Dimanche 1 novembre 2009

  Bonjour ma petite fille,

 

  J’espère que tu te portes bien et que ce long dimanche de pluie te laisse un peu de temps pour me recevoir.

  Je pense que tu te portes à merveille, puisque tu sautes et bouges de plus en plus dans le ventre de ta maman, ce qui est bon signe, que tu es en bonne santé et dans les normes de ton cycle de développement. Donc tout va bien et nous en sommes très heureux, nous, ton papa, ta maman, ton frère, ta famille et tous ceux qui savent que tu vas bientôt nous rejoindre en ce bas monde.

  En tous cas, ce bas monde, aujourd’hui, est bien triste. Non seulement parce que c’est dimanche, mais en plus un dimanche pluvieux, et qui plus est un dimanche de Toussaint, c’est-à-dire, mon pauvre petit bébé, que dans notre civilisation chrétienne, ce jour est consacré aux morts, à tous nos morts, et que l’occupation principale de cette journée est de se rendre à la messe afin de prier pour nos morts d’une part, puis de se rendre au cimetière afin de se recueillir sur nos proches disparus. Comme tu vois, mon doux bébé, rien de très amusant sous le ciel chargé de pluie de ce dimanche de misère.

  C’est pourquoi, ta maman et moi, comme nous ne pouvons rien faire comme les autres, nous avons profité de cette grise journée du souvenir des morts du passé pour nous occuper de l’avenir d’un petit être vivant en devenir, et bien sûr ce petit être en devenir et bien vivant, c’est toi, ma jolie petite fille.

  Alors, qu’avons-nous bien pu faire, me demandes-tu, pour nous occuper de toi ?

  Et bien, rien de plus simple, mon beau bébé, ta maman et moi avons aujourd’hui installé ta petite chambre dans notre petit foyer, et nous en sommes ravis !

  Ravis pourquoi, et bien premièrement parce que l’installation de ta chambre nous a permis de nous débarrasser de notre vieille armoire, qui fut très utile en son temps, certes, mais qui, il faut bien l’avouer, n’avait plus sa place parmi les nouveaux meubles qui prennent place lentement mais sûrement chez nous. Donc, exit la vieille armoire énorme qui nous mangeait toute la lumière de la pièce, et bienvenue à la petite et première chambre de Gabrielle !

  Et oui, ça y est, je viens de te révéler ton prénom, je sais. Mais maintenant que les choses commencent vraiment à prendre forme, que tu sautes et bouges à n’importe quel moment de la journée, et que ta présence encore symbolique devient de plus en plus physique et concrète dans notre maison, je pense qu’il est temps de te donner un nom, et de faire de toi une petite personne à part entière, puisque tu fais de plus en plus partie de notre famille.

  Donc voilà, te voici, toi, ma jolie petite fille, en ce jour de devoir de mémoire, propriétaire d’une chambre rien qu’à toi et d’un prénom tout neuf. J’espère qu’il te plaît autant qu’il nous plaît à nous, tes parents. Mais tu n’es pas obligée de me répondre tout de suite, je te laisse le temps de t’y faire, car je sais que ce n’est pas facile d’apprendre et d’adopter comme ça son prénom, le petit mot qui va te définir et te concrétiser tout au long de ta vie, le mot qui va dire au monde que tu es toi, qui va te distinguer de tous les autres êtres vivants qui seront tes contemporains durant les longues années de ta future existence.

  Gabrielle.

  C’est un doux prénom, tu ne trouves pas, ma belle petite fille ? Doux et musical, apaisant. Un prénom qui ta va déjà si bien, que je ne saurais t’appeler autrement.

  C’est ta maman qui a suggéré ce prénom, mais lorsqu’elle l’a énoncé la première fois, il était évident pour moi que ce prénom serait le tien. Il est fait pour toi. D’autant qu’il recèle également en lui une petite part de rock n’ roll qui n’est pas pour me déplaire, mais de cela nous reparlerons plus tard, lorsque tu seras en âge de te trémousser sur les rythmes binaires et les riffs de guitare qui balancent.

  Pour le moment, contente-toi de sauter et bondir dans le ventre de ta jolie maman, cela suffit amplement à notre bonheur.

  Et voilà, ma jolie petite Gabrielle, je voulais juste t’annoncer que ta chambre est prête à te recevoir. Enfin presque, puisque tu n’es pas encore tout à fait là, ton lit n’est pas encore fait, et je n’ai pas encore accroché le petit mobile musical au-dessus de ta tête, pour bercer ton sommeil, mais il n’empêche que ta commode est installée et déjà bien remplie de tous tes premiers vêtements, de tes petites couvertures et autres accessoires, et que sur la table à langer t’attend déjà ta première peluche.

  C’est un petit chien au regard un peu triste, peut-être parce qu’il se sent seul et qu’il sera bien plus joyeux lorsque tu viendras le rejoindre dans votre petit domaine. Pour l’instant, nous ne lui avons pas donné de petit nom, car c’est une tâche qui t’incombera plus tard. Tu pourras l’appeler comme tu veux, car c’est ta peluche à toi et rien qu’à toi, ma jolie Gabrielle.

  Ca y est, je n’arrête plus de dire ton nom. C’est nouveau pour nous deux, alors profitons-en plutôt que nous restreindre, tu ne crois pas ?

  En tous cas, vous ne serez pas seuls dans votre petit domaine, car tous les deux vivrez les premiers temps avec papa et maman, et tous les quatre partagerons la même chambre, ce qui sera merveilleux, car comme ça nous pourrons passer beaucoup de temps ensemble. Oui, ça sera merveilleux, sauf peut-être les premiers mois, du moins les premières nuits quand tu réclameras le sein, que tu nous réveilleras sans vergogne au beau milieu de la nuit et que je devrais me lever aux aurores pour aller travailler.

  Mais ce n’est grave, c’est ainsi, c’est la vie, comme on dit. Tous les parents passent par là, alors pourquoi pas moi ? Oh, bien sûr, nous aurions pu t’installer dans une chambre à l’autre bout de la maison et passer des nuits tranquilles, mais des chambres à l’autre bout de la maison, nous n’en avons pas, alors nous faisons avec les moyens du bord, et les moyens du bord sont ceux-ci :

  Papa, maman, Gabrielle et la peluche de Gabrielle vont partager la même chambre !

  Quelle aventure !

  Une grande chambre avec deux lit, celui de papa et maman et celui de Gabrielle, une grande chambre avec une armoire et une commode, l’armoire de papa et maman et la commode de Gabrielle, une grande chambre avec tout plein d’amour dedans pour tout le monde, pour papa, pour maman, pour Gabrielle, et même pour la peluche de Gabrielle, qui affichera certainement un radieux sourire lorsque tu la serreras dans tes bras, ou du moins lorsque tu partageras ton petit lit avec elle, ou avec lui, je ne sais pas encore si c’est une petite peluche garçon ou une petite peluche fille comme toi.

  C’est toi qui décideras, ma jolie Gabrielle…

  Allez, je vais te laisser maintenant, te laisser rêver à ta nouvelle chambre et à ton petit toutou synthétique qui t’attendent comme nous, avec impatience.

  Au fait, si tu veux te faire une petite idée de ton petit endroit rien qu’à toi, je t’envoie ces deux photos, pour que t’habitues plus vite à ton futur et nouvel environnement, et que tu te sentes un peu moins seule là où tu es. Une photo de ton futur compagnon pour te tenir encore plus chaud, que tu peux déjà serrer contre ton petit cœur, si tu le désires.

  Je te laisse retourner à tes occupations, et surtout je te laisse de reposer et prendre des forces pour la suite de ta vie qui ne fait que commencer.

  Je t’embrasse fort, ma petite Gabrielle, et ta maman t’embrasse encore plus fort que moi.

  A bientôt, ma jolie petite fille.

  Grosses bises sur tes minuscules petites joues.

  Papa et maman.


 


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Ps : il faut que tu imagines tout ça avec plus de nounours et plein de décorations !

       Bises.

Par Kitouf - Publié dans : Journal d'une vie nouvelle
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Jeudi 29 octobre 2009

  Bonjour mon joli petit bébé,

 

  Je profite des quelques minutes de détente que me procure ma pause déjeuner pour venir te rendre (encore !) une petite visite. J’espère que je ne te dérange pas à l’heure qu’il est, car je sais qu’à l’instant où je tape ces mots sur ma page blanche virtuelle, toi tu te délectes d’un bon repas avec ta maman et ses collègues féminines, et que vous profitez du bon soleil de cette fin de mois d’octobre pour vous retrouver entre femmes et vous raconter des histoires de femmes…

  Donc tu dois être dans ton élément, dans tous les sens du terme, puisque vous voilà toutes entre filles, et certainement qu’on doit parler de toi à votre table de restaurant, du moins un petit peu j’espère.

  Ta maman ne manquera pas l’occasion de raconter tes dernières facéties, j’entends par là bien sûr les deux formidables bonds que tu nous as faits il y a quelques jours à peine, et le fait que nous entamons tous notre sixième mois de grossesse, chacun à une échelle différente bien sûr, mais tout de même !

  Sixième mois de grossesse, je crois qu’il est grand temps pour ton papa de commencer à réfléchir à l’agencement de ta petite chambre, qui devra t’accueillir avec tous les honneurs d’ici la fin du mois de février.

  Enfin, je dis la fin du mois de février parce que c’est la date officielle et théorique à laquelle tu dois arriver parmi nous, mais entre nous soit dit, ma jolie petite fille, je sens quelque part au fond de moi que tu seras là un peu plus tôt que prévu. Je ne sais pas pourquoi, mais je te sens venir au monde vers le 15 février plutôt que le 25, comme tous les docteurs que nous avons vus jusqu’à présent nous l’ont affirmé.

  Peut-être parce qu’en naissant vers le 15 février tu seras un petit Verseau, tout comme ton papa, et qu’entre Verseau nous nous sentons interconnectés, et que par conséquent c’est ce qui me fait dire que tu nous rejoindras avec deux semaines d’avance.

  Mais bon, je peux très bien me tromper, et il n’y a que toi pour connaître la solution à cette mystérieuse énigme. Seul l’avenir nous le dira…

  Quoi qu’il en soit, comme je pressens que tu habiteras plus vite que prévu ta nouvelle maison, la nôtre, il faut que je pense à t’aménager ton petit coin à toi et rien qu’à toi, pour que tout soit prêt au jour J et à l’heure H.

  Oh, bien sûr, nous avons encore le temps, mais c’est aussi une manière d’être déjà avec toi bien que tu ne sois pas encore tout à fait parmi nous. Et puis, il faut bien qu’on occupe nos week-end autrement qu’en pensant rien qu’à nous. Alors ce week-end nous allons, ta maman et moi, plutôt penser à toi et à ton avenir chez nous. C’est pourquoi nous allons commencer par acheter ton petit lit et une commode qui est aussi une table à langer, ce qui est bien pratique car comme notre maison n’est pas bien grande, moi, tout ce qui fait « deux en un » me convient parfaitement (sourire de ton papa qui aime bien plaisanter seul avec lui-même).

  Donc demain soir nous allons voir tout ça de près, et si tout se passe comme prévu, cela me laisse quelques heures de montage devant moi pour occuper mon samedi, ou bien mon dimanche, c’est selon, voire les deux si la notice est écrite en japonais ou en finnois.

  M’enfin, même si je dois y passer deux jours et deux nuits, ce ne sera pas très important puisque je l’aurais fait pour toi, donc tout va bien. Mais rassure-toi, mon doux bébé, je n’y passerai pas autant de temps, parce que je ne pense pas être aussi bête que j’en ai l’air, et en plus ta maman sera là pour me tendre le tournevis qui convient, ou la clé à molette appropriée…

  Donc, pas d’inquiétude à avoir de ce côté de la frontière. Ton lit et ta commode ne seront ni bancals, ni branlants, et tu vas pouvoir grandir en toute sécurité dans tes meubles à toi, avec tes nounours à toi et tes jouets à toi, entourée de ton papa à toi, de ta maman à toi, et de ton grand frère à toi, enfin tout ce qui est déjà à toi alors que tu n’es même pas encore là !

  Mais il est vrai qu’il faut que je t’habitue tout de suite à vivre dans une société de consommation où le must, le fin du  fin est d’avoir, d’avoir et d’avoir encore…posséder tant de choses pour ne plus s’appartenir.

  Crois-moi, ma jolie petite fille, voici le genre de précepte que je ne t’enseignerai pas de sitôt.

  Mais revenons à des choses plus gaies et plus urgentes, et laissons donc les affres de notre perception du monde pour le jour où tu seras en âge de faire la différence entre ce qui nous paraît essentiel et ce qui nous semble superflu…

  En attendant, tu ne vas pas tarder à revenir vers moi en compagnie de ta si jolie maman, et il va bientôt être l’heure pour moi de reprendre le travail, mais pas avant d’avoir bu un bon café. Enfin, quand je dis un « bon » café, on se comprend.

  Voilà, ma belle petite fille, je vais maintenant te laisser. Tu dois certainement avoir envie de faire une bonne sieste réparatrice après un aussi bon déjeuner. J’espère que tu auras, que vous aurez, passé un agréable moment, et quand tu seras de retour chez toi, au calme, tu pourras lire ces quelques lignes, et constater que lorsque ta maman s’occupe de toi loin de moi, je suis tout de même à vos côtés, par l’écriture et surtout par la pensée, et que où que tu sois, quoi que tu fasses, nous sommes là, nous tes parents, nous pensons à toi et nous veillons sur toi, de près et de loin.

  Allez, il faut que je file à présent, ma douce fillette, je t’embrasse fort, ainsi que ta maman, je vous embrasse d’ailleurs toutes les deux, et je vous aime autant l’une que l’autre.

  A très vite.

  Ton papa qui te serre fort, fort, fort, en pensée et en cœur…

Par Kitouf - Publié dans : Journal d'une vie nouvelle
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Mardi 27 octobre 2009

  Bonjour mon beau bébé,

 

 

  Promis, je ne reste pas longtemps ce soir…Je voulais juste te dire qu’hier soir, alors que je peaufinais un article sur mon blog, ta maman est venue s’asseoir à côté de moi, sans dire un mot, puis elle a pris ma main et l’a posée sur son ventre.

  Et quelques secondes à peine plus tard, je t’ai sentie sauter deux fois ! Deux fois coup sur coup, deux secousses, deux « Bong ! » sous mes doigts, et c’était merveilleux !

  Puis ce fut tout, tout est redevenu normal ensuite, sauf que le temps fait son œuvre et que tu prends chaque jour des forces dans ton petit cocon douillet, et que le moment où tu vas te manifester à nous de plus en plus régulièrement et de manière plus significative approche à grands pas, ou bien devrais-je dire à grands bonds…

  C’est la deuxième fois que je te sens « pour de vrai » sous la paume de ma main, ma jolie petite fille, et j’en suis très heureux.

  Voilà, c’est tout ce que j’avais à te dire aujourd’hui. Je vais maintenant te laisser te reposer, et te laisser continuer à grandir en toute quiétude.

  Nous pensons tous fort à toi et nous t’aimons encore plus fort.

  Nous t’embrassons tous partout, partout, partout…

 

  Ps : si jamais tu décidais de remettre ça ce soir, nous serons là pour te recevoir et partager ce formidable moment avec toi…

  Grosses bises de ton papa et de ta maman.

 

Par Kitouf - Publié dans : Journal d'une vie nouvelle
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Dimanche 25 octobre 2009

  Bonsoir ma jolie petite fille,

 

  Voilà bien quelques jours que je ne suis passé te rendre une petite visite, et je pense que tu devais commencer à t’impatienter, mais que veux-tu, le temps passe si vite et nos dernières journées ont été si bien remplies que je n’ai pas eu le temps, sinon maintenant, de t’écrire un petit mot, afin de te donner quelques nouvelles de ta future petite maisonnée.

  Et bien ma foi, ça y est, je crois qu’on peut le dire, l’automne est maintenant bien installé. Cette nuit, nous avons changé d’heure, et la nuit tombe sur notre vie plus tôt dans la journée. Et comme tous les ans, ça me file un petit coup de déprime.

  C’est un peu exagéré, bien entendu, mais disons plutôt, pour être plus précis, qu’une certaine langueur s’insinue en moi, et que je sais, quelque part au fond de moi, que les longs mois d’hiver sont à ma porte, et que je viens de passer dans la partie de l’année qui va me voir plus casanier, où mes activités vont devenir plus intérieures, où mon quotidien va s’en trouver plus feutré.

  C’est ainsi, mais ce n’est pas aussi triste que ça en a l’air. Car moi, je te l’avoue mon beau bébé, j’aime assez ressentir ces sentiments, qui me ramènent toujours un peu en enfance, quand les journées plus courtes nous amenaient inexorablement vers les vacances de Noël, vers les longues journées de classe pelotonnés bien au chaud autour du poêle à charbon qui ronronnait dans un coin de la salle, quand nous n’avions d’autres soucis, nous les enfants, que d’apprendre nos leçons et faire correctement nos devoirs en attendant de rentrer à la maison et de nous plonger dans un bon livre d’aventure, bien au chaud enfoui sous les couvertures de notre bon lit.

  Je parle au pluriel, comme tu vois, mais en fait je parle avant tout de moi, comme tu l’auras certainement deviné. C’est un peu l’idée, le souvenir que je garde de mon enfance, quand arrive, tous les ans, cette période entre deux eaux, la fin des beaux jours mais pas encore le début des grands froids, cette époque de l’année qui me rend chaque fois un peu nostalgique et en même temps heureux de voir arriver les longues journées d’hiver, qui sont signe pour moi de reprise de mes activités d’hiver, soit lecture et écriture, entre autre.

  Mais que voilà de bien langoureuses pensées ! L’automne qui est là ne nous empêche tout de même pas de vivre, bien au contraire. Comme ta maman est restée seule à la maison le week-end dernier alors que je prenais le soleil sous le ciel du Morbihan, nous avons essayé de rattraper cette injustice ce week-end, et nous sommes sortis, ta maman, Clément et moi, avec nos amis, et nous avons assisté au repas de l’école de Thury Harcourt, et nous avons passé une très bonne soirée. Nous avons bien mangé, nous avons bien bu (sauf ta maman qui prend soin de toi et de toute manière même si elle avait voulu avaler ne serait-ce qu’une goutte d’alcool il y aurait eu vingt personne pour l’en dissuader…), nous avons bien ri et nous avons bien dansé…et oui, même moi, ton papa, j’ai dansé !

  Un peu, pas beaucoup, je te l’accorde, mais tout de même, c’est un fait assez rare pour être mentionné. Par contre, toi, hier soir, tu as dansé une bonne partie de la soirée : années 80, rock, valse, etc…ta maman en a profité, car sa grande passion, et bien c’est la danse !

  Alors, comme Sylvain, un ami, aime danser, ils ne se sont pas privés, et c’est tant mieux, parce qu’en ce qui me concerne on ne peut pas dire que je sois un grand danseur, loin de là ! Alors la pauvre, quand elle peut en profiter, il ne faut surtout pas qu’elle hésite. D’autant qu’avec ta venue, elle a dû freiner de beaucoup son plus grand plaisir, car bien sûr ce n’est pas évident de glisser toute une soirée sur les parquets de danse avec une petite fille qui essaie de se développer dans le ventre ! Et puis c’est beaucoup plus fatiguant, tu t’en doutes.

  C’est pourquoi hier soir nous en avons bien profité, et nous sommes rentrés tard dans la nuit. C’est pour ça qu’aujourd’hui nous étions tous un peu dans les hautes sphères et pas très frais dans nos baskets. Ce n’est peut-être pas tout à fait la faute à l’automne et au changement d’horaire, après tout…

  Alors pour nous remettre, nous sommes allés profiter du beau soleil de cet après-midi et nous nous sommes baladés en forêt pour ramasser des châtaignes, ainsi que quelques champignons, que nous avons assaisonnés ce soir d’une bonne omelette... et tu as dû bien te régaler toi aussi là où tu es, car toutes les assiettes étaient vides et bien nettoyées ce soir.

 J’espère en tous cas que toi aussi tu auras apprécié ce bon week-end, comme nous l’avons fait nous-mêmes. La sortie, les amis, la danse, la musique, que tu entends maintenant je crois, la balade en forêt et la bonne omelette aux champignons…

  Demain matin, si ta maman ne me dis pas qu’elle a passé une affreuse nuit, c’est que tu auras aimé l’omelette autant que nous. De toute façon, il faut bien que tu goûtes à tout, surtout les bons produits que la nature est toute prête à offrir à celui qui ose se baisser pour ramasser selon ses envies et ses besoins. Alors autant en profiter et t’en faire bénéficier le plus tôt possible, tu ne pense pas ?

  Rien de tel que les bons produits naturels…mais ça je crois te l’avoir déjà dit, ma jolie petite fille. Rien qu’avec ce que nous avons mangé ce soir, tu vas pousser d’un coup d’un seul, et ta maman va te sentir bouger en elle encore plus fort que les jours derniers.

  N’est-ce pas merveilleux ?

  Voilà pour les nouvelles, ma belle petite fille. Il est temps pour moi de te laisser te reposer. Je vais bientôt rejoindre mon bon lit, et je vais laisser traîner ma main du côté du nombril maternel pour essayer « d’entrer en contact » avec toi autrement que par les mots. C’est un peu rageant, car ta maman ne cesse de te sentir, mais moi j’ai un peu plus de mal, car tu n’as pas encore la force nécessaire pour que je sente vraiment des choses fortes venant de toi.

  Mais ce n’est pas grave, ne t’inquiète pas. Je ne t’en veux pas, bien au contraire. Je sais être patient quand il le faut…

  Allez, je t’embrasse fort, mon beau bébé, et ta maman aussi.

  A très bientôt.

  Papa et maman.

Par Kitouf - Publié dans : Journal d'une vie nouvelle
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Mardi 20 octobre 2009

  Bonsoir ma jolie petite fille,

 

  Oui je sais, il est tard, et tu dois certainement dormir à l’heure qu’il est. C’est pourquoi je ne resterai pas longtemps. Je passe juste pour te faire un petit coucou. Je suis en train de savourer une petite infusion, devant le feu qui crépite, et j’ai eu soudain l’envie de te rendre une petite visite.

  Je n’ai rien de spécial à te raconter, hormis que le week-end dernier j’ai enfin couru mes 19 kilomètres, qui en réalité faisaient 19 kilomètres et 800 mètres (mais que veux-tu il faut toujours que les organisateurs en rajoutent, au grand dam des coureurs) et que je les ai courus en moins de deux heures, ce que je trouve particulièrement très satisfaisant !

  Sinon, ta maman est assise à côté de moi, et elle profite comme moi de la douce chaleur de l’âtre, tout en feuilletant des magazines, et réfléchit comment elle va bien pouvoir dépenser son argent…

  Mais le plus important, c’est qu’elle ne cesse de me dire que ça gigote là-dedans. Apparemment on y est, ça y est. Tu n’arrêtes plus de bouger maintenant, le matin, la journée, le soir, et peut-être même la nuit ! Ca je n’en sais trop rien, parce que moi la nuit, je dors…et comme un loir paraît-il, alors je n’entends ni ne vois rien, jusqu’au petit matin. Ce qui n’empêche que je suis au courant de chacun de tes mouvements, car ta maman ne manque pas de m’avertir chaque fois que tu te manifestes.

  C’est vrai qu’elle et moi vivons une grossesse bien différente, mais c’est ainsi.

  Enfin bref, pour l’heure, tout va bien, et pour toi, et pour nous, la vie continue, l’automne s’installe lentement autour de nous, le froid et la pluie commencent à remplacer le soleil, et nous prenons tout doucement, ta maman et moi, nos quartiers d’hiver dans la cuisine, devant la cheminée qui reprend peu à peu du service.

  Comme tu peux le constater, il ne se passe rien d’extraordinaire dans notre petite vie, sinon que nous continuons à t’attendre, mais de manière différente, selon l’humeur des saisons qui se succèdent.

  Mais après l’automne viendra l’hiver, et l’hiver est le temps des longues balades en forêt et des bonhommes de neige (nous en ferons ensemble dès que tu sauras tenir debout sur tes deux petites jambes et que je t’aurai offert ton premier petit bonnet d’hiver), et c’est aussi le temps où les petites filles arrivent dans le doux foyer de leurs parents.

  C’est pourquoi cette année nous ne sommes pas tristes du temps qu’il fait dehors, car plus il fera froid, plus le moment ou tu te joindras à nous approchera, et rien que cette pensée nous fait aimer la pluie de l’automne et les gerçures de l’hiver !

  Je suis même sûr que ta maman est prête à affronter les affres de l’hiver normand si la récompense de son effort est de te tenir dans ses bras le plus vite possible. Je ne sais pas, mais je te le confirmerai la prochaine fois, lorsqu’elle aura lu ces quelques lignes et qu’elle m’aura dit ce qu’elle pense de mes suppositions.

  C’est bien pratique que ta maman lise nos petites conversations, car en plus de s’approcher un peu plus de toi par le biais de cette petite lecture, elle en profite pour mettre le doigt sur les coquilles qui émaillent toujours mes textes et qui passent inévitablement au travers de mes relectures.

  Que veux-tu, c’est ainsi. C’est pour ça que ta maman et moi sommes si complémentaires. On a toujours besoin l’un de l’autre pour nous compléter dans un domaine ou un autre. Je ne vais pas développer ce thème ce soir, car nous n’aurons pas le temps de le creuser à fond comme il se doit, donc je me laisserai une plage plus importante un autre jour.

  Ce qui est important de retenir, c’est que ta maman et moi sommes indissociables l’un de l’autre, et que par conséquent tu es assurée d’arriver dans un foyer uni et heureux. Et ce n’est déjà pas si mal, non ?

  Voilà, ce sera le mot de la fin, mais personnellement, je trouve que c’est un bien joli mot…

  Pas toi ?

  Allez, je t’embrasse fort, ma jolie petite fille, et je te dis à  très bientôt.

  Ta maman t’embrasse aussi. Elle attend tes prochains bonds avec impatience…

  Bises.

  Papa et maman.

Par Kitouf - Publié dans : Journal d'une vie nouvelle
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Lundi 19 octobre 2009

19,8 kilomètres sous le beau soleil du Morbihan.

 






1 heure 54 minutes et 01 seconde. Et une belle médaille en prime.

Par Kitouf - Publié dans : Course à pied
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Vendredi 16 octobre 2009

  Bonjour ma petite fille,

 

  Je ne resterai pas longtemps aujourd’hui. J’ai juste deux ou trois mots à te dire.

J’espère que tu te portes bien. En tous cas, nous sommes allés comme prévu voir le docteur ce matin, pour l’échographie de la 22ème semaine, une échographie de contrôle, et ma foi, d’après le docteur C. tout va bien. Tu pousses et tu grandis, le plus naturellement et le plus sainement du monde. Je ne sais pas si ça se dit, mais je le dis quand même.

  Ce qui est sûr, c’est que nous avons pris plaisir à te revoir une nouvelle fois, même s’il nous a fallu attendre près d’une heure et quart avant que le docteur daigne nous recevoir ! Comme il a pris des personnes entre deux, comme ils disent, on a attendu plus que de raison, et nous étions presque à bout de patience lorsqu’enfin, on nous a appelés pour qu’ait lieu notre visite. Elle a duré vingt minutes à peine, et nous avons eu juste le temps de te voir, mais c’est toujours mieux que rien ;

  Le docteur nous a tout de même fait une petite frayeur, lorsqu’il a immortalisé ton profil pour mesurer l’os de ton nez, en disant :

  « Mais qu’est-ce que c’est que ce nez crochu ? »

  Nous avons senti un ange passer dans la pièce, un silence de mort entre ta maman et moi…

  Un nez crochu ? La pire chose qu’on pouvait entendre en ce vendredi bruineux, gris, triste et froid…

  Heureusement, ce malaise ne dura qu’un instant, jusqu’à ce que ce bon docteur se reprenne :

  « Ha, voilà, j’ai capté un meilleur profil ! C’est mieux là, non ? »

  En effet, c’était nettement mieux ! Ce soi-disant « nez crochu » n’était qu’un effet d’optique, en tous cas, c’est ce que nous espérons, ta maman et moi ! Mais le docteur nous a vite rassurés : ton nez n’est pas crochu, il est tout comme il était la dernière fois que nous t’avons vue, un peu plus grand seulement, mais ça c’est normal, vu que tu ne cesses de te développer, encore et encore. Tu en es à mi-parcours pour l’instant.

  22 semaines, et le terme est entre 38 et 40, d’après notre médecin de famille, à qui j’ai parlé de notre rendez-vous de ce matin, et qui m’a un peu expliqué tout ça. Parce que moi, dans ma naïveté de futur jeune papa, je me disais que neuf mois de gestation pour ta maman, cela faisait tout bonnement 36 semaines, car chacun sait que 9x4 = 36…

  Et bien non, car il ne faut compter en semaine calendaire, mais il faut plutôt compter que certains mois font plus de quatre semaines, et qu’au total, la durée normale et moyenne d’une grossesse se situe plutôt entre 38 et 40 semaines, et qu’à partir de la 41ème, on peut provoquer l’accouchement, pour les petits bébés qui ne seraient pas pressés de sortir de leur petit nid douillet, ce qui peut se comprendre d’ailleurs.

  J’espère que toi, ma douce petite fille, tu ne nous feras pas attendre si longtemps, une ou deux semaines de plus qu’il ne faudrait, parce que je te raconte pas comme le temps risque d’être long !

  Je plaisante, bien sûr. Prends tout le temps que tu voudras, mon beau bébé, l’essentiel étant que tu nous arrives entière et en bonne santé. Je t’ai attendue tant d’années, je pourrai bien patienter quelques jours de plus.

  Mais ce n’est pas pour ça que je suis allé chez le médecin, mais bel et bien pour soigner au plus vite un début de gros rhume qui se profile à l’horizon de mes poumons, et je ne peux pas me le permettre, car demain je m’en vais à Vannes courir mon semi-marathon, comme tu le sais déjà, et il faut absolument que je sois en forme pour le départ de la course, dimanche matin. Ce serait vraiment dommage de m’être préparé ces derniers mois et devoir renoncer au dernier moment à cause d’un méchant virus de malheur !

  Mais rassure-toi, ma belle petite fille, je vais y aller, à cette course, mais si je ne la sens pas, je ne la ferai pas, je me contenterai d’encourager les copains, voilà tout. Je ne suis pas fou au point de risquer un quelconque malaise pour une banale course à pied !

  Non, je préfère encore rester au chaud à la maison et attendre ton arrivée, c’est beaucoup plus essentiel à mes yeux. Mais je crois que ta maman serait bien embêtée si je restais là ce week-end, car elle a prévu je crois de t’emmener danser demain soir, avec ta grand-mère et ton tonton Jean-Luc, et comme je suis un piètre, mais piètre danseur, elle va profiter de mon absence pour retrouver ses amis, la musique et sa passion pour la danse.

  La pauvre, elle n’est pas gâtée avec moi de ce côté. J’espère que tu tiendras de ta maman pour ça et que tu auras toi aussi le démon de la danse, comme ça vous irez ensemble vous déhancher sur le West Coast Swing, la Salsa, le Balboa, le Rock n’Roll et je ne sais quoi d’autre encore. Voilà un sport qui se transmet de mère en fille. Moi je me contenterai de vous regarder, ça suffira amplement à mon bonheur.

  Voilà, il est temps pour moi de partir. Je ne devais pas rester longtemps, et je m’aperçois que lorsque je suis avec toi, je ne peux plus partir. Il faut pourtant que je prépare mon sac pour demain, car je me lève aux aurores pour prendre le bus jusqu’au fin fond de la belle Bretagne. Il faut donc que je me couche tôt, si je veux être en bonne forme pour dimanche.

  Allez, je te fais plein de gros bisous, ma jolie petite fille, et ta maman se joint à moi pour te dire que nous t’aimons fort et pensons tout le temps à toi.

  Je m’en vais déposer un baiser sur le nombril de ta maman pour toi, et je ferai de mon mieux à la course, pour que tu sois fière de ton papa…

  Repose-toi bien mon beau bébé, amuse-toi bien à la danse, et à bientôt.

  Nous t’embrassons.

  Papa et maman.

Par Kitouf - Publié dans : Journal d'une vie nouvelle
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Mardi 13 octobre 2009

  Bonjour ma jolie petite fille,

 

  J’espère que tu te portes bien, et que tu t’amuses comme il se doit dans le ventre de ta maman, parce que là, ça y est, c’est officiel, tu bouges !

  Je suis désolé d’être aussi abrupt par cette entrée en matière, mais que veux-tu, je ne pouvais attendre plus longtemps avant de t’annoncer ce que tu sais déjà : tu bouges, mon beau petit bébé !

  Et oui, ça bouge et ça bouge à qui mieux-mieux là-dedans ! La dernière fois que nous nous sommes vus, toi et moi, je déplorais (mais uniquement parce que je suis tellement impatient) que tu ne te manifestais pas assez à mon goût, et que jusqu’à peu nous devions nous contenter, ta maman et moi, de légères sensations qui effleuraient le ventre maternel et nous chatouillaient à peine le bout de nos doigts.

  Et bien, crois-le ou non, ma jolie petite fille, mais je sais que tu ne peux que me croire puisque tu es le centre d’intérêt de notre charmante conversation, et que par conséquent tu sais de quoi je parle, donc, disais-je, crois-le ou non, mais à peine avais-je mis en ligne mon dernier texte que tu te mis à tressauter en veux-tu en voilà, là, à côté de moi, alors que je cliquais sur mon onglet « Mettre en ligne ».

  Ta maman me fis signe que ça bougeait dur en dedans, et en effet, lâchant tout de go ma souris et posant ma main fébrile sur le nombril de ta maman, j’ai senti alors pour la première fois une secousse digne de ce nom, à tel point que je faillis décoller de notre canapé !

  J’exagère bien sûr, mais un brin seulement. La différence fut si nette que là, je me suis dit :

  « Ca y est, elle est vivante ! Elle bouge ! »

  Et c’est le lendemain, tôt le matin, vers 06h45, alors que nous nous apprêtions à mettre un pied hors du lit, que ta maman me retint par le bras et posa ma main sur son ventre et me demanda d’être attentif. Et c’est à ce moment que je t’ai sentie, mais vraiment sentie sauter dans ta poche maternelle. Un véritable bond, seul et unique bond, mais qui nous a fait basculer, tous les trois, dans une dimension nouvelle, attendue certes, mais nouvelle tout de même.

  Maintenant, à tout moment de la journée, en plus d’être conscients de ton existence, en plus de sentir ta présence sous nos mains, on sait que tu peux te manifester à nous, que tu peux nous dire :

  « Hé ho, mes parents ! Je suis là, je suis réveillée, et je vous dis bonjour ! »

  Disons que c’est un peu comme si je me sentais un peu plus père qu’avant, et que, si je peux te donner cette image, notre monologue est devenu dialogue, car aujourd’hui il ne fait plus de doute que tu interviens dans notre vie comme nous sommes intervenus dans la tienne jusqu’à présent. Tu es capable maintenant de répondre à nos signaux, à nos mots, à nos attentes aussi.

  Ta maman me dit que tu peux entendre maintenant, les bruits environnants, peut-être même le son de nos voix. En tous cas, je n’ai pas attendu très longtemps pour débuter ton éducation musicale. Dès samedi matin, nous avons écouté Georges Brassens, et dimanche soir nous avons regardé Amadeus, afin de te donner une petite idée de ce qu’est la grande musique. Ce que nous nous ferons une joie d’approfondir dans les semaines à venir.

  Mais avant tout, tu as besoin d’une solide base de chanson française, car je te rappelle que nous allons applaudir, ta maman, toi et moi, Alain Souchon d’ici un mois tout pile, et donc tu ne peux débarquer comme ça en étant vierge de toute sensibilité artistique concernant la chanson française !

  Donc, après Georges Brassens, ce sera Jacques Brel, puis Léo Ferré, et bien sûr Alain Souchon lui-même afin que, comme nous tes parents, tu puisses chanter les chansons en chœur avec l’artiste. En plus, et on ne pouvait guère faire mieux, nous sommes assis tout devant, alors tu va en prendre plein les oreilles, ma douce petite fille, sauf si le docteur nous dit que ce ne serait pas une si bonne chose, dans ce cas nous aviserons.

  Je me fais fi de lui demander la permission vendredi prochain, car nous avons rendez-vous pour assister à ton échographie de mi-grossesse. Et oui, encore une fois, nous avons rendez-vous, toi et nous, avec le son et l’image, et nous allons pouvoir constater combien tu as grandi depuis la dernière fois, les changements de ton anatomie, ce qui est apparu, ce qui a évolué, comment tu bouges, si tu suces déjà ton pouce, ce genre de choses, tu vois.

  Ho, bien sûr je pourrais aller me renseigner sur Internet pour apprendre à combien de semaines tu vas commencer à sucer ton pouce, mais quel en serait l’intérêt ?

  Je préfère imaginer, et même si ce que j’espère pour toi n’est pas toujours vrai, en ce sens où je suis souvent en avance d’une semaine ou deux en ce qui touche ta progression intra-utérine, ce n’est pas très grave, car je suis là pour te raconter, ou du moins tenter de te raconter toutes les émotions qui me traversent à un moment donné, comme je les ressens, et non pour écrire une nouvelle encyclopédie officielle de la naissance d’un petit bébé.

  Alors voilà. Dont acte, comme dirait l’autre. C’est beaucoup plus sympa et marrant comme ça, non ? Moins scientifique certes, mais tellement plus amusant pour toi et moi, ma jolie petite fille.

  Tiens, et si je t’appelais par ton prénom ? Non, pas encore, je vais attendre un petit peu pour ça. Et puis ça me plait vraiment de t’appeler « ma jolie petite fille » ou encore « mon doux bébé », tu vois. Et puis je laisse encore un peu de suspense, juste comme ça, parce que ça me fait plaisir…

  Autrement, si tu te souviens bien, je te disais la dernière fois que j’étais impatient que tu viennes enfin, parce que en tant que ton papa, j’avais hâte que tu sois là, pour qu’on puisse enfin se voir, toi et moi. Et bien ta maman me disait à ce propos qu’en ce qui la concerne, elle n’est pas trop pressée que cette aventure se termine, parce que contrairement à moi, elle te sent continuellement en elle, et que c’est merveilleux pour elle, car elle te ressent et vit en toi comme tu vis en elle, toute la journée, et même la nuit, ou bien au travail.

  Ta maman te sent bouger alors qu’elle tape un texte sur son ordinateur, et sans rien dire à personne, pendant qu’elle travaille, elle te sent vivre en elle, et elle peut apprécier ce miracle de la nature juste pour elle, en silence, à chaque minute de chaque journée ;

  Comme ta maman me l’a justement fait remarquer, nous vivons chacun, elle et moi, une grossesse différente, et si moi je trépigne face au temps qui s’écoule si lentement, ta maman, elle, savoure ces instants à fond, du mieux qu’elle peut, et le temps qui semble si long pour moi doit passer beaucoup plus vite pour elle.

  C’est comme ça, et on n’y peut rien changer. Mais ce n’est pas grave, nous nous rattraperons lorsque tu seras là, je te le promets. C’est peut-être pour ça qu’on dit que les papas sont très attachés à leur petite fille, c’est parce que l’attente est longue, et qu’il y a plein de choses à faire ensuite pour rattraper le temps perdu…ou presque.

  Je viens de recevoir un mail de mon amie Dominique, qui nous annonce la naissance du petit Jules, le petit garçon de Julien et de son amie Agnès. Le petit Jules est mignon comme tout, et nous lui souhaitons tout le bonheur du monde, ainsi qu’à se parents et à ses grands-parents.

  Sûrement qu’un jour, vous ferez connaissance, tous les deux, et vous jouerez sur les plages de Bretagne, à faire de pâtés et des châteaux de sable avec vos petits seaux et vos petites pelles…

  Je prends mon agenda et je prends rendez-vous…

  Voilà, ma belle petite fille, il est temps pour moi de te laisser. Je vais passer maintenant ma main sur le ventre de ta maman pour voir si tu sautes ou si tu dors. Je te dis sinon bonne nuit et je te dis à vendredi. Je ne manquerai pas de te raconter par le menu notre future visite chez le docteur. Il faut d’ailleurs que j’achète un DVD vierge pour enregistrer cette échographie, et garder un souvenir impérissable de toi, que tu pourras voir lorsque tu seras en âge de le faire.

  C’est un privilège que nous, tes parents, n’avons pas eu. Toi, tu pourras voir comment tu étais, comment tu vivais lorsque tu grandissais dans le ventre de ta maman. C’est incroyable, non ?

  Allez, cette fois je te laisse pour de bon, ma douce petite fille. Je t’embrasse fort, je pense fort à toi, et je te dis à très vite.

  Ta maman pense exactement la même chose.

  Elle t’embrasse fort.

  A très vite.

  Papa et maman.

Par Kitouf - Publié dans : Journal d'une vie nouvelle
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Mardi 6 octobre 2009

  Bonjour ma petite fille,

 

  Comment te portes-tu aujourd’hui ? Comme d’habitude, bien j’espère. En tout cas il le faut. Et sûrement que tu dois te sentir à ton aise dans ta poche maternelle, parce que nous ne recevons quasiment aucun signe de toi. Seulement le soir, nous sentons sous nos doigts la preuve de ta présence, qui nous fait des chatouilles au creux de la paume.

  Mais bon, parait-il qu’il est encore tôt pour te sentir réellement faire des bonds dans le ventre de ta maman, mais que veux-tu que j’y fasse, même si je trouve que le temps passe assez vite comme ça, parfois il me semble qu’il ne file pas encore assez vite, concernant certaines choses, comme de te voir donner de fameux coups de poings et de tête contre les parois internes qui te servent de refuge.

  Le soir donc, disais-je, il arrive en effet que tu te déplaces un tantinet dans l’étroit espace vital qui t’est dévolu, et notre jeu du moment, avec ta maman, c’est de poser chacun une main sur son ventre, à un endroit précis, et d’attendre de sentir sous notre paume le doux effleurement de tes mouvements, de l’autre côté de sa peau. Et bien évidemment, le premier qui te sent bouger sous ses doigts a gagné !

  Parfois il faut attendre un peu, surtout quand le vainqueur dit : 

  « Mais si, c’est là ! Tu ne la sens pas ? Attends, laisse-moi y mettre la main… »

  Et en effet, au bout d’un certain temps, on reconnaît les signes particuliers de ta présence parmi nous, et on est contents comme des gamins. Ou comme de futurs jeunes parents, c’est mieux.

  Ta maman vient de m’appeler pour que je descende la voir cinq minutes. Elle vient d’acquérir quelques accessoires supplémentaires pour toi, que je devais porter à la voiture. De quoi s’agit-il, me demandes-tu avec tes petits yeux qui papillonnent d’impatience ?

  Et bien, ma foi, tout d’abord d’un tapis d’éveil, doux et confortable avec tout plein de couleurs, avec apparemment tout un tas de choses et de trucs cousus dessus pour que toi, ma jolie petite fille, quand tu seras en âge de ramper ou de te tenir assise toute seule, tu puisses découvrir, toucher, sentir, goûter, mâchouiller et baver sur ces étranges objets autour de toi afin que, comme son nom l’indique, tu t’éveilles aux premiers questionnements de la vie, comme par exemple :

  «Ho, le joli bidule en plastique ! Est-ce que ça se tripote ?

  -Oui.

  -Est-ce qu’on peut tirer dessus ?

  -Oui.

  -Est-ce que ça se mange ?

  -Non… »

  Tu vois, mon beau bébé, ce genre de truc, quoi…

  Et le deuxième objet, c’est un « Porte Bébé Pour Son Papa», du moins c’est ainsi que nous allons l’appeler, parce qu’en fait je ne connais pas le terme scientifique du susdit accessoire, mais ce qui est sûr, c’est que j’en voulais un !

  En fait, il s’agit d’une espèce de reposoir avec des sangles partout pour que je puisse t’attacher sur ma poitrine, avec les sangles sur mes épaules, et te porter devant moi comme un papa kangourou avec son bébé kangourou. Comme ça, on pourra se promener tous les deux, et tu n’auras pas beaucoup à marcher et profiter à fond du bon air de la campagne.

  C’est splendide, non ?

 

  Nous voici arrivés au soir, et je reprends le fil de ma plume. Et là, ça y est ! Ta maman me confirme que tu commences à bouger plus sérieusement. Je crois bien que tu es du genre à te réveiller en début de soirée. Disons entre 18 et 20 heures. Il est vrai que tu dois dormir à peu près 22 ou 23 heures par jour, donc c’est normal qu’on te sente vraiment qu’un petit peu chaque jour. Mais comme dit le proverbe :

  « A chaque jour suffit sa peine »

  Sauf qu’en l’occurrence, je crois qu’on peut dire :

  « A chaque jour suffit sa joie »

  Enfin, les choses suivent leur cours, et c’est super chouette ! Quelques minutes pour l’instant, et toute une vie d’ici quelques mois. Nous sommes en fin de 19ème semaine, ce qui nous amène allègrement à mi-parcours de ton petit cheminement vers le commencement de ta véritable existence parmi nous. La moitié du chemin déjà ! Et tout me semble pourtant si lent et si long d’ici le mois de février !

  Mais c’est ainsi que vont les choses. Elles défilent à toute vitesse du moment qu’on y songe pas, mais si cette chose nous trotte sans cesse dans un coin de la tête, elle s’étire encore et encore, et les secondes semblent des heures, et les heures des semaines…

  Mais ce n’est pas grave, car je sais que le merveilleux moment viendra, car tout vient à point à qui sait attendre. Car il faut que tu saches, ma belle petite fille, que la patience est la plus grande des vertus, et l’attente le plus grand des plaisirs.

  Alors je t’attends, mon beau bébé, nous t’attendons, ta maman, ton grand frère et moi, ainsi que toute la famille, tes cousins et cousines, tes oncles et tantes, tes papis et tes mamies, tous sont impatients comme nous de te rencontrer enfin…

  Voilà, comme tu dois dormir à l’heure qu’il est, je vais te laisser, et nous allons retourner à notre petite vie, jusqu’à notre prochain rendez-vous.

  Je te fais de grosses bises, ma belle petite fille, et je te dis à très vite.

  Bonne nuit mon doux bébé et à bientôt.

  Papa et maman.

Par Kitouf - Publié dans : Journal d'une vie nouvelle
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Samedi 3 octobre 2009

  Bonjour ma petite fille,

 

    Voilà bien une semaine que je n’ai pris le temps de venir te rendre une petite visite. C’est la première fois que nous laissons autant d’espace entre nous, et je me sens comme si je t’avais négligée ces derniers jours !

  Alors que je n’ai cessé de penser à toi, et surtout de m’occuper de toi d’une autre manière, j’entends par là de caresser sans cesse, dès que j’en ai l’occasion, le ventre de ta maman qui est de plus en plus rond et tendu. Les choses commencent à prendre vraiment forme, si j’ose dire, et notre petite aventure qui consiste à te donner la vie devient de plus en plus intéressante, excitante, et intrigante aussi.

  Le ventre de ta maman, ton domicile actuel, dans lequel tu sembles bien te sentir puisque nous n’avons pas de nouvelles de toi, est maintenant si rond et si tendu que son nombril a presque disparu ! Ce qui fait drôle quand on sait qu’il y a quelques semaines encore, un petit orifice tout mignon ornait le centre de l’abdomen maternel. Et là, je ne dirai pas qu’il n’y a plus rien, mais on y est presque arrivé ! Encore quelques jours de patience et celui-ci aura totalement disparu.

  Ta maman ressemblera alors à ce héros de série télé qui débarque dans une petite ville des Etats-Unis d’Amérique (c’est toujours en Amérique qu’atterrissent les extra-terrestres, tu t’en apercevras toute seule un jour) avec comme particularité physique de n’avoir point de nombril ! Ce qui est impossible, car le nombril est la cicatrice qui prouve que le bébé a été pendant neuf mois relié à sa mère par le cordon ombilical, sans lequel il ne pourrait survivre dans le ventre maternel, puisque c’est par lui que la maman transmet à son futur enfant tout ce dont il a besoin pour vivre tout le temps qu’ils cohabitent dans le même corps.

  Bref, tout ça pour dire que ta maman et moi constatons que son propre nombril tend à disparaître un peu plus chaque jour, du fait que toi, mon beau petit bébé, tu pousses et tu grandis encore et encore, et que tu prends de plus en plus de place à l’intérieur de son ventre. J’espère seulement que celui-ci ne viendra pas à éclater avant ton terme, ce qui serait assez fâcheux, tu en conviendras comme moi…

  Je plaisante, bien sûr, mais il y a des moments où on pourrait se poser la question !

  En revanche, nous attendons toujours que tu daignes enfin nous révéler ta présence de manière plus directe et convaincante que tu le fais depuis quelques jours. En effet, d’après nos calculs, tu entames ta 19ème semaine de croissance, et tu devrais maintenant commencer à bouger de manière significative, donner des coups de poings et des coups de tête dans les parois de ton petit logis, et nous devrions maintenant, en plus de te sentir sous nos doigts, voir les fameuses petites bosses surgir de l’abdomen de ta maman, les soubresauts et les rebonds dus à ton énergie grandissante et à tes humeurs, que tu dois exprimer par ce moyen efficace et sans conteste : donner des coups dans le ventre de ta maman !

  Mais nous attendons encore ce merveilleux instant qui a ravi et ravira encore des centaines de générations de futurs parents, qui par ce biais peuvent enfin voir la vie de leur enfant à venir « exister pour de vrai », se concrétiser enfin.

  Nous pensons que tu prends ton temps avant de te manifester parce que tu tiens le caractère de ton papa, que tu es toi aussi un être calme, qui n’éprouve pas le besoin de déplacer sans cesse les montagnes, qui préfère les plaisirs simples plutôt que les choses bruyantes et surpeuplées (comme par exemple écrire un mot à sa petite fille en écoutant un bon album de Neil Young) et qu’en conséquence, tu n’éprouves pas encore le besoin de cogner partout autour de toi, parce que tu préfères concentrer ton énergie ailleurs, c’est-à-dire dans le domaine de l’esprit plutôt que dans celui de l’action.

  J’extrapole, j’extrapole. Mais peut-être ne suis-je pas si loin que ça de la vérité. Mais cette vérité-là, nous ne pourrons la vérifier que lorsque tu seras enfin parmi nous, et que tu auras quelques mois d’âge déjà pour que nous puissions confirmer nos impressions d’aujourd’hui.

  Seul l’avenir nous le dira, mais il n’y a pas de raison que tu n’attrapes point le caractère de ton papa, ou du moins une partie, puisque je t’ai déjà demandé de prendre le petit nez de ta maman. C’est bien normal de partager, non ? C’est bien à ça que doivent servir des parents, et surtout c’est bien à ça que doivent ressembler des enfants : le mélange agréable et amélioré des caractéristiques les plus remarquables du papa et de la maman. Enfin je crois…

  Sinon, pour en revenir à des choses plus concrètes, nous sommes allés voir ta future nounou cette semaine. Car comme je te l’ai déjà expliqué, nous ne pourrons pas, hélas, nous occuper de toi à plein temps tous les jours, car nous devons, ta maman et moi, aller travailler pour pouvoir subvenir à nos besoins, et ce jusqu’à ce que nous devenions enfin riches, mais je crois que ce n’est pas encore pour demain.

  Alors en attendant, nous devons aller au turbin, et pendant que nous nous acharnerons à gagner notre pitance, toi, ma jolie petite fille, tu iras vivre chez ta nounou, qui par bonheur habite juste au bout de la rue, pile entre notre maison et celle de ta grand-mère. Nous sommes donc allés la voir, afin déjà de la rencontrer, de lui parler de toi, qu’elle nous parle d’elle, qu’elle nous explique comment elle a l’intention de s’occuper de toi, qu’elle nous fasse visiter sa maison et les installations prévues pour les besoins des enfants qu’elle garde, etc…

  Et ma foi, comme tout nous semble approprié, que c’est à deux pas de chez nous, que ses périodes de congés correspondent avec les nôtres, et que nous la connaissons bien pour être une des nounous les plus réputées de la région, nous nous sommes mis d’accord, et la nounou a accepté de s’occuper de toi pendant nos obligations professionnelles.

  Ce qui fait que tu iras passer quatre jours par semaine chez elle, à partir du mois de juin prochain. Ce n’est pas encore pour tout de suite, je te l’accorde, mais voilà bien le genre de détails dont il faut s’affranchir très vite, si on veut que tout aille pour le mieux pour toi tout de suite.

  Mais pour ça, on peut faire confiance à ta maman, qui prévoit tout et pense à tout bien avant l’heure, ce qui fait que nous ne manquons jamais de rien à la maison, que tout est toujours en ordre et bien à jour, de la paperasse administrative au contenu du garde-manger, il ne faut s’inquiéter de rien. Et toi non plus, ma belle petite fille, tu ne dois t’inquiéter de rien, car avec une maman comme la tienne, tu ne manqueras jamais de rien, je crois que je peux l’affirmer d’avance sans beaucoup me tromper. Je suis bien content que ce soit ta maman la maman de mon bébé.

  Il n’y a qu’à voir comment elle prend toutes les choses qui te concernent en main pour les gérer et les régler au mieux et au plus vite. C’est assez impressionnant quand on y pense, même si je ne dis rien et me contente d’observer et d’être admiratif en dedans, à l’intérieur de moi. Heureusement que ta maman est là, parce que moi et ma tête toujours dans les nuages, j’oublierais la moitié de tout ce qu’on doit faire pour garantir le bonheur d’un petit bébé comme toi.

  Mais voilà, chacun son rôle dans une famille, et les choses roulent bien pour tout le monde.

  Voilà, je crois que j’ai rempli mon quota de mots pour aujourd’hui. Il s’est passé plein d’autres choses durant cette semaine, mais ce sont des choses de la vie de tous les jours, et elles ne concernent pas un petit bébé en cours de gestation, d’autant que ce ne sont pas des choses toujours très drôles. Alors je me permets de les occulter pour l’instant, car elles ne t’apporteraient que des soucis et t’empêcheraient d’employer tes journées à autre chose qu’à bien continuer à grandir et à te renforcer.

  Il est temps pour moi de te laisser. Ta maman est assise à côté de moi, en train de savourer un gros bol de céréales en attendant de pouvoir lire ces quelques lignes.

  Nous, de notre côté, nous attendons tes premiers coups de poings et de tête pour ouvrir la bouteille de champagne qui nous fait de l’œil depuis un bon bout de temps. Ta maman ne trempera que ses lèvres dans ma coupe, mais moi je boirai un bon coup à ta santé, et à notre avenir à tous.

  Je t’embrasse fort, mon beau bébé, nous pensons fort à toi et nous te disons à très vite.

  Bises.

  Papa et maman.

Par Kitouf - Publié dans : Journal d'une vie nouvelle
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Le film hommage de Michaël Jackson, émouvant et vrai. Au-delà du mythe, on y découvre tout simplement un homme passionné par son métier, par son art. Son dernier concert comme si on y était.



Comment passer à côté de ce coffret? 5 albums de Michael Jackson pour une somme (très) modique. Et tant de bons titres qui n'ont toujours pas pris une ride... 



Un Monde Sans Fin, le dernier Ken Follet, une suite plus ou moins éloignée (dans le temps) du célebrissime "Piliers de la terre", mais dont le personnage principal est toujours la cathédrale de Kingsbridge. Personnages à foisons, intrigues, combats, revirements inattendus, tous les ingrédients pour passer un bon et long (1200 pages) moment de lecture.



 

 

 

 

 

 

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