est vrai que tu n’es pas bien grosse encore, ma jolie petite fille, mais tout de même. Et là, je te l’avoue, je n’ai pu m’empêcher de tenter l’expérience de glisser la noix de coco sous mon t-shirt pour « connaître », ou tenter de connaître, l’espace de quelques secondes, la sensation de porter en soi, dans son ventre, une petite chose aussi grande qu’une noix de coco…

  Et bien, mon doux bébé, c’est déjà un phénomène remarquable, tu peux me croire. Evidemment, je me suis reporté ensuite sur le ventre de ta maman et je l’ai bien observé. Dans les rondeurs de son abdomen, un peu sous le nombril, tu es là, haute de 17 centimètres, pesant quelques grammes à peine, et tu vis, tu te nourris, tu respires, tu grandis, et tu trouves toujours ta place.

  Et ta maman te garde bien au chaud, dans son corps, et celui-ci se transforme et se modèle à mesure que tes besoins vitaux prennent de l’importance. Et son corps s’adapte, et quand je la regarde, comme ça, à la dérobée, son profil qui mue un peu plus chaque jour, je me demande alors :

  « Mais comment fait-elle ? »

  C’est une question qui demeure sans réponse, mais qui n’en demande pas. C’est le genre de mystère qui ne doit pas être dévoilé, mais seulement savouré, et il doit se vivre pour ce qu’il est.

  Peut-on savourer un mystère ? Dans ce cas, oui.

  C’est un spectacle dont je ne me lasse pas, et j’en profite car malgré tous mes efforts et tous mes espoirs, c’est un spectacle qui aura une fin, et même une fin programmée…mais quelle apothéose nous réserve le bouquet final de cette unique et magique représentation ! Le mot « fin » de ce spectacle, ce sera ton arrivée parmi nous, ta vie qui commencera « pour de vrai » entre nous, ta maman, ton frère et moi, ton papa.

  Le mot « fin » de ce spectacle là sera aussi le premier mot de ta nouvelle vie, le premier cri de ta future existence, celui qui te révèlera enfin à nous, nous qui attendons ce moment avec une joie si grande, si belle…

  Voilà, ma jolie petite fille, le soir est tombé et la nuit enveloppe lentement la maison. Il est temps pour moi de te laisser, car tu dois être fatiguée de tous ces efforts que tu as fournis pour pousser aussi vite. Ta maman te ressent un peu plus chaque jour, et tu réclames encore de la place. Je vais maintenant partir pour de bon, du moins avec les mots, car ta maman est assise à mes côtés, et je vais pouvoir maintenant poser mes mains sur son ventre pour te tenir un peu plus chaud, et penser très fort à toi.

  Je t’embrasse fort, mon beau bébé, ta maman également, et je te dis à très bientôt.

  Bises.

  Ton papa.

Par Kitouf - Publié dans : Journal d'une vie nouvelle
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Lundi 7 septembre 2009

  Bonjour mon petit bébé,

 

  Et voilà, nous sommes lundi et une nouvelle semaine commence. Et comme d’habitude, le week-end est passé si vite que je me demande comment nous avons eu le temps, ta maman et moi, de faire tout ce que nous avons fait.

  Mais avant toute chose, il faut que je prenne de tes nouvelles, c’est la moindre des politesses, non ? Alors, comment te portes-tu aujourd’hui, mon beau petit bébé ? Bien j’espère. En tous cas, nous n’avons reçu aucun signe de ta part ces derniers jours, et comme le dit le dicton : « Pas de nouvelles, bonnes nouvelles ! »

  Ce qui semble vouloir dire que tout se déroule comme prévu, que les choses se passent telles qu’elles doivent se passer, que tu grandis, que tu prends chaque jour des forces, que tu deviens un peu plus chaque jour la jolie petite fille que nous espérons, que nous attendons tous avec impatience. J’ai confiance en toi, mon beau bébé, alors je ne m’inquiète pas plus que cela, car je sais que tout se passera le mieux possible pour toi.

  Il faut dire que ta maman et moi faisons tout pour ça. Et donc, comme je te le disais la dernière fois que nous nous sommes vus, nous avons profité du beau soleil de septembre pour nous promener au bord de la mer, à Deauville, et nous sommes allés saluer Meryl Streep, comme nous l’espérions, Meryl Streep qui a eu la gentillesse de nous signer un autographe et de se laisser prendre en photo. Nous avons également croisé Dany Boon, un peu par hasard, et surtout nous nous sommes gorgés de soleil, de bon air marin et d’une bonne galette de froment, galette à l’andouille de Vire pour ta maman et sauce bolognaise pour moi.

  J’espère que tu aimes ça, l’andouille de Vire, parce que je peux te promettre qu’elle embaumait toute la salle du restaurant, ce qui n’a pas empêché ta maman de finir toute son assiette. Si avec ça tu ne deviens pas une vraie petite Normande, c’est à n’y plus rien comprendre !

  Nous sommes également allé dépenser un peu d’argent au fameux casino de Deauville, dans celui-là même où Françoise Sagan et Eddy Mitchell ont dilapidé la plus grande partie de leur fortune, c’est dire si l’instant était émouvant, du moins pour moi. J’ai eu une petite pensée pour ta tante Myriam, qui adore Eddy Mitchell, et songer que j’ai monté les mêmes marches que lui, et bien d’autres, pour atteindre les fameuses tables de jeu, c’est assez sympa.

  Ceci dit, le casino est très grand standing, et pour un peu nous nous serions crus à Las Vegas ! Et donc, même si je ne suis pas d’un tempérament très joueur, en grande partie parce que je n’ai jamais de chance au jeu, j’ai tout de même confié quelques euros à ta maman pour qu’elle les fasse fructifier en vue de t’offrir un avenir meilleur, ma douce petite fille. C’est du moins la pensée qui m’a traversé l’esprit quand j’ai tendu à la caissière du casino un billet de vingt pour l’échanger contre autant de jetons, que j’allai de ce pas remettre à ta maman, afin qu’elle tentât sa chance au bandit manchot.

  Je me demandais si j’étais vraiment un bon père de jouer ainsi l’argent de ton trousseau, car nous devions le lendemain aller à Airan pour acheter ce qui nous manque encore pour préparer au mieux ton arrivée parmi nous. Et bien, crois-le ou non, mais nous avons gagné ! Des vingt euros misés dans les machines à sous, ta maman a récolté vingt-six euros, soit un gain de six euros, soit un beau pyjama supplémentaire pour toi !

  Trop heureux de notre veine, nous avons changé nos gains et avons filé du casino avant que le démon du jeu ne nous reprenne, et après un dernier petit tour dans les rues de Deauville, à admirer les Ferrari et les Rolls Royce des Parisiens, nous sommes rentrés, épuisés mais ravis, nous reposer pour la journée du lendemain…

  Le lendemain donc, de bon matin, nous sommes allés à la brocante d’Airan afin d’y dénicher les bonnes affaires nécessaires aux petits soins qu’exige l’arrivée d’un nouveau né dans une famille.

  Alors pourquoi dans une brocante, me demandes-tu ? Parce que, quelque soit le côté vers lequel je regarde, je ne vois aucun intérêt à mettre des sommes folles dans des accessoires nécessaires alors qu’on peut les trouver, pour des prix très raisonnables et dans un état quasiment neuf dans toutes les bonnes foires de la région. Et en plus, ça rend service à ceux qui les vendent, alors comme ça, tout le monde est content.

  Et puis, soit dit entre toi et moi, si j’ai de l’argent à dépenser pour toi, je préfère le faire de manière plus intelligente, en cela je veux dire dans des domaines qui t’apporteront plus, comme dans la construction de ta personne, de ta personnalité, de ton éducation, de ton être, plutôt que de montrer aux braves gens que je suis en mesure de te promener dans une poussette flambant neuve hors de prix, dans le seul et unique but de prouver que oui, nous avons les moyens.

  Non merci.

  Enfin, parenthèse fermée, nous en discuterons toi et moi de vive voix, mais je sais que tu vois ce que je veux dire…je préfère, et de loin, la volonté de l’être plutôt que les vicissitudes du paraître. C’est un choix que je suis tout disposé à assumer, ce que je fais d’ailleurs, et sans honte aucune.

  Mais, ma pauvre enfant, tu es encore bien petite pour t’attacher à ce genre de considérations, et pour le moment, la seule chose qui compte pour moi, pour nous, c’est que tu sois heureuse, et sache que tout l’amour que nous avons à te donner, lui, sera toujours hors de prix, quelle que soit la valeur que l’on pourra bien lui donner.

  Ceci dit, nous avons déniché une super poussette toute options quatre roues motrices, avec couverture intégrée, sac à langer et tutti quanti assorti, plus un siège auto et une baignoire portative pour que tu puisses patauger dedans et éclabousser la cuisine autant que tu voudras. Il nous reste plus qu’à te trouver un lit, mais pour ça je ne me fais pas de soucis puisque notre entourage nous en a proposé plusieurs déjà, et une commode pour ranger tous tes petits vêtements, et je crois qu’on sera bientôt prêts, pour l’essentiel du moins.

  Ha oui, il reste encore les biberons, et tout ce qui va avec (je ne peux dire quoi avec précision puisqu’étant novice dans le domaine de la paternité, je ne suis pas encore au fait de tout ce dont a besoin un nouveau né pour survivre ici bas, mais j’apprends vite) mais pour ça ne t’en fais pas, tout sera neuf-neuf et plus que neuf…(sourire de ton papa).

  Il ne faut rien exagérer non plus.

  Voilà pour les nouvelles du moment, mon beau bébé. Il est temps pour moi de te laisser te reposer, vous reposer, ta maman et toi, car nous avons pas mal bourlingué ces deux derniers jours, et il est temps maintenant pour vous deux de reprendre des forces pour la suite de votre aventure, de notre aventure, qui se révèle de plus en plus passionnante et palpitante.

  Je te souhaite une bonne nuit, ma jolie petite fille, car je finis d’écrire ces quelques lignes à 21 heures, alors que je les ai commencées ce midi. Je prends mon temps, c’est vrai, mais ça me permet de passer plus de temps avec toi, de venir te voir plusieurs fois dans une même journée, et je n’en suis que plus heureux encore.

  Ta maman et moi t’embrassons fort et pensons à toi.

  Clément a posé sa main sur le ventre de ta maman ce soir et a constaté que ça avait grossi. Tu pousses et tu grandis, mon bel enfant, et c’est merveilleux.

  Nous t’aimons tous très fort.

  A très vite.

  Ton papa.

Par Kitouf - Publié dans : Journal d'une vie nouvelle
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Le film hommage de Michaël Jackson, émouvant et vrai. Au-delà du mythe, on y découvre tout simplement un homme passionné par son métier, par son art. Son dernier concert comme si on y était.



Comment passer à côté de ce coffret? 5 albums de Michael Jackson pour une somme (très) modique. Et tant de bons titres qui n'ont toujours pas pris une ride... 



Un Monde Sans Fin, le dernier Ken Follet, une suite plus ou moins éloignée (dans le temps) du célebrissime "Piliers de la terre", mais dont le personnage principal est toujours la cathédrale de Kingsbridge. Personnages à foisons, intrigues, combats, revirements inattendus, tous les ingrédients pour passer un bon et long (1200 pages) moment de lecture.



 

 

 

 

 

 

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